Un récent sondage tentait de déterminer si les Québécois logeaient à gauche où à droite. C’est là une tentative aberrante vouée à l’échec pour la simple raison que les Québécois ignorent le sens et la portée de ces deux concepts. Pas parce qu’ils sont intellectuellement incapables d’en saisir la signification, mais tout simplement parce que ce mode de clivage politique ne fait pas partie du lexique du citoyen moyen au Québec.
En Europe, sans doute, droite et gauche renvoient à des assemblages de valeurs, de visions et de pratiques politiques différentes. Mais pas au Québec. Ce qui ne signifie pas cependant que ces valeurs, ces visions et ces pratiques ne soient pas présentes au Québec. Elles sont là et elles ont toujours été là. Et il est relativement facile de procéder à leur attribution à gauche comme à droite.
Sur le plan des valeurs, par exemple, il est reconnu que la droite privilégie la liberté sous toutes ses formes : de parole, de penser, de culte, d’entreprendre. La liberté individuelle et la responsabilité qui en découle. La liberté politique aussi bien que la liberté économique. Ce qui signifie que, concrètement et logiquement, les gens et les formations de droite vont préférer, devant des problèmes sociétaux, s’en remettre à la responsabilité de l’individu libre plutôt que de recourir à l’intervention étatique. Il s’agit là d’un trait distinctif essentiel de la droite. C’est d’ailleurs sur la base d’un tel critère que je peux affirmer que, personnellement, et après avoir été longtemps social-démocrate, je me situe désormais à droite. Sans honte et sans remords.
Cela ne veut pas dire que les gens et les formations de gauche préconisent la suppression de toute liberté. Sauf les communistes de toutes obédiences. Mais les gens et les formations de gauche vont placer au premier rang des valeurs fondamentales l’égalité plutôt que la liberté. Et pas uniquement l’égalité devant la loi (ce qui va de soi aussi pour la droite), mais l’égalité en matière d’éducation (ce qui conduit au nivellement par le bas), l’égalité en matière de santé (l’égalité de tous dans les files d’attente), en matière de revenu (par le biais d’une fiscalité dite progressive), en matière économique (par la prise en charge de larges secteurs de l’économie par l’État) et en matière sociale (par la redistribution forcée de la richesse).
Quand on jette un regard sur le XXe siècle, on constate que la gauche y a dominé la scène politique en Occident …et même ailleurs. La gauche extrême qui a accouché de l’enfer communiste aussi bien que la gauche social-démocrate qui a donné naissance un peu partout à des États-Providence dispensateurs de faveurs et de bienfaits et qui sont vite devenus gloutons et obèses.
Le Canada et le Québec n’ont pas fait exception. Le Canada d’abord (après la deuxième Guerre Mondiale), et le Québec ensuite (avec la Révolution Tranquille) se sont mis à l’œuvre et ont édifié un État-Providence de nature social-démocrate.
Et ce n’est pas parce qu’au Québec on a pris l’habitude de le désigner sous le nom de « modèle québécois » que notre État-Providence est tellement différent des autres. Comme les autres États-Providence, il est constitué d’un empilement de politiques, de programmes et de structures bureaucratiques financés par une lourde fiscalité et un endettement débridé, le tout visant à implanter l’égalité (parfois au détriment de la liberté). Et cette valorisation de l’égalité aboutit souvent à l’égalitarisme, doctrine sectaire qui nie même les inégalités naturelles de talent, de fortune et de résultats. C’est malheureusement le cas dans bien des systèmes d’éducation…dont le nôtre.
Or, de nos jours, les États-Providence, devenus des États Mammouths, envahissants et lourds, sont en crise et au bord de la faillite. Les dépôts de bilan ont commencé. La Grèce l’a fait. Et maintenant l’Irlande. Le Portugal et l’Espagne devraient suivre. Et la France est sérieusement mal en point. Et le Québec, me direz-vous? Le Québec s’approche du gouffre. Sa dette est colossale. Les déficits budgétaires sont de retour. Sa fiscalité est accablante. Et s’il ne pouvait pas compter annuellement sur 8 milliards de dollars de péréquation (provenant pour l’essentiel de la monstrueuse Alberta), il serait sans nul doute dans le même pétrin que la Grèce et l’Irlande.
Il devient donc évident, dans de telles circonstances, que les idées et les solutions de droite prennent de la valeur. La réduction de la taille de l’État, par exemple, apparait maintenant, pour beaucoup de citoyens, comme un chantier inéluctable. Ils ne sont sans doute pas tous conscients que c’est une opération qui sera douloureuse. Car on ne pourra pas se contenter de bricolage. N’oublions que ça fait 40 ans que nous empruntons pour payer l’épicerie et que, par conséquent, nous vivons au-dessus de nos moyens. Il faudra tailler dans le vif et remettre en question la « générosité » de pans entiers de notre social-démocratie : système de santé, services de garde, assurance parentale.
Concurremment, il faudra lever les obstacles et briser les entraves qui empêchent la création de richesse au Québec. Exemples : les moratoires de tous ordres qui paralysent le développement.
On peut choisir de ne rien faire. Et même de continuer de dévaler la pente du désastre. C’est ce que préconisent les corporatismes syndicaux et la gauche délirante (genre Québec-Solidaire). Ce qui se traduirait par davantage de programmes sociaux et davantage d’impôts. Splendide! Tous égaux au bord du gouffre! Et prêts à plonger!
Pour l’instant, on doit constater qu’il n’y a personne, sur la scène politique, qui pourrait avoir le courage de s’engager dans cette voie éprouvante (Via Dolorosa). Le Parti Libéral, qui devait pourtant entreprendre la réingénierie de l’État, s’est finalement contenté de retouches cosmétiques. Le Parti Québécois, prisonnier de son aile gauche, en est lui aussi bien incapable, malgré ses sursauts d’indignation devant l’énormité de la dette publique et la lourdeur de la fiscalité. Quant au parti ADQ, même s’il a des idées résolument de droite, il n’est manifestement pas en mesure, dans un avenir prévisible, de sortir de la marginalité.
Pour s’extirper de l’impasse, pour de ne pas dire du trou, Les idée et les solutions existent et elles sont bien connues. Et elles sont de droite. C’est le courage politique pour les appliquer qui fait défaut. En fait, je pense qu’il nous faudra être contraint par une conjoncture « à la grecque ou à l’irlandaise » pour bouger. Ça viendra!
Si vous lisez, par exemple, le livre de Joseph Facal, vous arriverez à la conclusion qu’il y a là un programme politique exhaustif permettant de stopper le déclin du peuple québécois. Prenez connaissance surtout des six principes de gouvernance qu’il met de l’avant (entre autres : « réenracinement de la nation québécois dans son expérience historique »; réhabilitation de la « responsabilité individuelle »; un plus grand souci de l’équilibre entre « l’État et le marché ») et des solutions qui en découlent, et vous conclurez qu’il s’agit là d’un programme qui se situe à droite de l’échiquier politique.
Je comprends bien qu’il ne veuille pas qualifier ses propositions comme étant de droite. D’ailleurs, il ne les qualifie pas du tout. Il ne juge pas indispensable de les étiqueter de droite ou de centre gauche, ou de …gauche efficace. Il sait trop bien qu’au Québec le vocable «droite» est considéré comme une vilaine insulte et, dans la nomenklatura syndicaliste, c’est même perçu comme une tare honteuse.
D’ailleurs, on peut fort bien ne pas recourir à ce concept-repoussoir et prendre acte malgré tout que les solutions pour éviter au Québec une banqueroute nationale se trouvent toutes dans l’arsenal doctrinal de la droite. La gauche, face à ce gâchis, est d’une sinistre stérilité, se bornant à rabâcher les mantras étatistes (nouveaux impôts, faire cracher les riches, nouveaux programmes, chromer encore plus les programmes existants).
Le plus tragique dans la situation que nous vivons comme société, c’est qu’il n’y a pas de maîtres d’œuvre pour porter un projet de restauration nationale. Les Québécois le savent bien. C’est ce qui fait qu’un grand nombre se déclarent orphelins politiques et qu’ils répudient en bloc toute la classe politique. D’ailleurs, avez-vous noté que, pour les Québécois, s’exprimant à travers les sondages, et face à toutes les sordides affaires qui moisissent sur la place publique, il n’y a plus des bons et des méchants, des honnêtes et des filous dans la classe politique. Tout le monde est méchant et filou.
Joseph Facal a donné comme sous-titre à son ouvrage : Essai sur la Condition Québécoise. Il faut être un jovialiste impénitent pour ne pas constater que la Condition Québécoise est dans un bien triste état : une identité en péril, un État proche de la faillite, une économie entravée dans son développement, une classe politique discréditée.
Il y a des matins où je me demande si on va s’en sortir…
Jacques Brassard
lundi 29 novembre 2010
samedi 20 novembre 2010
IGNORANCE CRASSE ET PÉTITIONS
IGNORANCE CRASSE
Reynald Du berger, dans un billet sur le blogue Les Analystes, nous renvoie à deux entrevues radiophoniques de lui-même et de Johanne Marcotte avec Benoît Dutrisac. Et il est remarquable comme ce dernier incarne, de façon quasiment exemplaire, en matière de climat, l’ignorance immensément crasse des grandes gueules médiatiques québécoises. C’est vraiment pitoyable!
Ainsi, dans l’échange avec Reynald Du Berger, il confond allégrement pollution et émission de CO2. Quand on est à un pareil stade de confusion conceptuelle, on devine qu’il risque un choc cérébral si on lui dit que le CO2 n’est pas un polluant, mais un gaz inoffensif, non toxique, et essentiel à la vie sur terre. Indispensable aussi au champagne, à la bière et au coca-cola.
M. Du Berger croit que le béotien Dutrisac s’est moqué de lui. Je crois plutôt que son rire tonitruant servait plutôt à camoufler son embarras devant des événements et des réalités dont il n’avait pas la moindre idée avant de parler au géologue à la retraite : le climategate, l’expérience en cours au CERN sur le rôle du rayonnement cosmique dans la formation des nuages en basse altitude, la vapeur d’eau comme principal gaz à effet de serre…
Mais c’est dans l’entrevue avec Johanne Marcotte qu’il se déchaîne! Étalant encore davantage sa suffisance et ses carences en matière de climat. D’abord, il éructe la même menterie-cliché que le gourou Guilbeault à l’effet que je nie le réchauffement climatique. Ce qui est faux. Ce que je mets en doute, c’est le rôle moteur du CO2 émis par l’être humain dans le réchauffement récent. Et je suis loin d’être le seul à douter.
Mais ça arrange bien les anthroporéchauffistes de claironner que nous nions le réchauffement climatique. Ils peuvent alors nous classer comme des « bizarroïdes». C’est ainsi qu’il m’a qualifié. Mais il en remet. Il me traite d’ignare. « Qu’est-ce qu’il connait Brassard sur le climat? » pérore-t-il. Ou mieux encore : «C’est qui, ça, Jacques Brassard? ». J’aime beaucoup le « ça ».
C’est sûr, je ne suis pas un expert du climat. Et je n’ai jamais prétendu l’être. Mais une chose est certaine, j’en connais pas mal plus sur la question que le péteux de broue Dutrisac qui, dans les deux entrevues, exhibe non seulement son ignorance résolument crasse en la matière mais aussi sa pathétique paresse intellectuelle. Mais il peut toujours se consoler, il n’est pas le seul cancre sur le sujet, il y en a toute une tribu dans le monde médiatique québécois. Par exemple, Patrick Lagacé qui, à l’émission de Mario Dumont, proclame que de douter de l’origine humaine du réchauffement, c’est comme nier la loi de la gravitation. Et il ne semblait pas conscient, avec une métaphore aussi outrancière, qu’il se comportait en ignare loufoque.
