samedi 13 août 2011

LA DÉGRINGOLADE DU GRAND TIMONIER



Souvenez-vous, c’était le Messie qui entrait à la Maison-Blanche. Barak Hussein Obama était idolâtré à travers la Planète. Ici, au Québec, on se prosternait «à la musulmane» devant cette émanation de l’ultra-gauche du parti Démocrate. Encore aujourd’hui, malgré une moitié de mandat calamiteux, la horde médiatique et tous les «chroniqueux» et intello-experts du Québec continuent de faire tournoyer l’encensoir avec énergie devant le Grand Timonier du Potomac.

À l’époque, j’avais consacré plusieurs chroniques au Quotidien, exprimant ma méfiance et mes doutes à l’égard du Rédempteur venant de l’Illinois avec plein de squelettes dans son placard.

Guy Millière, dans son livre, La Résistible Ascension de Barak Obama, a largement mis en lumière tous ces squelettes, avec références à l’appui. Daniel Pipes, un éminent spécialiste de l’islam, a fait de même. Michel Gurfinkiel également. Et bien d’autres. Mais l’idolâtrie empêchait et empêche toujours de voir et d’entendre. Pourtant!

Michel Gurfinkiel, par exemple, a montré, dans son dernier livre, Israël Peut-il Survivre?, que «la carrière d’Obama doit beaucoup à des réseaux communistes et post-communistes». Daniel Pipes, quant à lui, a mis en relief les relations d’Obama, tout au long de sa carrière d’activiste social, avec l’islam extrémiste. En particulier avec The Nation of Islam, dont le leader, Louis Farakhan, est un raciste et un antisémite, admirateur d’Hitler.

Et tout le monde sait que, pendant 20 ans, et jusqu’en 2008, Obama a choisi et fréquenté la Trinity United Church of Christ, une église dont le pasteur est un adepte de la théologie noire de la libération et qui était et est toujours un raciste anti-blanc, antisémite et anti-américain.

Guy Millière, de son côté, a fait ressortir l’influence déterminante d’un gauchiste radical sur le jeune Obama, dénommé Saul Alinsky, qui a mis au point la doctrine et la stratégie de l’activisme social. Et celle aussi de William Ayers, un agitateur d’extrême- gauche et fondateur d’un groupe terroriste dans les années 70, les Weathermen, et «responsable d’attentats contre le Pentagone et le Capitole, arrêté en 1980, puis relâché suite à un vice de procédure». De bien belles fréquentations!

De nos jours, tout cela est bien connu. Sauf au Québec sans doute! On sait maintenant que le locataire de la Maison-Blanche appartient depuis longtemps à l’ultra-gauche du parti Démocrate et qu’il a subi l’empreinte de doctrinaires gauchistes et d’activistes islamistes (dont, entre autres, l’ex-porte-parole de l’OLP, Rachid Khalidi, antisémite notoire).

Et ce ne sont pas des erreurs de jeunesse. Ces accointances douteuses n’ont jamais vraiment cessé. Dès sont arrivée au pouvoir, il s’est d’ailleurs entouré de «conseillers spéciaux» (on les désigne sous le nom de tsars, parce qu’ils n’ont de compte à rendre qu’au Président), la plupart issue de l’ultra-gauche, qui court-circuitent ministres et ministères en vue d’imposer les options idéologiques présidentielles. Guy Millière, dans son livre, passe en revue la liste de ces tsars gauchistes.

Sachant cela, vous comprenez pourquoi, après moins de 3 ans de Présidence Obama, l’Amérique est frappée par un cataclysme économique et dangereusement affaiblie par une politique étrangère, dont, nous signale Laurent Murawiec, analyste clairvoyant trop tôt disparu, «le pacifisme benêt et l’amour porté aux dictateurs est la marque de l’incohérence et de la niaiserie idéologique».

Désastre économique, de toute évidence! Face à la crise économique et financière, César Obama s’est lancé, en bon ultra-gauchiste, dans le charlatanisme économique qui consiste à s’imaginer qu’on puisse retrouver le chemin de la croissance et de la prospérité par la dépense publique et l’endettement. «Combien de fois faudra-t-il, écrit Guy Sorman, que cette théorie dite keynésienne, de la pensée magique et pas de la science économique, échoue pour qu’on renonce enfin à recourir à ses grigris et à ses croyances?».

Et dans le cas du Grand Timonier de Washington, l’échec est une gigantesque catastrophe. Dernier déficit de Bush : 240 milliards. Les déficits Obama : 2009, 1400 milliards; 2010, 1300 milliards; 2011, 1500 milliards. Imaginez que Bush ait plongé dans de tels abysses! Les médias l’auraient taillé en pièces, écorché vif! Pour Obama, on invente les excuses les plus saugrenues!

Quant a la dette publique américaine, elle a, sous Obama, atteint des hauteurs stratosphériques! 100% du PIB! Tellement incontrôlable que l’agence de notation Standard and Poors a dû abaisser la cote du gouvernement fédéral américain de AAA à AA+. Une première dans l’histoire!

Eh! Bien! Savez-vous qu’il y a quand même, au Québec, de soi-disant experts pour évoquer sérieusement un «complot républicain» afin d’expliquer la décote! J’en ai entendu un à TVA ! Et un autre chez Dumont! On croit rêver. La faillite économique des États-Unis, que la décote ne fait que révéler, n’est pas vraiment due à la gestion désastreuse du Messie de la Maison-Blanche, mais…à une conspiration des Républicains planqués au sein de l’agence Standard and Poors! Il faut croire que toute faribole est de mise quand il s’agit de disculper le Génie du Potomac!

Par ailleurs, les «chroniqueux» et les «experts» de la gauche intello-médiatique ne ratent jamais une occasion d’identifier les vrais coupables de la déconfiture économique américaine : les Républicains, bien sûr! Mais surtout, les Tea Parties, ces «dangereux-extrémistes-décervelés»! J’ai rarement vu un regroupement politique autant calomnié, diffamé et diabolisé!

Pourtant, que sont les Tea Parties? D’honnêtes citoyens issus de la classe moyenne qui souhaitent que les États-Unis reviennent à ses sources fondatrices, c’est-à-dire les grandes valeurs inscrites dans la Constitution : liberté, responsabilité, démocratie. Ils croient aussi à un ordre moral d’origine transcendante. Eh! Oui! Quelle horreur! Ce sont des judéo-chrétiens! Ce qui en fait des ringards ridicules aux yeux des scribouilleurs prétentieux de la gauche étatiste. C’est sur la base de ces valeurs que les Tea Parties combattent l’endettement excessif, la fiscalité trop lourde, le relativisme moral et l’interventionnisme étatique effréné. Ou sont l’extrémisme et le fanatisme chez ces braves gens de l’Amérique profonde qui n’aspirent au fond qu’à un État plus responsable et moins envahissant?

Il s’est quand même trouvé des «chroniqueux» et de prétendus experts pour affirmer le plus sérieusement du monde qu’après tout, la solution Obama, c’est-à-dire des hausses d’impôts, était tout-à-fait raisonnable puisque, comparé au Québec par exemple, l’État fédéral américain disposait d’une bonne marge de manœuvre fiscale. Ahurissant! Nous sommes tellement habitués de subir la plus lourde fiscalité de toute l’Amérique du Nord que nous avons le réflexe dérisoire de proposer aux Américains de se mettre à niveau …avec le pire! Nos gratte-papier et nos experts patentés sont tellement remplis de mépris, de dégoût et de préjugés à l’égard des Républicains et des Tea Parties qu’ils basculent dans la niaiserie idéologique en faisant de l’insupportable fardeau fiscal du Québec…un modèle à suivre! Le gauchisme étatiste serait-il un virus de l’intelligence?

Et en politique étrangère, l’œuvre d’Obama est tout aussi dangereuse que ses décisions économiques.

Certains commentateurs la trouvent…illisibles. Et incohérentes…à première vue. Ce n’est pas le cas. Elle devient lisible si nous n’oublions pas les fondements idéologiques de la vision du monde et de l’Amérique d’Obama. Ils lui ont été inculqués par l’ultra-gauche américaine dont il fut un membre actif et le candidat choisi.

Cette gauche américaine est convaincue que les États-Unis constituent un empire qui fait peser sur le monde une hégémonie intolérable. C’est là un très vieux paradigme de la gauche occidentale (communistes, socialistes, socio-démocrates, alter-mondialistes, écolos, tiers-mondistes). Lénine l’a fort bien codifié dans son livre Impérialisme, Stade Suprême du Capitalisme.

Lisez Noam Chomsky, regardez les films de Michael Moore, écoutez les sermons de Jerimiah Wright, analysez les opinions des amis et des formateurs du Président, passez en revue la liste de ses conseillers (les tsars) et vous constaterez que ce paradigme est bien implanté dans la gauche américaine. Et vous conclurez que l’hôte actuel de la Maison-Blanche, lui aussi, est infesté par ce paradigme : «l’empire américain» est nuisible et il doit s’éteindre. Et c’est la première fois qu’un Président américain est inspiré guidé par un tel modèle théorique.

Utilisez cette grille de lecture, et vous verrez que sa politique étrangère est parfaitement…lisible. En gros, il prend ses distances avec les pays-amis de l’Amérique et ils courtisent les États-ennemis.