SUR LES PÉTITIONS
Vous pouvez lire sur mon blogue un commentaire de Daniel Tremblay sur les pétitions mettant en doute l’anthroporéchauffisme.
Évidemment, il cherche à discréditer l’Oregon Petition. C’est compréhensible puisqu’elle compte plus de 30,000 signatures de scientifiques dont au moins 9000 docteurs en science. Mais il le fait en se fondant sur un article qui vise à saper la crédibilité de la pétition à partir d’un échantillon de 30 signataires! M. Tremblay reconnait lui-même que « ce n’est pas très scientifique ». Il a bien raison : 30 signatures sur 30,000, c’est à la fois insignifiant et dérisoire.
Et on comprend pourquoi, chez les anthroporéchauffistes et le haut clergé du GIEC, on s’efforce de déconsidérer l’Oregon Petition. 30,000 signataires, ce n’est pas rien! C’est une preuve incontournable de l’absence de consensus dans la communauté scientifique sur l’origine anthropique du réchauffement récent.
Et il y en a bien d’autres, des pétitions. On peut d’ailleurs retrouver la liste sur l’excellent blogue Pensée unique pour les Scientifiques. Signalons la Déclaration de Manhattan (600 scientifiques), l’Appel de Heildelberg (400 signatures), le rapport minoritaire d’une commission du Sénat américain (700 scientifiques), une lettre au PM Harper demandant un réexamen de la thèses du réchauffement anthropique (60 signataires) et la lettre d’une centaine de savants au Président Obama pour lui dire que le débat sur le climat est loin d’être clos.
Et savez-vous pourquoi j’évoque souvent toutes ces pétitions? Je sais bien tout d’abord qu’il ne faut pas conclure que la vérité scientifique se détermine en obtenant une majorité au sein de la communauté des savants. La vérité scientifique n’a rien à voir avec la démocratie et ses procédures. Il n’y a pas de vote au scrutin secret pour savoir si c’est bien l’homme (et ses émissions de CO2) qui est la cause du réchauffement.
D’ailleurs, dans l’histoire de la science, à de très nombreuses reprises, il s’est avéré que la vérité scientifique s’est retrouvée du côté d’une minorité de savants. Einstein a été longtemps isolé avec sa théorie de la relativité. Et les tenants d’un Univers en expansion furent minoritaires un bon bout de temps. Quant à la tectonique des plaques et la dérive des continents, le concepteur de cette théorie, Wegener, fut longtemps solitaire…ou presque.
On pourrait allonger la liste, mais retenons que même en admettant l’hypothèse soutenue par M. Tremblay, c’est-à-dire qu’il y a une majorité de scientifiques qui adhèrent à la vulgate du GIEC, il serait téméraire de conclure que la vérité scientifique loge à l’enseigne de la grosse patente onusienne.
Ces pétitions démontrent surtout que sur la thèse de la responsabilité humaine du réchauffement, le consensus n’existe pas au sein de la communauté scientifique et que, par conséquent, la vérité scientifique en matière de climat est loin d’être établie.
Et les gratte-papier, les journaleux et les aboyeurs radiophoniques mériteraient davantage le respect s’il cessait de jouer le rôle de laquais flagorneurs et intellectuellement fainéants du clergé écolo et s’il cessait aussi de croupir dans une ignorance immensément crasse.
Jacques Brassard
Reynald Du berger, dans un billet sur le blogue Les Analystes, nous renvoie à deux entrevues radiophoniques de lui-même et de Johanne Marcotte avec Benoît Dutrisac. Et il est remarquable comme ce dernier incarne, de façon quasiment exemplaire, en matière de climat, l’ignorance immensément crasse des grandes gueules médiatiques québécoises. C’est vraiment pitoyable!
Ainsi, dans l’échange avec Reynald Du Berger, il confond allégrement pollution et émission de CO2. Quand on est à un pareil stade de confusion conceptuelle, on devine qu’il risque un choc cérébral si on lui dit que le CO2 n’est pas un polluant, mais un gaz inoffensif, non toxique, et essentiel à la vie sur terre. Indispensable aussi au champagne, à la bière et au coca-cola.
M. Du Berger croit que le béotien Dutrisac s’est moqué de lui. Je crois plutôt que son rire tonitruant servait plutôt à camoufler son embarras devant des événements et des réalités dont il n’avait pas la moindre idée avant de parler au géologue à la retraite : le climategate, l’expérience en cours au CERN sur le rôle du rayonnement cosmique dans la formation des nuages en basse altitude, la vapeur d’eau comme principal gaz à effet de serre…
Mais c’est dans l’entrevue avec Johanne Marcotte qu’il se déchaîne! Étalant encore davantage sa suffisance et ses carences en matière de climat. D’abord, il éructe la même menterie-cliché que le gourou Guilbeault à l’effet que je nie le réchauffement climatique. Ce qui est faux. Ce que je mets en doute, c’est le rôle moteur du CO2 émis par l’être humain dans le réchauffement récent. Et je suis loin d’être le seul à douter.
Mais ça arrange bien les anthroporéchauffistes de claironner que nous nions le réchauffement climatique. Ils peuvent alors nous classer comme des « bizarroïdes». C’est ainsi qu’il m’a qualifié. Mais il en remet. Il me traite d’ignare. « Qu’est-ce qu’il connait Brassard sur le climat? » pérore-t-il. Ou mieux encore : «C’est qui, ça, Jacques Brassard? ». J’aime beaucoup le « ça ».
C’est sûr, je ne suis pas un expert du climat. Et je n’ai jamais prétendu l’être. Mais une chose est certaine, j’en connais pas mal plus sur la question que le péteux de broue Dutrisac qui, dans les deux entrevues, exhibe non seulement son ignorance résolument crasse en la matière mais aussi sa pathétique paresse intellectuelle. Mais il peut toujours se consoler, il n’est pas le seul cancre sur le sujet, il y en a toute une tribu dans le monde médiatique québécois. Par exemple, Patrick Lagacé qui, à l’émission de Mario Dumont, proclame que de douter de l’origine humaine du réchauffement, c’est comme nier la loi de la gravitation. Et il ne semblait pas conscient, avec une métaphore aussi outrancière, qu’il se comportait en ignare loufoque.
SUR LES PÉTITIONS
Vous pouvez lire sur mon blogue un commentaire de Daniel Tremblay sur les pétitions mettant en doute l’anthroporéchauffisme.
Évidemment, il cherche à discréditer l’Oregon Petition. C’est compréhensible puisqu’elle compte plus de 30,000 signatures de scientifiques dont au moins 9000 docteurs en science. Mais il le fait en se fondant sur un article qui vise à saper la crédibilité de la pétition à partir d’un échantillon de 30 signataires! M. Tremblay reconnait lui-même que « ce n’est pas très scientifique ». Il a bien raison : 30 signatures sur 30,000, c’est à la fois insignifiant et dérisoire.
Et on comprend pourquoi, chez les anthroporéchauffistes et le haut clergé du GIEC, on s’efforce de déconsidérer l’Oregon Petition. 30,000 signataires, ce n’est pas rien! C’est une preuve incontournable de l’absence de consensus dans la communauté scientifique sur l’origine anthropique du réchauffement récent.
Et il y en a bien d’autres, des pétitions. On peut d’ailleurs retrouver la liste sur l’excellent blogue Pensée unique pour les Scientifiques. Signalons la Déclaration de Manhattan (600 scientifiques), l’Appel de Heildelberg (400 signatures), le rapport minoritaire d’une commission du Sénat américain (700 scientifiques), une lettre au PM Harper demandant un réexamen de la thèses du réchauffement anthropique (60 signataires) et la lettre d’une centaine de savants au Président Obama pour lui dire que le débat sur le climat est loin d’être clos.
Et savez-vous pourquoi j’évoque souvent toutes ces pétitions? Je sais bien tout d’abord qu’il ne faut pas conclure que la vérité scientifique se détermine en obtenant une majorité au sein de la communauté des savants. La vérité scientifique n’a rien à voir avec la démocratie et ses procédures. Il n’y a pas de vote au scrutin secret pour savoir si c’est bien l’homme (et ses émissions de CO2) qui est la cause du réchauffement.
D’ailleurs, dans l’histoire de la science, à de très nombreuses reprises, il s’est avéré que la vérité scientifique s’est retrouvée du côté d’une minorité de savants. Einstein a été longtemps isolé avec sa théorie de la relativité. Et les tenants d’un Univers en expansion furent minoritaires un bon bout de temps. Quant à la tectonique des plaques et la dérive des continents, le concepteur de cette théorie, Wegener, fut longtemps solitaire…ou presque.
On pourrait allonger la liste, mais retenons que même en admettant l’hypothèse soutenue par M. Tremblay, c’est-à-dire qu’il y a une majorité de scientifiques qui adhèrent à la vulgate du GIEC, il serait téméraire de conclure que la vérité scientifique loge à l’enseigne de la grosse patente onusienne.
Ces pétitions démontrent surtout que sur la thèse de la responsabilité humaine du réchauffement, le consensus n’existe pas au sein de la communauté scientifique et que, par conséquent, la vérité scientifique en matière de climat est loin d’être établie.
Et les gratte-papier, les journaleux et les aboyeurs radiophoniques mériteraient davantage le respect s’il cessait de jouer le rôle de laquais flagorneurs et intellectuellement fainéants du clergé écolo et s’il cessait aussi de croupir dans une ignorance immensément crasse.
Jacques Brassard
vendredi 12 novembre 2010
JEAN-FRANÇOIS LISÉE: UNE INCARNATION DE LA GAUCHE!
Jean-François Lisée est, à n’en pas douter, l’incarnation exemplaire de l’intellectuel de gauche pour qui la droite n’est ni honorable, ni respectable. Depuis la raclée que les Américains ont infligée à son Héros, il ne cesse, dans son blogue, d’user de tous les dispositifs littéraires pour fustiger la droite, cette créature immonde : l’indignation, le sarcasme, la moquerie, le mépris. Son plus récent billet sur le sujet l’illustre à merveille.
D’abord, l’indignation. Non, mais, rendez-vous compte : les Républicains, majoritaires à la Chambre des Représentants, ont l’intention, écrit-il, « de scruter à la loupe, et à la caméra, tout ce qui peut être reproché, sur tous les plans, à l’administration Obama depuis deux ans, y compris la gestion du déversement de BP dans le golfe». Vraiment! Quelle mesquinerie, n’est-ce pas? Et quel sans-gêne! Comment ces ploucs peuvent-ils oser, ne serait-ce qu’un instant, jeter un œil sur l’administration du Grand Homme? Jean-François n’en revient pas!
Il faut prier le Bon Dieu pour qu’ils n’aient pas l’outrecuidance, ces bouseux, de se pencher, par exemple, sur le voyage du Messie en Asie et sur son addition : « Quarante boeing, trois mille invités personnels, six voitures blindées amenées spécialement par avions porteurs (Bush se contentait d’une seule voiture, mais il n’avait pas la prestance ni la décontraction d’Obama), trente quatre vaisseaux de guerre détournés de leurs autres missions pour veiller sur l’Empereur, pardon le Commandant en chef. Rien n’étant trop superbe pour l’Empereur, pardon le Commandant en chef, les six cents chambres et suites et les onze restaurants du Taj Mahal Palace ont été réservés intégralement, ainsi que les trois autres palaces de la ville : les contribuables américains ont de quoi être contents». (Guy Millière, sur le blogue DRZZ)
Si, par malheur, les Républicains commettaient un pareil crime de lèse-majesté (scruter la facture en oubliant certainement la noblesse de la mission présidentielle : dire au monde entier, comme il l’avait fait au Caire, combien l’islam est une religion d’amour et de paix), Jean-François ferait sûrement une mémorable crise d’indignation!
Il me semblait pourtant qu’examiner les dépenses de l’État, c’était là le rôle des élus. Jean-François, lui, considère plutôt qu’il s’agit d’un coup vicieux absolument intolérable. Il faut vraiment que la droite vous donne des crampes aux neurones pour reprocher aux élus…de faire leur boulot!
Sur la question du réchauffement climatique, il a recours à la moquerie et au sarcasme. Chez les intellos de gauche, tourner en ridicule les Américains croyants est un loisir toujours jouissif qui met en relief leur intelligence prééminente. Reconnaissons que de citer la bible n’est pas vraiment un argument scientifique de grande valeur. C’est ce qu’aurait fait un représentant républicain. Mais il est aussi vrai que le fait de brocarder un tel recours intempestif aux Écritures Saintes dispense Jean-François d’analyser les vraies et bonnes raison de jeter à la poubelle le projet de loi d’Obama sur le climat.
Je signale également que je n’ai pas souvenance d’une épitre bien railleuse signée par Jean-François pour tourner en dérision, par exemple, le Déluge prophétisé par le Gourou Al Gore dans son film de propagande. Une hausse de six mètres du niveau des océans pour nous punir de brûler du pétrole afin de faire rouler nos «gros chars». Adieu New-York! Adieu Nouvelle-Orléans! Adieu Bangla-Desh! Adieu les Pays-Bas! Adieu les iles du Pacifique! C’est foutrement plus loufoque que les citations de la bible.
Je n’ai jamais rien lu non plus, sous la plume acide de Jean-François, sur les âneries de Nancy Pelosi, ou les insanités de Michael Moore, ou les divagations de Sean Penn, ou les coups de gueule grossiers de «Rambo» Emmanuel (ex-secrétaire général de la Maison Blanche)).
Non, il semblerait que la bêtise et la connerie soient le monopole de la droite.
Enfin, vous apprendrez que le TGV est un équipement de gauche et l’autoroute, une nuisance de droite!! Jean-François se moque de trois gouverneurs Républicains qui refusent le TGV dans leur État et expriment leur préférence pour l’autoroute.
Les écolos ont incrusté dans le cerveau des gens de gauche la haine de l’auto, « l’autophobie ». Cette merveilleuse invention qu’est l’auto est exécrée par toute la gauche verdoyante. Alors, forcément, ces abrutis de gouverneurs Républicains sont des clowns.
Et ce n’est pas fini. Jean-François va certainement récidiver et continuer à persifler la droite, le Tea Party, et les Républicains (surtout les judéo-chrétiens). Que voulez-vous? La gauche a toujours été convaincue que l’intelligence était son apanage exclusif et qu’elle seule détenait la capacité de décider ce qui est bon et bien pour le peuple. Et si ce dernier s’avisait de penser autrement, ce ne pourrait être que le résultat d’un entendement déficient.
Jacques Brassard
D’abord, l’indignation. Non, mais, rendez-vous compte : les Républicains, majoritaires à la Chambre des Représentants, ont l’intention, écrit-il, « de scruter à la loupe, et à la caméra, tout ce qui peut être reproché, sur tous les plans, à l’administration Obama depuis deux ans, y compris la gestion du déversement de BP dans le golfe». Vraiment! Quelle mesquinerie, n’est-ce pas? Et quel sans-gêne! Comment ces ploucs peuvent-ils oser, ne serait-ce qu’un instant, jeter un œil sur l’administration du Grand Homme? Jean-François n’en revient pas!
Il faut prier le Bon Dieu pour qu’ils n’aient pas l’outrecuidance, ces bouseux, de se pencher, par exemple, sur le voyage du Messie en Asie et sur son addition : « Quarante boeing, trois mille invités personnels, six voitures blindées amenées spécialement par avions porteurs (Bush se contentait d’une seule voiture, mais il n’avait pas la prestance ni la décontraction d’Obama), trente quatre vaisseaux de guerre détournés de leurs autres missions pour veiller sur l’Empereur, pardon le Commandant en chef. Rien n’étant trop superbe pour l’Empereur, pardon le Commandant en chef, les six cents chambres et suites et les onze restaurants du Taj Mahal Palace ont été réservés intégralement, ainsi que les trois autres palaces de la ville : les contribuables américains ont de quoi être contents». (Guy Millière, sur le blogue DRZZ)
Si, par malheur, les Républicains commettaient un pareil crime de lèse-majesté (scruter la facture en oubliant certainement la noblesse de la mission présidentielle : dire au monde entier, comme il l’avait fait au Caire, combien l’islam est une religion d’amour et de paix), Jean-François ferait sûrement une mémorable crise d’indignation!
Il me semblait pourtant qu’examiner les dépenses de l’État, c’était là le rôle des élus. Jean-François, lui, considère plutôt qu’il s’agit d’un coup vicieux absolument intolérable. Il faut vraiment que la droite vous donne des crampes aux neurones pour reprocher aux élus…de faire leur boulot!
Sur la question du réchauffement climatique, il a recours à la moquerie et au sarcasme. Chez les intellos de gauche, tourner en ridicule les Américains croyants est un loisir toujours jouissif qui met en relief leur intelligence prééminente. Reconnaissons que de citer la bible n’est pas vraiment un argument scientifique de grande valeur. C’est ce qu’aurait fait un représentant républicain. Mais il est aussi vrai que le fait de brocarder un tel recours intempestif aux Écritures Saintes dispense Jean-François d’analyser les vraies et bonnes raison de jeter à la poubelle le projet de loi d’Obama sur le climat.
Je signale également que je n’ai pas souvenance d’une épitre bien railleuse signée par Jean-François pour tourner en dérision, par exemple, le Déluge prophétisé par le Gourou Al Gore dans son film de propagande. Une hausse de six mètres du niveau des océans pour nous punir de brûler du pétrole afin de faire rouler nos «gros chars». Adieu New-York! Adieu Nouvelle-Orléans! Adieu Bangla-Desh! Adieu les Pays-Bas! Adieu les iles du Pacifique! C’est foutrement plus loufoque que les citations de la bible.
Je n’ai jamais rien lu non plus, sous la plume acide de Jean-François, sur les âneries de Nancy Pelosi, ou les insanités de Michael Moore, ou les divagations de Sean Penn, ou les coups de gueule grossiers de «Rambo» Emmanuel (ex-secrétaire général de la Maison Blanche)).
Non, il semblerait que la bêtise et la connerie soient le monopole de la droite.
Enfin, vous apprendrez que le TGV est un équipement de gauche et l’autoroute, une nuisance de droite!! Jean-François se moque de trois gouverneurs Républicains qui refusent le TGV dans leur État et expriment leur préférence pour l’autoroute.
Les écolos ont incrusté dans le cerveau des gens de gauche la haine de l’auto, « l’autophobie ». Cette merveilleuse invention qu’est l’auto est exécrée par toute la gauche verdoyante. Alors, forcément, ces abrutis de gouverneurs Républicains sont des clowns.
Et ce n’est pas fini. Jean-François va certainement récidiver et continuer à persifler la droite, le Tea Party, et les Républicains (surtout les judéo-chrétiens). Que voulez-vous? La gauche a toujours été convaincue que l’intelligence était son apanage exclusif et qu’elle seule détenait la capacité de décider ce qui est bon et bien pour le peuple. Et si ce dernier s’avisait de penser autrement, ce ne pourrait être que le résultat d’un entendement déficient.
Jacques Brassard
samedi 6 novembre 2010
LES MENTERIES DU CHAMAN GUILBEAULT
Le Chaman Guilbeault n’en est pas, il est vrai, à sa première manœuvre de désinformation. Il est allé à bonne école : Greenpeace.
À la suite de mon intervention sur le climat, en compagnie de Reynald Du Berger, au colloque du Réseau Liberté-Québec, il a mis en pratique cette technique qui allie menterie et rétention d’information.
D’abord, un gros mensonge pour me discréditer. J’aurais exposé, dit-il, mes «thèses qui nient l’existence des changements climatiques». Ce qui est évidemment faux. Je ne connais personne parmi les sceptiques qui nie les changements climatiques. Le climat de la Terre a toujours changé et il va toujours changer. Par exemple, le Moyen-Âge a connu l’Optimum Médiéval, époque où il faisait plus chaud que maintenant (on a établi des colonies agricoles au Groenland et cultivé la vigne en Angleterre). Plus tard, aux XVII et XVIIIe siècles, Louis XIV et Napoléon I ont dû subir le Petit Âge Glaciaire qui a pris fin autour de 1850 (la Seine gelait très souvent et plusieurs famines ont accablé les peuples à la suite de mauvaises récoltes).
Autre exemple : le XXe siècle a connu trois phases climatiques : une période chaude du début du siècle jusqu’en 1940; une période froide de 1940 à 1975; et une autre période chaude de 1965 à 2000.
Et depuis 1998, le réchauffement s’est arrêté et la température globale de la Terre a commencé à fléchir de sorte que plusieurs climatologues nous annoncent une période froide d’une trentaine d’années.
Donc, prétendre que les sceptiques (dont je suis) nient les changements climatiques est une grossière menterie dans le seul but de nous faire passer pour des hurluberlus.
C’est un mensonge de même nature que profère le Grand Chaman d’Équiterre quand il traite les sceptiques (tels Claude Allègre, Vincent Courtillot, Richard Lindzen, Fred Singer et bien d’autres) de «négationnistes des changements climatiques». Je le répète, aucun sceptique ne nie les changements climatiques.
Mais en nous affublant de l’étiquette de «négationniste», le Chaman Guilbeault dévoile toute la bassesse de ses attaques vicieuses. Car en utilisant le mot qui sert à désigner ceux qui nient l’existence de l’Holocauste et des chambres à gaz pour qualifier ceux qui doutent, non pas des changements climatiques, mais de la théorie du réchauffement d’origine anthropique, le perfide Chaman vise à faire passer le scepticisme climatique pour un horrible et impardonnable crime. Je le dis sans ambages, c’est là une manœuvre de caniveau franchement dégueulasse!
Après les menteries, la désinformation déchaînée! Le Chaman Guilbeault évoque le rapport de l’Académie des Sciences (France) pour affirmer qu’il soutient la thèse du GIEC (réchauffement du à l’homme) et condamne sans appel la position des sceptiques. C’est vraiment «tourner les coins ronds» et amocher durement la vérité.
Le rapport de l’Académie ne compte qu’une douzaine de pages. Il est donc important de le lire au complet. Pas juste un paragraphe comme le fait le Chaman.
Bien sûr, le rapport affirme que le taux de CO2 a augmenté. Tout le monde l’admet. Et l’augmentation récente résulte pour une bonne part des activités humaines. Même les sceptiques le reconnaissent. Il est vrai qu’ensuite l’Académie semble prendre parti pour le réchauffisme anthropique en affirmant « que cette augmentation (du réchauffement de 1975 à 2003) est principalement due à l’augmentation de la concentration de CO2 dans l’atmosphère». Ne s’en tenant qu’à ce paragraphe, les gratte-papier paresseux (pas foutus de lire un texte de 12 pages) et les réchauffistes de tout acabit (comme le Chaman Guilbeault) se sont mis à claironner que les sceptiques avaient été désavoués et laminés.
C’est oublier le recensement fait par l’Académie des incertitudes qui affectent la science climatique.
Par exemple : «tous les mécanismes de transmission et d’amplification du forçage solaire et, en particulier, de l’activité solaire ne sont pas encore bien compris».