Il fait confiance à l’ONU, ce «machin» dominé par un conglomérat de dictatures gauchistes et d’États islamistes. Et dont le Conseil des Droits de l’Homme est une officine des pires tyrannies de la Planète.

Il est complaisant à l’égard de l’islam radical et terroriste. Avec comme résultats que la Turquie, membre de l’Otan, s’islamise rapidement; que les Frères Musulmans assurent leur emprise sur l’Égypte; que le Hezbollah a mis sa patte sur le Liban; que le Hamas continue de faire pleuvoir des roquettes sur Israël; que les Talibans s’apprêtent à reprendre le contrôle de l’Afghanistan; que les chiites iraniens accroissent leur influence en Irak; que les pays amis de l’Europe de l’est et de l’ex-URRSS sont abandonnés à leur sort face à la Russie.

Et dans chacun de ses discours à l’étranger (celui du Caire est exemplaire à cet effet), il ne manque jamais de battre sa coulpe pour les «fautes» de l’Amérique.

En revanche, il mène la vie dure à Israël, la seule démocratie de tout le Moyen-Orient, pourtant un allié fidèle de l’Amérique.

Il faut faire reculer «l’empire», affaiblir son «hégémonie».

Il est bien pire que Carter. Car il croit à ce qu’il fait. Il croit, comme le prêche son guide spirituel, Jeremiah Wright, que l’Amérique doit être punie. N’oubliez pas que ce prêcheur raciste s’est écrié, au lendemain du 11-Septembre : « Dieu damne l’Amérique!» Tel est le programme de l’ultra-gauche américaine. Et Obama s’efforce de l’appliquer.

Les Américains se sont vite rendus compte qu’ils avaient élu un Président dont les visées étaient, selon le catéchisme progressiste, d’accroître l’emprise de l’État sur la société et de réduire l’influence de leur pays dans le monde (parce que de nature «impérialiste»).

Et, à la première occasion, ils ont réagi et ça s’est traduit par un raz-de-marée Républicain aux élections de mi-mandat.

Et, en novembre 2012, ça devrait se traduire par l’éviction du Messie de gauche de la Maison-Blanche.

Le malheur, c’est qu’en un seul mandat, il aura fait tellement de dégâts qu’il faudra des années pour les réparer.

L’Amérique a besoin d’un autre Reagan.

Jacques Brassard

N.B : Je ne pourrai publier vos commentaires que mardi. Je serai en pleine forêt avec quelques-uns de mes petits-enfants.

J .B.



















mardi 2 août 2011

RÉPONSE À JASON KEAYS

Je publie, parmi les commentaires, celui de Jason Keays parce qu’il représente admirablement la gauche vicieuse, menteuse et prétentieuse.

Le rapprochement qu’il fait entre ceux qui se dressent, comme c’est mon cas, non pas contre les musulmans, mais contre l’islamisme radical et terroriste qui contamine les pays occidentaux et qui gangrène jusqu’à la moelle les pays musulmans et le tueur fou de Norvège, ce rapprochement, cet accouplage est une crapulerie.

Il s’appuie sur le «manifeste» du massacreur norvégien pour me discréditer mais aussi tout les penseurs et philosophes conservateurs qui sont cités dans ce galimatias indigeste. Noter que le terroriste nordique cite bien du monde, dont Karl Marx, Stuart Mill, Winston Churchill et Thomas Jefferson. Faut-il aussi leur imputer la responsabilité de la tuerie qui a eu lieu en Norvège?

Oussama Ben Laden a cité plusieurs fois Noam Chomsky, le gauchiste américain antisioniste d’origine juive. Doit-on lui attribuer un rôle dans la tragédie du 11 Septembre?

Caroline Glick nous rappelle que l’éco-terroriste Jason Jay Lee qui a pris en otage plusieurs personnes sur la chaîne de télé Discovery au Maryland en septembre dernier a été conduit à opter pour le terrorisme afin de sauver la Planète après avoir lu le livre d’Al Gore et vu son film-catastrophe. Personne n’a jugé pertinent de mettre en cause Al Gore dans cet acte terroriste. Il semble bien qu’être de gauche vous assure d’une immunité absolue.

Cet amalgame que fait le commentateur gauchiste entre mes écrits et le charabia de Breivik est une obscénité qui illustre bien dans quelle fange la gauche occidentale barbote depuis bien longtemps.

Il cite en exemple la gauche israélienne qui manifeste dans les rues pour réclamer la fin du blocus de Gaza, sinon elle va appeler au boycott des produits des «colonies». Pense-t-il vraiment nous impressionner? La gauche israélienne n’est pas différente de la gauche de tous les pays occidentaux. Elle est irresponsable, déboussolée, affligée d’un relativisme moral débridé et d’une complaisance scandaleuse à l’égard de tous ceux (et d’abord les islamistes de tout poil) qui ne rêvent qu’à la destruction de l’occident et de ses valeurs.