L’Académie signale également que le rôle régulateur des océans «est encore insuffisamment connu». Il en est de même des rétroactions consécutives à la hausse du taux de CO2 (positives où négatives?) qui font « l’objet de débats au sein de la communauté des climatologues».
Le rôle des nuages et de la vapeur d’eau (le principal gaz à effet de serre) est aussi mal connu.
En fait, la liste des incertitudes est telle que la conclusion s’impose d’elle-même : le débat scientifique est loin d’être clos. La science climatique est loin d’être établie. Et les incertitudes et les limitations sont si nombreuses que la modélisation du climat, visant à prédire les températures du futur, est d’une fiabilité tellement faible que les scénarios d’augmentation de températures sur cent ans pondus par les ordinateurs sont nuls et non avenus.
D’autre part, Vincent Bénard du blogue Objectif Liberté, met en lumière une contradiction dans la conclusion du rapport de l’Académie.
«Malgré l’abondance des incertitudes décrites dans le rapport, écrit-il, l’augmentation de la température moyenne de 1975 à 2003 est imputée au CO2 dans la conclusion, sans que le rapport n’apporte la moindre explication sur la baisse des températures de 1945 à 1975 ou sur le plateau observé depuis 2003, et ce alors que les émissions et la concentration de CO2 augmentaient à ces périodes de la même façon qu’entre 1975 et 2003.
Si le CO2 est le principal vecteur d’augmentation des températures, comment expliquer que la corrélation ne soit valide qu’entre 1975 et 2003? Il y a là une incohérence majeure.
Il eu été plus précis d’ajouter que les variations de tendance entre 1945 et 75, 75 et 2003, puis 2003 et 2010, alors que la concentration de CO2 a augmenté quasi-linéairement dans cette période, indiquent que l’on ne sait pas déterminer avec précision quelle est l’importance de la concentration du CO2 vis-à-vis des autres paramètre dans les variations de la température».
Et je me permets de prendre à mon compte la conclusion de Jean-Michel Bélouve dans son analyse du rapport.
« Ce qui apparait avec évidence au lecteur attentif de ce rapport, écrit-il, c’est que la somme des incertitudes est telle qu’on ne peut considérer comme science avérée les théories professes par le GIEC. Et que les critiques de personnalités telles Claude Allègre et Vincent Courtillot ne sont aucunement réfutées par le travail de l’Académie, quand bien même on ne saurait affirmer que tous les arguments de ces deux climato-sceptiques sont irréfutables. Le champ de l’incertitude reste ample, et les décisions politiques qui se prennent en fonction des propositions du GIEC sont bien téméraires.»
Malheureusement, la preuve est faite encore une fois qu’on peut compter sur la paresse intellectuelle et le parti-pris idéologique des plumitifs médiatiques et des chamans écolo-réchauffistes pour poursuivre la besogne d’endoctrinement et de désinformation en matière de climat.
Jacques Brassard
PS : Le grand Maître à Penser régional, Claude Villeneuve, y est allé d’une autre remontrance bien sentie adressée aux «deux ténors locaux» (c’est moi et Reynald Du Berger) qui sont intervenus au colloque du Réseau Liberté-Québec. Parlant des climato-sceptiques, il plastronne en proclamant que «leurs arguments et hypothèses tombent à plat lorsqu’on les confronte à la littérature scientifique la plus récente». Ce qu’il peut être pédant et prétentieux! «Je n’y ai pas trouvé grand-chose, pérore-t-il. Pas un article scientifique sérieux; on m’a montré seulement des papiers non publiés ou cités hors contexte, des blogues et des sites internet.» Ce bachelier en biologie se prend vraiment pour un Potentat de la science infuse!
Je ne mentionnerai qu’un seul blogue en guise de réplique. C’est celui de Jacques Duran qu’on peut visiter en tapant sur Google : Pensée unique pour les scientifiques. Jacques Duran est docteur en sciences physiques de l’université Pierre et Marie Curie. Il fut longtemps directeur de recherche 1ère classe au CNRS (Conseil National de la Recherche Scientifique de France). Et vous pouvez le vérifier, chacun de ses textes s’appuie sur un ou plusieurs articles publiés dans des revues scientifiques de renom. Je doute que le Pontife climatique de l’UQUAC ose fréquenter ce site d’une grande qualité scientifique car il doit craindre que soient ébranlées ses belles certitudes.
Vous savez, la grande différence entre Sire Villeneuve et moi, c’est que, moi, je sais que je ne suis pas climatologue; lui, il ne l’est pas non plus, mais il pense l’être!
À la suite de mon intervention sur le climat, en compagnie de Reynald Du Berger, au colloque du Réseau Liberté-Québec, il a mis en pratique cette technique qui allie menterie et rétention d’information.
D’abord, un gros mensonge pour me discréditer. J’aurais exposé, dit-il, mes «thèses qui nient l’existence des changements climatiques». Ce qui est évidemment faux. Je ne connais personne parmi les sceptiques qui nie les changements climatiques. Le climat de la Terre a toujours changé et il va toujours changer. Par exemple, le Moyen-Âge a connu l’Optimum Médiéval, époque où il faisait plus chaud que maintenant (on a établi des colonies agricoles au Groenland et cultivé la vigne en Angleterre). Plus tard, aux XVII et XVIIIe siècles, Louis XIV et Napoléon I ont dû subir le Petit Âge Glaciaire qui a pris fin autour de 1850 (la Seine gelait très souvent et plusieurs famines ont accablé les peuples à la suite de mauvaises récoltes).
Autre exemple : le XXe siècle a connu trois phases climatiques : une période chaude du début du siècle jusqu’en 1940; une période froide de 1940 à 1975; et une autre période chaude de 1965 à 2000.
Et depuis 1998, le réchauffement s’est arrêté et la température globale de la Terre a commencé à fléchir de sorte que plusieurs climatologues nous annoncent une période froide d’une trentaine d’années.
Donc, prétendre que les sceptiques (dont je suis) nient les changements climatiques est une grossière menterie dans le seul but de nous faire passer pour des hurluberlus.
C’est un mensonge de même nature que profère le Grand Chaman d’Équiterre quand il traite les sceptiques (tels Claude Allègre, Vincent Courtillot, Richard Lindzen, Fred Singer et bien d’autres) de «négationnistes des changements climatiques». Je le répète, aucun sceptique ne nie les changements climatiques.
Mais en nous affublant de l’étiquette de «négationniste», le Chaman Guilbeault dévoile toute la bassesse de ses attaques vicieuses. Car en utilisant le mot qui sert à désigner ceux qui nient l’existence de l’Holocauste et des chambres à gaz pour qualifier ceux qui doutent, non pas des changements climatiques, mais de la théorie du réchauffement d’origine anthropique, le perfide Chaman vise à faire passer le scepticisme climatique pour un horrible et impardonnable crime. Je le dis sans ambages, c’est là une manœuvre de caniveau franchement dégueulasse!
Après les menteries, la désinformation déchaînée! Le Chaman Guilbeault évoque le rapport de l’Académie des Sciences (France) pour affirmer qu’il soutient la thèse du GIEC (réchauffement du à l’homme) et condamne sans appel la position des sceptiques. C’est vraiment «tourner les coins ronds» et amocher durement la vérité.
Le rapport de l’Académie ne compte qu’une douzaine de pages. Il est donc important de le lire au complet. Pas juste un paragraphe comme le fait le Chaman.
Bien sûr, le rapport affirme que le taux de CO2 a augmenté. Tout le monde l’admet. Et l’augmentation récente résulte pour une bonne part des activités humaines. Même les sceptiques le reconnaissent. Il est vrai qu’ensuite l’Académie semble prendre parti pour le réchauffisme anthropique en affirmant « que cette augmentation (du réchauffement de 1975 à 2003) est principalement due à l’augmentation de la concentration de CO2 dans l’atmosphère». Ne s’en tenant qu’à ce paragraphe, les gratte-papier paresseux (pas foutus de lire un texte de 12 pages) et les réchauffistes de tout acabit (comme le Chaman Guilbeault) se sont mis à claironner que les sceptiques avaient été désavoués et laminés.
C’est oublier le recensement fait par l’Académie des incertitudes qui affectent la science climatique.
Par exemple : «tous les mécanismes de transmission et d’amplification du forçage solaire et, en particulier, de l’activité solaire ne sont pas encore bien compris».
L’Académie signale également que le rôle régulateur des océans «est encore insuffisamment connu». Il en est de même des rétroactions consécutives à la hausse du taux de CO2 (positives où négatives?) qui font « l’objet de débats au sein de la communauté des climatologues».
Le rôle des nuages et de la vapeur d’eau (le principal gaz à effet de serre) est aussi mal connu.
En fait, la liste des incertitudes est telle que la conclusion s’impose d’elle-même : le débat scientifique est loin d’être clos. La science climatique est loin d’être établie. Et les incertitudes et les limitations sont si nombreuses que la modélisation du climat, visant à prédire les températures du futur, est d’une fiabilité tellement faible que les scénarios d’augmentation de températures sur cent ans pondus par les ordinateurs sont nuls et non avenus.
D’autre part, Vincent Bénard du blogue Objectif Liberté, met en lumière une contradiction dans la conclusion du rapport de l’Académie.
«Malgré l’abondance des incertitudes décrites dans le rapport, écrit-il, l’augmentation de la température moyenne de 1975 à 2003 est imputée au CO2 dans la conclusion, sans que le rapport n’apporte la moindre explication sur la baisse des températures de 1945 à 1975 ou sur le plateau observé depuis 2003, et ce alors que les émissions et la concentration de CO2 augmentaient à ces périodes de la même façon qu’entre 1975 et 2003.
Si le CO2 est le principal vecteur d’augmentation des températures, comment expliquer que la corrélation ne soit valide qu’entre 1975 et 2003? Il y a là une incohérence majeure.
Il eu été plus précis d’ajouter que les variations de tendance entre 1945 et 75, 75 et 2003, puis 2003 et 2010, alors que la concentration de CO2 a augmenté quasi-linéairement dans cette période, indiquent que l’on ne sait pas déterminer avec précision quelle est l’importance de la concentration du CO2 vis-à-vis des autres paramètre dans les variations de la température».
Et je me permets de prendre à mon compte la conclusion de Jean-Michel Bélouve dans son analyse du rapport.
« Ce qui apparait avec évidence au lecteur attentif de ce rapport, écrit-il, c’est que la somme des incertitudes est telle qu’on ne peut considérer comme science avérée les théories professes par le GIEC. Et que les critiques de personnalités telles Claude Allègre et Vincent Courtillot ne sont aucunement réfutées par le travail de l’Académie, quand bien même on ne saurait affirmer que tous les arguments de ces deux climato-sceptiques sont irréfutables. Le champ de l’incertitude reste ample, et les décisions politiques qui se prennent en fonction des propositions du GIEC sont bien téméraires.»
Malheureusement, la preuve est faite encore une fois qu’on peut compter sur la paresse intellectuelle et le parti-pris idéologique des plumitifs médiatiques et des chamans écolo-réchauffistes pour poursuivre la besogne d’endoctrinement et de désinformation en matière de climat.
Jacques Brassard
PS : Le grand Maître à Penser régional, Claude Villeneuve, y est allé d’une autre remontrance bien sentie adressée aux «deux ténors locaux» (c’est moi et Reynald Du Berger) qui sont intervenus au colloque du Réseau Liberté-Québec. Parlant des climato-sceptiques, il plastronne en proclamant que «leurs arguments et hypothèses tombent à plat lorsqu’on les confronte à la littérature scientifique la plus récente». Ce qu’il peut être pédant et prétentieux! «Je n’y ai pas trouvé grand-chose, pérore-t-il. Pas un article scientifique sérieux; on m’a montré seulement des papiers non publiés ou cités hors contexte, des blogues et des sites internet.» Ce bachelier en biologie se prend vraiment pour un Potentat de la science infuse!
Je ne mentionnerai qu’un seul blogue en guise de réplique. C’est celui de Jacques Duran qu’on peut visiter en tapant sur Google : Pensée unique pour les scientifiques. Jacques Duran est docteur en sciences physiques de l’université Pierre et Marie Curie. Il fut longtemps directeur de recherche 1ère classe au CNRS (Conseil National de la Recherche Scientifique de France). Et vous pouvez le vérifier, chacun de ses textes s’appuie sur un ou plusieurs articles publiés dans des revues scientifiques de renom. Je doute que le Pontife climatique de l’UQUAC ose fréquenter ce site d’une grande qualité scientifique car il doit craindre que soient ébranlées ses belles certitudes.
Vous savez, la grande différence entre Sire Villeneuve et moi, c’est que, moi, je sais que je ne suis pas climatologue; lui, il ne l’est pas non plus, mais il pense l’être!
vendredi 5 novembre 2010
BLOC-NOTES SUR LA GAUCHE ÉCOLO-BOBO-CAVIAR
Le tsunami Républicain
Dans mon billet précédent, je me suis amusé à jouer à l’astrologue. Ce qui n’était pas bien difficile. Prévoir un raz-de-marée Républicain aux élections de mi-mandat aux États-Unis ne requerrait certes pas de fouiller dans les entrailles d’un poulet. Même nos outrecuidants et hautains écolo-bobos de la gauche québécoise l’avaient anticipé.
Mais j’ai surtout visé juste en prédisant que tous ces prétentiards allaient expliquer la défaite cinglante d’Obama par une ruée inopportune vers les urnes des dégénérés de l’Amérique profonde.
Je ne me suis pas trompé. Il fallait écouter le quatuor de Maîtres à penser que RDI avait sélectionné pour se rendre compte que les Américains venaient de commettre un crime abominable en désavouant le Génie du Potomac. C’était délirant!
D’abord, on a longuement fredonné la plus vieille rengaine de la démagogie démocratique, celle qui consiste à faire retomber la faute sur le gouvernement précédent : «C’est la faute de Bush!». Comme c’est réconfortant! Vous comprenez : si Obama est dans la bouse jusqu’à la racine des cheveux, c’est la faute de Bush! C’était pathétique à regarder! Un panel de la Gauche Démocrate!
En fait, la gogôche, au Québec et ailleurs, ne peut pas tolérer qu’on mette le moindrement en doute l’endettement gigantesque et les déficits abyssaux comme méthode de sortie de crise. Pour nos experts patentés et pour une grande partie de la classe politique occidentale, c’est la seule et unique façon de réagir à une crise économique. Or, les Américains, majoritairement, et sans équivoque, ont rejeté cette méthode et ont, à la première occasion, répudié celui qui l’a appliquée avec démesure et un néfaste entêtement idéologique.
La gauche et tous ses interprètes médiatiques ont aussi trouvé inconcevable que les Américains, majoritairement, ne veulent pas d’un régime de santé étatique, bureaucratique et fort coûteux. Comment ces abrutis ne peuvent-ils pas tomber en pâmoison admirative devant notre magnifique système public de santé avec ses longues files d’attente, ses engorgements et ses coûts astronomiques? Pour nos doctes experts, ça dépasse l’entendement!
Un autre argument, qui était parfaitement prévisible de la part de la gauche caviar qui domine dans les médias (surtout Radio-Canada) et les universités, consiste à traiter les Tea parties comme des demeurés incultes et contaminés par le racisme. C’est la voie empruntée par Richard Martineau dans le Journal de Québec, mercredi, le 3 novembre. Toute sa chronique porte sur le thème : le sublime Obama a été humilié par des Caves. C’est simple, c’est limpide et ça donne la nausée, nous explique Martineau : les Américains sont des Caves inaptes à comprendre l’immense intelligence et la grandeur messianique de leur Président. Il lui arrive donc, de temps en temps, à ce cher Martineau, de revenir se blottir dans le réconfortant giron idéologique de la Gauche, bon chic, bon genre.
Mais le dégoût est à son maximum quand il s’agit d’épiloguer sur le Tea Party. On en fait un épouvantail immonde. On lui accole les qualificatifs d’ultra, d’extrémiste, de radical, de raciste. Des ultra-conservateurs! Comme c’est ignoble, n’est-ce pas? On se refuse à voir dans ce mouvement (conservateur, il est vrai) une volonté proclamée de revenir aux principes fondateurs de la Constitution : liberté, responsabilité individuelle, limitation de l’interventionnisme étatique, refus de toute forme de collectivisme, rejet du relativisme moral. Et quand nos «progressistes» tiennent compte de cette vision affichée, c’est pour se moquer de la ringardise et du ridicule (selon eux) de pareilles convictions.
« Et si la vraie raison (du désaveu d’Obama), écrit Luc Rosenzweig, ancien journaliste du Monde, était tout simplement que la majorité des Américains trouvent que Barak Obama est un mauvais Président?...Et maintenant que va-t-il faire? Que sera sa vie? Ses amis démocrates se plaisent à évoquer le scénario de Clinton, étrillé aux midterm de 1994, et réélu triomphalement en 1996. Peut-être, mais peu probable, à moins que l’on assiste à une rapide amélioration de la situation économique. Tout d’abord une nécessaire lapalissade :Obama n’est pas Clinton et ne dispose pas de la souplesse idéologique de l’ancien président. Ensuite son «recentrage» nécessaire pour cogérer avec une Chambre hostile et un Sénat dont il faudra ménager les Démocrates conservateurs peut brouiller définitivement son image et lui aliéner les «liberals». Ce sont eux, d’ailleurs, qui ont causé la défaite d’Al Gore en 2000, en dispersant leurs voix sur le candidat «de gauche», Ralph Nader. Enfin, quoi que puissent penser nos commentateurs patentés, les Républicains ne sont pas des buses. Ils ont tiré les leçons de 1996, et ne laisseront pas Obama leur faire porter le chapeau des décisions politiques impopulaires comme Clinton le fit avec succès aux dépens de Newt Gringrich, le président républicain de la Chambre…»
Voilà une analyse pas mal plus lucide que les tirades fielleuses et les vilaines caricatures qui sont éructées par nos journaleux et gazetiers de gauche.
Et la réaction d’Obama était, elle aussi, on ne peut plus prévisible. «Il ne s’attendait pas à semblable résistance, non, il ne s’attendait pas aux tea parties, écrit Guy Mililère, un intellectuel français, conservateur sans doute, mais un connaisseur de l’Amérique. Il mise tout désormais sur le premier mardi de novembre dans deux ans, et entend tout à la fois pousser les Républicains à la faute, et s’attribuer les bénéfices de tout résultat qui s’avérerait positif. Son discours et sa conférence de presse le 3 novembre ne peuvent tromper personne : les Américains sont impatients et frustrés de ne pas voir encore de résultats, a-t-il dit. C’est faux : les Américains ne veulent pas de la politique menée. Et discernent que la situation actuelle est le résultat de cette politique. Les Américains n’ont pas encore compris, a-t-il ajouté. C’est faux encore. Les Américains, en leur majorité, ont très bien compris. Ils ont tellement bien compris qu’ils ont voté pour dire «non». Et ils attendent des Républicains qu’ils inversent la tendance, et arrêtent le train fou lancé par Obama. Obama a précisé qu’il était prêt à travailler avec les Républicains. C’est faux, toujours : ou disons qu’il est prêt à travailler avec les Républicains comme un chasseur est prêt à travailler avec ce qu’il espère être sa proie. Aux Républicains de ne pas être la proie, et de montrer au chasseur que sa poudre est humide et sent le moisi.»
Un tel point de vue n’est pas très…«radio-canadien»…ni très «Devoir», mais il nous permet d’oublier un peu les jacasseries de la gauche intello-bobo.
Jacques Brassard
Les menteries du Chaman Guilbeault (à venir)
Dans mon billet précédent, je me suis amusé à jouer à l’astrologue. Ce qui n’était pas bien difficile. Prévoir un raz-de-marée Républicain aux élections de mi-mandat aux États-Unis ne requerrait certes pas de fouiller dans les entrailles d’un poulet. Même nos outrecuidants et hautains écolo-bobos de la gauche québécoise l’avaient anticipé.
Mais j’ai surtout visé juste en prédisant que tous ces prétentiards allaient expliquer la défaite cinglante d’Obama par une ruée inopportune vers les urnes des dégénérés de l’Amérique profonde.
Je ne me suis pas trompé. Il fallait écouter le quatuor de Maîtres à penser que RDI avait sélectionné pour se rendre compte que les Américains venaient de commettre un crime abominable en désavouant le Génie du Potomac. C’était délirant!
D’abord, on a longuement fredonné la plus vieille rengaine de la démagogie démocratique, celle qui consiste à faire retomber la faute sur le gouvernement précédent : «C’est la faute de Bush!». Comme c’est réconfortant! Vous comprenez : si Obama est dans la bouse jusqu’à la racine des cheveux, c’est la faute de Bush! C’était pathétique à regarder! Un panel de la Gauche Démocrate!
En fait, la gogôche, au Québec et ailleurs, ne peut pas tolérer qu’on mette le moindrement en doute l’endettement gigantesque et les déficits abyssaux comme méthode de sortie de crise. Pour nos experts patentés et pour une grande partie de la classe politique occidentale, c’est la seule et unique façon de réagir à une crise économique. Or, les Américains, majoritairement, et sans équivoque, ont rejeté cette méthode et ont, à la première occasion, répudié celui qui l’a appliquée avec démesure et un néfaste entêtement idéologique.
La gauche et tous ses interprètes médiatiques ont aussi trouvé inconcevable que les Américains, majoritairement, ne veulent pas d’un régime de santé étatique, bureaucratique et fort coûteux. Comment ces abrutis ne peuvent-ils pas tomber en pâmoison admirative devant notre magnifique système public de santé avec ses longues files d’attente, ses engorgements et ses coûts astronomiques? Pour nos doctes experts, ça dépasse l’entendement!
Un autre argument, qui était parfaitement prévisible de la part de la gauche caviar qui domine dans les médias (surtout Radio-Canada) et les universités, consiste à traiter les Tea parties comme des demeurés incultes et contaminés par le racisme. C’est la voie empruntée par Richard Martineau dans le Journal de Québec, mercredi, le 3 novembre. Toute sa chronique porte sur le thème : le sublime Obama a été humilié par des Caves. C’est simple, c’est limpide et ça donne la nausée, nous explique Martineau : les Américains sont des Caves inaptes à comprendre l’immense intelligence et la grandeur messianique de leur Président. Il lui arrive donc, de temps en temps, à ce cher Martineau, de revenir se blottir dans le réconfortant giron idéologique de la Gauche, bon chic, bon genre.
Mais le dégoût est à son maximum quand il s’agit d’épiloguer sur le Tea Party. On en fait un épouvantail immonde. On lui accole les qualificatifs d’ultra, d’extrémiste, de radical, de raciste. Des ultra-conservateurs! Comme c’est ignoble, n’est-ce pas? On se refuse à voir dans ce mouvement (conservateur, il est vrai) une volonté proclamée de revenir aux principes fondateurs de la Constitution : liberté, responsabilité individuelle, limitation de l’interventionnisme étatique, refus de toute forme de collectivisme, rejet du relativisme moral. Et quand nos «progressistes» tiennent compte de cette vision affichée, c’est pour se moquer de la ringardise et du ridicule (selon eux) de pareilles convictions.
« Et si la vraie raison (du désaveu d’Obama), écrit Luc Rosenzweig, ancien journaliste du Monde, était tout simplement que la majorité des Américains trouvent que Barak Obama est un mauvais Président?...Et maintenant que va-t-il faire? Que sera sa vie? Ses amis démocrates se plaisent à évoquer le scénario de Clinton, étrillé aux midterm de 1994, et réélu triomphalement en 1996. Peut-être, mais peu probable, à moins que l’on assiste à une rapide amélioration de la situation économique. Tout d’abord une nécessaire lapalissade :Obama n’est pas Clinton et ne dispose pas de la souplesse idéologique de l’ancien président. Ensuite son «recentrage» nécessaire pour cogérer avec une Chambre hostile et un Sénat dont il faudra ménager les Démocrates conservateurs peut brouiller définitivement son image et lui aliéner les «liberals». Ce sont eux, d’ailleurs, qui ont causé la défaite d’Al Gore en 2000, en dispersant leurs voix sur le candidat «de gauche», Ralph Nader. Enfin, quoi que puissent penser nos commentateurs patentés, les Républicains ne sont pas des buses. Ils ont tiré les leçons de 1996, et ne laisseront pas Obama leur faire porter le chapeau des décisions politiques impopulaires comme Clinton le fit avec succès aux dépens de Newt Gringrich, le président républicain de la Chambre…»
Voilà une analyse pas mal plus lucide que les tirades fielleuses et les vilaines caricatures qui sont éructées par nos journaleux et gazetiers de gauche.
Et la réaction d’Obama était, elle aussi, on ne peut plus prévisible. «Il ne s’attendait pas à semblable résistance, non, il ne s’attendait pas aux tea parties, écrit Guy Mililère, un intellectuel français, conservateur sans doute, mais un connaisseur de l’Amérique. Il mise tout désormais sur le premier mardi de novembre dans deux ans, et entend tout à la fois pousser les Républicains à la faute, et s’attribuer les bénéfices de tout résultat qui s’avérerait positif. Son discours et sa conférence de presse le 3 novembre ne peuvent tromper personne : les Américains sont impatients et frustrés de ne pas voir encore de résultats, a-t-il dit. C’est faux : les Américains ne veulent pas de la politique menée. Et discernent que la situation actuelle est le résultat de cette politique. Les Américains n’ont pas encore compris, a-t-il ajouté. C’est faux encore. Les Américains, en leur majorité, ont très bien compris. Ils ont tellement bien compris qu’ils ont voté pour dire «non». Et ils attendent des Républicains qu’ils inversent la tendance, et arrêtent le train fou lancé par Obama. Obama a précisé qu’il était prêt à travailler avec les Républicains. C’est faux, toujours : ou disons qu’il est prêt à travailler avec les Républicains comme un chasseur est prêt à travailler avec ce qu’il espère être sa proie. Aux Républicains de ne pas être la proie, et de montrer au chasseur que sa poudre est humide et sent le moisi.»
Un tel point de vue n’est pas très…«radio-canadien»…ni très «Devoir», mais il nous permet d’oublier un peu les jacasseries de la gauche intello-bobo.
Jacques Brassard
Les menteries du Chaman Guilbeault (à venir)
jeudi 28 octobre 2010
RETOUR DE L'ANTIAMÉRICANISME
Je ne vous fais pas une grande prédiction en vous disant que, le 2 novembre prochain, Barak Hussein Obama va subir une sacrée dégelée aux élections de mi-mandat. Les Républicains devraient redevenir majoritaires à la Chambre des Représentants et gagner des sièges au Sénat. Tous les sondages l’indiquent et le niveau de réprobation très élevé dans l’opinion américaine envers les politiques furieusement étatistes du Président annonce également une débâcle électorale pour les Démocrates.
Rendez-vous compte? Le Messie est redevenu (et assez vite) une être humain! Et les Américains, mécontents et insatisfaits de l’interventionnisme débridé de l’administration Obama, effrayés par l’ampleur de la dette publique et des déficits budgétaires, parfaitement conscients que les plans de relance extrêmement coûteux n’ont pas résolu la crise, s’apprêtent à enlever au Sauveur de la Nation sa majorité au Congrès.
«Les militants du Tea Party, écrit Sébastien Castillon, de la Menapress, incarnent une particularité américaine qui n’a presque pas d’équivalent en Europe (j’ajouterais au Québec aussi) : l’existence d’une part importante de la population qui est convaincue que la politique et le gouvernement ne sont pas la solution; que l’objectif des citoyens doit être de tenir les hommes politiques à l’écart de leur vie et non de leur extraire des avantages supplémentaires; et que l’on sort d’une crise par le travail et l’épargne, non par la redistribution et l’impulsion publique. En temps normal, ces Américains ne sont logiquement pas impliqués en politique, puisqu’ils considèrent que le rôle de la politique doit être limité autant que possible. Il aura fallu, pour en faire des militants, que le Président Obama et le Congrès Démocrate commencent à mettre en œuvre, agressivement, une philosophie politique opposée à la leur : une doctrine qui veut que le gouvernement est la solution à tous les problèmes et que l’on peut sortir d’une crise par la nationalisation de secteurs entiers de l’économie (santé, automobile), la multiplication du nombre de fonctionnaires, l’augmentation de la dette publique et la redistribution des revenus.»
Dans de telles circonstances, c’est-à-dire une défaite cinglante du Messie, attendez-vous à voir réapparaître, dans le monde médiatique, l’indestructible antiaméricanisme de la gauche. Surveillez bien les commentaires le soir du scrutin et lisez bien la prose pleine de dépit et de mépris des chroniqueurs parentés.
Toute cette glose macérant dans l’amertume tentera de répondre à l’horrible question suivante : Comment les Américains ont-ils pu oser déboulonner la statue du Rédempteur? Pourquoi un tel manque de savoir-vivre? Et la réponse est bien connue (elle a déjà été servie lors de la réélection de George W. Bush) : c’est, nous dira-t-on, le retour, sur la place publique, et le triomphe des abrutis et des tarés de l’Amérique profonde (profond dans le sens de «trou perdu peuplé de crétins racistes») qui n’ont pas compris le transcendant message du Sauveur!
Ce n’est absolument pas (ben voyons donc) parce qu’Hussein Obama leur a foutu sur le dos une dette colossale pour financer un plan de relance qui n’a donné aucun fruit;
Ce n’est absolument pas parce qu’Obama n’a pas réussi à faire baisser le taux de chômage sous la barre de 10% (quand même!);
Ce n’est sûrement pas parce qu’il a réussi, en maquignonnant à fond, à obtenir de justesse l’adoption par le Congrès d’un régime de santé bureaucratique et ruineux (alors que plus de 80% des Américains étaient satisfaits de leur système de santé);
Ce n’est sûrement pas parce que, sur la scène internationale, il a multiplié les courbettes obséquieuses devant les despotes de la Planète;
Ce n’est certes pas parce que, à toutes fins pratiques, il a décidé de laisser le régime totalitaire des mollahs se doter de l’arme nucléaire;
Ce n’est absolument pas parce que son aversion pour Israël, la seule vraie démocratie du Moyen-Orient, lui inspire des manœuvres et des pressions insoutenables sur l’État Hébreu alors qu’il est tout en gentillesse et en mollesse à l’égard de l’islamisme.
Non, ce n’est pas du tout pour ces raisons que les électeurs américains vont récuser la vision du Grand Timonier de Washington. Bien sûr que non! Nos scribes et nos experts vont nous expliquer en long et en large que les citoyens américains sont trop gnochons et trop morons pour apprécier et comprendre la grandeur, la clairvoyance et la sublimité du Génie du Potomac!
Moi, le 2 novembre au soir, je vais me réjouir que les gnochons et les morons de la «profonde Amérique» aient décidé de rogner les ailes du Parangon de la Maison Blanche! Il sera moins nuisible. Et je suis à peu près certain que, dans deux ans, ils vont le renvoyer à Chicago.
Et à partir de là, un grand débat va s’enclencher aux États-Unis pour déterminer qui, de Jimmy Carter ou de Barak Hussein Obama, aura été le plus mauvais Président de l’histoire contemporaine.
Jacques Brassard
Rendez-vous compte? Le Messie est redevenu (et assez vite) une être humain! Et les Américains, mécontents et insatisfaits de l’interventionnisme débridé de l’administration Obama, effrayés par l’ampleur de la dette publique et des déficits budgétaires, parfaitement conscients que les plans de relance extrêmement coûteux n’ont pas résolu la crise, s’apprêtent à enlever au Sauveur de la Nation sa majorité au Congrès.
«Les militants du Tea Party, écrit Sébastien Castillon, de la Menapress, incarnent une particularité américaine qui n’a presque pas d’équivalent en Europe (j’ajouterais au Québec aussi) : l’existence d’une part importante de la population qui est convaincue que la politique et le gouvernement ne sont pas la solution; que l’objectif des citoyens doit être de tenir les hommes politiques à l’écart de leur vie et non de leur extraire des avantages supplémentaires; et que l’on sort d’une crise par le travail et l’épargne, non par la redistribution et l’impulsion publique. En temps normal, ces Américains ne sont logiquement pas impliqués en politique, puisqu’ils considèrent que le rôle de la politique doit être limité autant que possible. Il aura fallu, pour en faire des militants, que le Président Obama et le Congrès Démocrate commencent à mettre en œuvre, agressivement, une philosophie politique opposée à la leur : une doctrine qui veut que le gouvernement est la solution à tous les problèmes et que l’on peut sortir d’une crise par la nationalisation de secteurs entiers de l’économie (santé, automobile), la multiplication du nombre de fonctionnaires, l’augmentation de la dette publique et la redistribution des revenus.»
Dans de telles circonstances, c’est-à-dire une défaite cinglante du Messie, attendez-vous à voir réapparaître, dans le monde médiatique, l’indestructible antiaméricanisme de la gauche. Surveillez bien les commentaires le soir du scrutin et lisez bien la prose pleine de dépit et de mépris des chroniqueurs parentés.
Toute cette glose macérant dans l’amertume tentera de répondre à l’horrible question suivante : Comment les Américains ont-ils pu oser déboulonner la statue du Rédempteur? Pourquoi un tel manque de savoir-vivre? Et la réponse est bien connue (elle a déjà été servie lors de la réélection de George W. Bush) : c’est, nous dira-t-on, le retour, sur la place publique, et le triomphe des abrutis et des tarés de l’Amérique profonde (profond dans le sens de «trou perdu peuplé de crétins racistes») qui n’ont pas compris le transcendant message du Sauveur!
Ce n’est absolument pas (ben voyons donc) parce qu’Hussein Obama leur a foutu sur le dos une dette colossale pour financer un plan de relance qui n’a donné aucun fruit;
Ce n’est absolument pas parce qu’Obama n’a pas réussi à faire baisser le taux de chômage sous la barre de 10% (quand même!);
Ce n’est sûrement pas parce qu’il a réussi, en maquignonnant à fond, à obtenir de justesse l’adoption par le Congrès d’un régime de santé bureaucratique et ruineux (alors que plus de 80% des Américains étaient satisfaits de leur système de santé);
Ce n’est sûrement pas parce que, sur la scène internationale, il a multiplié les courbettes obséquieuses devant les despotes de la Planète;
Ce n’est certes pas parce que, à toutes fins pratiques, il a décidé de laisser le régime totalitaire des mollahs se doter de l’arme nucléaire;
Ce n’est absolument pas parce que son aversion pour Israël, la seule vraie démocratie du Moyen-Orient, lui inspire des manœuvres et des pressions insoutenables sur l’État Hébreu alors qu’il est tout en gentillesse et en mollesse à l’égard de l’islamisme.
Non, ce n’est pas du tout pour ces raisons que les électeurs américains vont récuser la vision du Grand Timonier de Washington. Bien sûr que non! Nos scribes et nos experts vont nous expliquer en long et en large que les citoyens américains sont trop gnochons et trop morons pour apprécier et comprendre la grandeur, la clairvoyance et la sublimité du Génie du Potomac!
Moi, le 2 novembre au soir, je vais me réjouir que les gnochons et les morons de la «profonde Amérique» aient décidé de rogner les ailes du Parangon de la Maison Blanche! Il sera moins nuisible. Et je suis à peu près certain que, dans deux ans, ils vont le renvoyer à Chicago.
Et à partir de là, un grand débat va s’enclencher aux États-Unis pour déterminer qui, de Jimmy Carter ou de Barak Hussein Obama, aura été le plus mauvais Président de l’histoire contemporaine.
Jacques Brassard
dimanche 24 octobre 2010
L'IMPOSTURE CLIMATIQUE
(Voici le texte de mon allocution prononcée lors du colloque de Réseau Liberté-Québec dans un atelier dont le thème était le climato-scepticisme. M. Reynald Du Berger, géologue, a traité de la dimension scientifique de la question. Moi, j’ai plutôt examiné le phénomène du réchauffisme sous l’angle idéologique. À partir de la question suivante : Comment se fait-il qu’une théorie (le réchauffement anthropique), malgré le fait que, sur le plan scientifique, elle est pratiquement en miettes, continue de dominer sur la scène politique et dans l’opinion?)
Depuis que je suis retraité (2002), je me suis beaucoup intéressé à la question climatique. Je ne suis pas climatologue, évidemment. Mais je constate que tous les chamans québécois du réchauffisme n’en sont pas non plus. Claude Villeneuve détient un bac en biologie. Jean Lemire aussi. Steeve Guilbeault, le baratineur d’Équiterre, a fait des études en théologie. Même Hubert Reeves, exceptionnel astro-physicien, n’est pas plus qualifié pour dogmatiser sur les ours blancs ou le temps qu’il fera dans cent ans. En fait, si tous les non-spécialistes se taisaient tout d’un coup (y compris ma modeste voix), il y aurait un silence monacal.
N’étant donc pas spécialiste, j’ai beaucoup lu sur la question et j’ai beaucoup examiné les positions de ceux qu’on appelle les sceptiques.
Et ce que j’ai surtout constaté, c’est qu’en climatologie la démarche scientifique avait été très tôt viciée, corrompue, gangrenée par l’idéologie.
Toute démarche scientifique est fondée sur le doute et l’esprit critique. Toute hypothèse, toute théorie est soumise au débat, souvent invalidée et remplacée par une autre. C’est ainsi que ça fonctionne dans la plupart des sciences : physique, chimie, astronomie, anthropologie. Mais il y a une science qui a le privilège d’échapper au doute, à la critique et à la remise en question, et c’est la science du climat. Ça a commencé dès la fin des années 80. Plusieurs considèrent que le témoignage de James Hansen (climatologue de la NASA) devant le Sénat américain est un évènement décisif, un moment charnière, dans le processus de transformation de la climatologie en idéologie écolo-politique. «Nous sommes responsables du réchauffement!», lance-t-il comme un cri d’alarme.
Qu’est-ce qu’une idéologie? J-F Revel nous dit que c’est « une construction à priori, élaborée en amont et au mépris des faits».C’est un système explicatif de la réalité, mais fermé. La science, elle, est un système ouvert.
En matière de climat, très rapidement, la théorie mise de l’avant voulant que la Terre se réchauffe et que la cause de ce réchauffement soit les gaz à effet de serre, et surtout le CO2 émis par les humains et leurs activités consommatrices d’hydrocarbures, cette théorie va se figer, se scléroser et devenir un dogme intouchable et immuable. Et pour défendre et propager ce dogme, on va voir se constituer une grande secte internationale écolo-réchauffiste, avec son credo, ses rituels, ses grand-messes festives…et même sa procédure d’excommunication. Et dans chaque pays occidental, on va voir apparaître une ribambelle de chamans consacrés à la propagation de la Vraie Foi. Toutes les brigades verdoyantes de l’Occident tout entier vont trouver dans cette vulgate réchauffiste l’idéologie susceptible de transformer le Monde.
Car d’autres dogmes vont se greffer au dogme central. Par exemple, celui qui affirme que l’humanité est une espèce ontologiquement malveillante, nuisible, mauvaise, qui se plaît à maltraiter Gaïa, Mère-Nature. Un autre dogme (celui-là capital en matière d’action) découle du premier. Et il consiste à considérer le mode de production industrialo-capitaliste et la société de consommation qui en résulte, tous deux responsables des émissions de ce gaz diabolique, le CO2, comme un épouvantable fléau. Il convient donc de forcer le système économique à réduire ces émissions de CO2, de restreindre pour ce faire sa croissance et, ce qui serait encore mieux, d’entrer en décroissance. Pour la secte écolo-réchauffiste, la croissance économique est une calamité. (D’ailleurs, avez-vous entendu un Vert se plaindre de la récession?) Mais pour ce faire, il ne suffit pas de proclamer «halte à la croissance»! «À bas le capitalisme industriel»! «Mort à la société de consommation»! Les slogans ne suffisent pas.
Vous comprenez que pour appliquer de pareils préceptes, pour remodeler la nature humaine, pour créer l’Homme nouveau (notez que c’était aussi l’ambition du communisme), il faut obliger, contraindre, sanctionner, punir. L’être humain étant intrinsèquement mauvais, il faut l’enserrer, l’emprisonner dans un réseau de lois, de règlements, de prohibitions, d’interdits, de punitions, de contrôles. Je l’ai déjà écrit, un État écolo porterait en lui des germes de totalitarisme. Dans un gouvernement, il y a toujours au moins un ministre, ne serait-ce qu’en raison de sa fonction, plus ou moins vert, et c’est le ministre de l’environnement. Imaginez un instant que tous les ministres le soient, Verts, ce serait cauchemardesque. Ce serait le monde de Big Brother!
Donc, la science climatique a été gangrenée par l’idéologie et s’est muée en catéchisme. Et ce catéchisme – ce Petit Livre Vert – n’est pas seulement prêché par toutes les brigades vertes et tous les chamans écolos. Il est aussi diffusé avec une complaisance crasse par tous les médias. L’univers médiatique tout entier s’est converti au réchauffisme, et il soutient et propage ce que Claude Allègre a appelé l’imposture climatique et il sombre du même coup dans le catastrophisme irrationnel. J’avoue qu’il est plutôt affligeant de voir journalistes, chroniqueurs, éditorialistes, commentateurs pratiquer avec zèle le psittacisme, mot savant pour désigner la répétition mécanique (donc, sans réfléchir) de mots et de phrases préfabriqués. Comme les perroquets, de la famille des psittacidés. Tous nos scribes et nos vedettes médiatiques se comportent donc comme des perruches en débitant les lieux communs et les poncifs climatiques que leur souffle à l’oreille le clergé écolo, tel le chaman Guilbeault, cet apparatchik d’Équiterre, devenu le directeur de conscience patenté des médias québécois.
Mais il y a pire encore. Les classes politiques de l’Occident tout entier se sont converties au réchauffisme. Il faut dire qu’à la tête d’États surendettés et déficitaires, elles sont en mal de mission. Quoi de plus valorisant que de devenir des Sauveurs de la Planète. C’est beaucoup plus honorable et plus héroïque de sauver la Planète que de pratiquer des compressions budgétaires dans les dépenses publiques ou de réduire le nombre de fonctionnaires, vous en conviendrez! Et c’est d’autant plus valeureux de sauver la Planète que ça vous permet, malgré l’endettement et les déficits, et malgré un fardeau fiscal à la limite du tolérable, de pouvoir concocter et imposer de nouvelles taxes, les taxes vertes. C’est-y pas beau, tout ça! Et en prime, on se fait congratuler par les chamans écolos.
Ajoutons un dernier étage à cette superbe superstructure ecclésiale : l’ONU. Ce gros Machin inefficace, incapable de remplir sa mission première, soit d’assurer la paix dans le monde (le nombre de génocides et de guerres civiles bien massacrantes en témoigne) ne pouvait pas manquer l’occasion de redorer son blason en devenant maître du jeu pour sauver la Planète. Elle s’est donc recyclée dans l’apostolat écolo-climatique. Et elle a créé une grosse patente intergouvernementale – le GIEC – pour coordonner la guerre au gaz satanique, le CO2. Et comme son nom l’indique, GIEC, Groupe Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat, c’est une organisation à dominante politique regroupant des délégations de gouvernements. Ce n’est donc pas un centre de recherche climatique, et encore moins un forum scientifique. Sa mission est très claire : colliger les données et les travaux qui vont étoffer et conforter la théorie du réchauffement anthropique. Ce qui signifie que dès le début le GIEC n’a jamais vraiment prise en compte les travaux et les recherches qui mettaient en doute le dogme officiel.
Dans de telles conditions, il était donc permis aux dirigeant du GIEC, au clergé réchauffiste et à tous les sauveurs de la Planète de proclamer et de décréter que le débat était clos, que la science était établie, que l’affaire était entendue (c’est l’un des fondements du film d’Al Gore). Il y a consensus, toute discussion devient oiseuse et superflue. Une perte de temps. Tout cela est évidemment faux. Il y a de par le monde un très grand nombre de scientifiques qui n’adhèrent pas au credo écolo-réchauffiste. Pas seulement quelques-uns. Pas seulement quelques professeurs Tournesol hallucinés! Pas du tout. Des centaines et des centaines dont plusieurs sont des sommités en climatologie. Et dont plusieurs ont été excommuniés par les instances orthodoxes. Ou privés de subventions, ou rejetés par les revues scientifiques dont les comités de lecture étaient contrôlés par des apôtres du GIEC. On constate leur grand nombre par les pétitions et les lettres collectives. Mais ce qui importe surtout, ce n’est pas leur nombre, ce sont les travaux scientifiques de ces savants sceptiques qui sont en voie de mettre en pièce la théorie de la responsabilité humaine du réchauffement.
Les jours de cette théorie sont comptés. Et s’il n’y avait pas cette vaste coalition rassemblant les phalanges écolos, le monde des médias, la classe politique, une partie de la communauté scientifique qui cautionne le dévoiement de la science, les États et l’ONU, il y a longtemps que le credo réchauffiste aurait été jeté dans la poubelle des théories mortes.
Mais ça viendra. Déjà, les Grands Messes ne sont plus que des palabres de marchands de tapis et de maquignons qui n’aboutissent pas. La Grande Parlote de Copenhague en est une illustration exemplaire. Et il en sera de même pour les autres. On peut compter sur les Chinois et les Indiens pour ce faire. Ces derniers n’ont certainement pas l’intention de sombrer dans la décroissance. Le suicide économique ne les tente pas. Et même les États-Unis, ou 60% de la population ne croit pas à la responsabilité humaine du réchauffement, et qui n’ont pas signé Kyoto I, n’embarqueront sans doute pas dans cette galère de Kyoto II.
Mais il ne faudrait certes pas compter sur le Québec pour contribuer à mettre un terme à cette arnaque climatique planétaire. Le Québec est sans doute la seule société occidentale où règne sans partage, au sein des médias, de la classe politique et de la communauté scientifique, le charlatanisme climatique assaisonné de catastrophisme. Aucun espace pour le doute, la critique et le scepticisme. Chez nous, c’est le monolithisme de la Pensée Unique en matière de climat. Sans doute une autre façon d’être une société distincte. Une illustration de ce que j’avance pour conclure : dans toutes les pétitions, résolutions, lettres ouvertes signées par des centaines de scientifiques à travers le monde, pas une seule signature d’un scientifique québécois. Par exemple, on aurait pu s’attendre que dans la lettre adressée au PM Harper en 2007 réclamant un réexamen de la science du réchauffement global, il y ait quelques signataires québécois. Pas un seul. Il semble bien que, dans les universités québécoises, la science du climat soit complètement verrouillée et totalement inféodée au bric-à-brac idéologique du dogme réchauffiste. Mais cette singularité québécoise n’empêchera pas la poursuite de la débâcle de ce dogme.
Jacques Brassard
Depuis que je suis retraité (2002), je me suis beaucoup intéressé à la question climatique. Je ne suis pas climatologue, évidemment. Mais je constate que tous les chamans québécois du réchauffisme n’en sont pas non plus. Claude Villeneuve détient un bac en biologie. Jean Lemire aussi. Steeve Guilbeault, le baratineur d’Équiterre, a fait des études en théologie. Même Hubert Reeves, exceptionnel astro-physicien, n’est pas plus qualifié pour dogmatiser sur les ours blancs ou le temps qu’il fera dans cent ans. En fait, si tous les non-spécialistes se taisaient tout d’un coup (y compris ma modeste voix), il y aurait un silence monacal.
N’étant donc pas spécialiste, j’ai beaucoup lu sur la question et j’ai beaucoup examiné les positions de ceux qu’on appelle les sceptiques.
Et ce que j’ai surtout constaté, c’est qu’en climatologie la démarche scientifique avait été très tôt viciée, corrompue, gangrenée par l’idéologie.
Toute démarche scientifique est fondée sur le doute et l’esprit critique. Toute hypothèse, toute théorie est soumise au débat, souvent invalidée et remplacée par une autre. C’est ainsi que ça fonctionne dans la plupart des sciences : physique, chimie, astronomie, anthropologie. Mais il y a une science qui a le privilège d’échapper au doute, à la critique et à la remise en question, et c’est la science du climat. Ça a commencé dès la fin des années 80. Plusieurs considèrent que le témoignage de James Hansen (climatologue de la NASA) devant le Sénat américain est un évènement décisif, un moment charnière, dans le processus de transformation de la climatologie en idéologie écolo-politique. «Nous sommes responsables du réchauffement!», lance-t-il comme un cri d’alarme.
Qu’est-ce qu’une idéologie? J-F Revel nous dit que c’est « une construction à priori, élaborée en amont et au mépris des faits».C’est un système explicatif de la réalité, mais fermé. La science, elle, est un système ouvert.
En matière de climat, très rapidement, la théorie mise de l’avant voulant que la Terre se réchauffe et que la cause de ce réchauffement soit les gaz à effet de serre, et surtout le CO2 émis par les humains et leurs activités consommatrices d’hydrocarbures, cette théorie va se figer, se scléroser et devenir un dogme intouchable et immuable. Et pour défendre et propager ce dogme, on va voir se constituer une grande secte internationale écolo-réchauffiste, avec son credo, ses rituels, ses grand-messes festives…et même sa procédure d’excommunication. Et dans chaque pays occidental, on va voir apparaître une ribambelle de chamans consacrés à la propagation de la Vraie Foi. Toutes les brigades verdoyantes de l’Occident tout entier vont trouver dans cette vulgate réchauffiste l’idéologie susceptible de transformer le Monde.
Car d’autres dogmes vont se greffer au dogme central. Par exemple, celui qui affirme que l’humanité est une espèce ontologiquement malveillante, nuisible, mauvaise, qui se plaît à maltraiter Gaïa, Mère-Nature. Un autre dogme (celui-là capital en matière d’action) découle du premier. Et il consiste à considérer le mode de production industrialo-capitaliste et la société de consommation qui en résulte, tous deux responsables des émissions de ce gaz diabolique, le CO2, comme un épouvantable fléau. Il convient donc de forcer le système économique à réduire ces émissions de CO2, de restreindre pour ce faire sa croissance et, ce qui serait encore mieux, d’entrer en décroissance. Pour la secte écolo-réchauffiste, la croissance économique est une calamité. (D’ailleurs, avez-vous entendu un Vert se plaindre de la récession?) Mais pour ce faire, il ne suffit pas de proclamer «halte à la croissance»! «À bas le capitalisme industriel»! «Mort à la société de consommation»! Les slogans ne suffisent pas.
Vous comprenez que pour appliquer de pareils préceptes, pour remodeler la nature humaine, pour créer l’Homme nouveau (notez que c’était aussi l’ambition du communisme), il faut obliger, contraindre, sanctionner, punir. L’être humain étant intrinsèquement mauvais, il faut l’enserrer, l’emprisonner dans un réseau de lois, de règlements, de prohibitions, d’interdits, de punitions, de contrôles. Je l’ai déjà écrit, un État écolo porterait en lui des germes de totalitarisme. Dans un gouvernement, il y a toujours au moins un ministre, ne serait-ce qu’en raison de sa fonction, plus ou moins vert, et c’est le ministre de l’environnement. Imaginez un instant que tous les ministres le soient, Verts, ce serait cauchemardesque. Ce serait le monde de Big Brother!
Donc, la science climatique a été gangrenée par l’idéologie et s’est muée en catéchisme. Et ce catéchisme – ce Petit Livre Vert – n’est pas seulement prêché par toutes les brigades vertes et tous les chamans écolos. Il est aussi diffusé avec une complaisance crasse par tous les médias. L’univers médiatique tout entier s’est converti au réchauffisme, et il soutient et propage ce que Claude Allègre a appelé l’imposture climatique et il sombre du même coup dans le catastrophisme irrationnel. J’avoue qu’il est plutôt affligeant de voir journalistes, chroniqueurs, éditorialistes, commentateurs pratiquer avec zèle le psittacisme, mot savant pour désigner la répétition mécanique (donc, sans réfléchir) de mots et de phrases préfabriqués. Comme les perroquets, de la famille des psittacidés. Tous nos scribes et nos vedettes médiatiques se comportent donc comme des perruches en débitant les lieux communs et les poncifs climatiques que leur souffle à l’oreille le clergé écolo, tel le chaman Guilbeault, cet apparatchik d’Équiterre, devenu le directeur de conscience patenté des médias québécois.
Mais il y a pire encore. Les classes politiques de l’Occident tout entier se sont converties au réchauffisme. Il faut dire qu’à la tête d’États surendettés et déficitaires, elles sont en mal de mission. Quoi de plus valorisant que de devenir des Sauveurs de la Planète. C’est beaucoup plus honorable et plus héroïque de sauver la Planète que de pratiquer des compressions budgétaires dans les dépenses publiques ou de réduire le nombre de fonctionnaires, vous en conviendrez! Et c’est d’autant plus valeureux de sauver la Planète que ça vous permet, malgré l’endettement et les déficits, et malgré un fardeau fiscal à la limite du tolérable, de pouvoir concocter et imposer de nouvelles taxes, les taxes vertes. C’est-y pas beau, tout ça! Et en prime, on se fait congratuler par les chamans écolos.
Ajoutons un dernier étage à cette superbe superstructure ecclésiale : l’ONU. Ce gros Machin inefficace, incapable de remplir sa mission première, soit d’assurer la paix dans le monde (le nombre de génocides et de guerres civiles bien massacrantes en témoigne) ne pouvait pas manquer l’occasion de redorer son blason en devenant maître du jeu pour sauver la Planète. Elle s’est donc recyclée dans l’apostolat écolo-climatique. Et elle a créé une grosse patente intergouvernementale – le GIEC – pour coordonner la guerre au gaz satanique, le CO2. Et comme son nom l’indique, GIEC, Groupe Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat, c’est une organisation à dominante politique regroupant des délégations de gouvernements. Ce n’est donc pas un centre de recherche climatique, et encore moins un forum scientifique. Sa mission est très claire : colliger les données et les travaux qui vont étoffer et conforter la théorie du réchauffement anthropique. Ce qui signifie que dès le début le GIEC n’a jamais vraiment prise en compte les travaux et les recherches qui mettaient en doute le dogme officiel.
Dans de telles conditions, il était donc permis aux dirigeant du GIEC, au clergé réchauffiste et à tous les sauveurs de la Planète de proclamer et de décréter que le débat était clos, que la science était établie, que l’affaire était entendue (c’est l’un des fondements du film d’Al Gore). Il y a consensus, toute discussion devient oiseuse et superflue. Une perte de temps. Tout cela est évidemment faux. Il y a de par le monde un très grand nombre de scientifiques qui n’adhèrent pas au credo écolo-réchauffiste. Pas seulement quelques-uns. Pas seulement quelques professeurs Tournesol hallucinés! Pas du tout. Des centaines et des centaines dont plusieurs sont des sommités en climatologie. Et dont plusieurs ont été excommuniés par les instances orthodoxes. Ou privés de subventions, ou rejetés par les revues scientifiques dont les comités de lecture étaient contrôlés par des apôtres du GIEC. On constate leur grand nombre par les pétitions et les lettres collectives. Mais ce qui importe surtout, ce n’est pas leur nombre, ce sont les travaux scientifiques de ces savants sceptiques qui sont en voie de mettre en pièce la théorie de la responsabilité humaine du réchauffement.
Les jours de cette théorie sont comptés. Et s’il n’y avait pas cette vaste coalition rassemblant les phalanges écolos, le monde des médias, la classe politique, une partie de la communauté scientifique qui cautionne le dévoiement de la science, les États et l’ONU, il y a longtemps que le credo réchauffiste aurait été jeté dans la poubelle des théories mortes.
Mais ça viendra. Déjà, les Grands Messes ne sont plus que des palabres de marchands de tapis et de maquignons qui n’aboutissent pas. La Grande Parlote de Copenhague en est une illustration exemplaire. Et il en sera de même pour les autres. On peut compter sur les Chinois et les Indiens pour ce faire. Ces derniers n’ont certainement pas l’intention de sombrer dans la décroissance. Le suicide économique ne les tente pas. Et même les États-Unis, ou 60% de la population ne croit pas à la responsabilité humaine du réchauffement, et qui n’ont pas signé Kyoto I, n’embarqueront sans doute pas dans cette galère de Kyoto II.
Mais il ne faudrait certes pas compter sur le Québec pour contribuer à mettre un terme à cette arnaque climatique planétaire. Le Québec est sans doute la seule société occidentale où règne sans partage, au sein des médias, de la classe politique et de la communauté scientifique, le charlatanisme climatique assaisonné de catastrophisme. Aucun espace pour le doute, la critique et le scepticisme. Chez nous, c’est le monolithisme de la Pensée Unique en matière de climat. Sans doute une autre façon d’être une société distincte. Une illustration de ce que j’avance pour conclure : dans toutes les pétitions, résolutions, lettres ouvertes signées par des centaines de scientifiques à travers le monde, pas une seule signature d’un scientifique québécois. Par exemple, on aurait pu s’attendre que dans la lettre adressée au PM Harper en 2007 réclamant un réexamen de la science du réchauffement global, il y ait quelques signataires québécois. Pas un seul. Il semble bien que, dans les universités québécoises, la science du climat soit complètement verrouillée et totalement inféodée au bric-à-brac idéologique du dogme réchauffiste. Mais cette singularité québécoise n’empêchera pas la poursuite de la débâcle de ce dogme.
Jacques Brassard
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