Eh! Oui! Il y a eu des manifs également pour davantage de logements et plus de «justice sociale» dans plusieurs villes isaraéliennes. Et ça s’est déroulé dans le calme. Pas de massacre comme en Syrie, juste à côté. C’est la preuve qu’Israël est une vraie démocratie.

Et concernant le manque de logements, il faudrait cesser de hurler comme des putois à chaque fois qu’on envisage d’en construire à Jérusalem, une ville juive plurimillénaire, et dans les villages israéliens de Judée-Samarie (qui ne sont, soit dit en passant, ni des «implantations illégales», et encore moins des «colonies»).

Et, soit dit toujours en passant, la Judée-Samarie, appelée depuis quelques années Cisjordanie, n’est pas un «territoire occupé», mais un «territoire disputé». Nuance de taille!

Jacques Brassard

lundi 1 août 2011

LE NAUFRAGE DES COMPARSES DU HAMAS

De retour d’Italie, j’apprends que la brigade des gauchistes québécois et canadiens, à bord du Tarhir, le «bateau canadien pour Gaza», n’a pas pu aller porter secours aux «affamés» du Hamastan, cette tyrannie islamiste toute entière pétrie de la haine des Juifs et imposant brutalement la charia au million et demi de gazaouis.

La marine grecque les en a empêchés et ils sont revenus bredouille du Proche-Orient. Gros jean comme devant! Un naufrage symbolique grotesque! Ils auraient du raser les murs. Pas du tout! Incapables de prendre conscience du côté ridicule de leur déroute de marins d’eau douce, ils ont poursuivi leurs imprécations contre Israël et le gouvernement Harper.

On pourrait se contenter d’en rire à s’en tenir les côtes, à la vue de ces pauvres guignols gauchistes qui se prennent pour les libérateurs d’un peuple «affamé-asservi-persécuté-enfermé», alors qu’en fait, ils ne sont que les courroies de transmission de la propagande et de la mythologie palestiniennes.

Oui, on pourrait certes se bidonner! Mais ce qui nous empêche de le faire, c’est le pénible constat que toutes les factions de la gauche québécoise (centrales syndicales, Québec Solidaire, ONG «humanitaires», intellos, catholiques de gauche, artistes) réussissent, grâce à la complaisance, pour ne pas dire la complicité, des médias, à donner au mensonge l’apparence de la vérité et à l’imposture le visage de la droiture. Tous ces bateliers amateurs de la gauche ne sont en fait que les idiots utiles de la barbarie islamiste.

Faire croire à une crise humanitaire à Gaza est un mensonge éhonté. La population de la bande de gaza est convenablement approvisionnée en nourriture, matériaux de construction, équipements de tous ordres, produits textiles etc. Pour le seul mois de juin, par exemple, près de 5000 camions chargés de 118,000 tonnes d’aide humanitaire sont entrés dans la bande de Gaza. De plus, Israël fournit, de façon constante, électricité, eau potable et soins médicaux.

Si les comparses québécois du Hamas veulent observer une vraie famine et apporter de l’aide aux affamés, ils n’ont qu’à naviguer vers la Somalie et les pays d’Afrique de l’est. Mais à Gaza, pas de famine!

Et si les habitants de Gaza subissent «l’enfermement», la répression, et l’oppression d’une barbarie totalitaire, ce n’est pas Israël qui leur imposent ces horreurs, c’est le Hamas, organisation terroriste, émanation des Frères Musulmans, vouée toute entière à l’éradication de l’État Juif.

Comment ne pas être stupéfié devant tous ces gauchistes «humanitaires» qui sont devenus des alliés, des partenaires, des complices d’une organisation qui piétine et viole systématiquement les droits humains?

Comment ne pas être stupéfié de voir ces «prosélytes de la Liberté» accuser l’État démocratique d’Israël de pratiquer l’apartheid, ce qui est une perversion aberrante du réel, et soutenir le régime inhumain et liberticide du Hamas?

Mystères, sans doute, de l’aveuglement idéologique!

Comment peut-on expliquer cette hostilité obsessionnelle à l’égard d’Israël de la part de toute la gauche québécoise, des centrales syndicales aux «chroniqueux» patentés en passant par Québec Solidaire et une fraction notable du NPD?

La réponse est évidente, c’est qu’elle est antisioniste. Ce qui signifie qu’elle nie la légitimité et le droit à l’existence de l’État Hébreu. C’est un État de trop. Il ne devrait pas exister. Il ne mérite pas d’exister.

J’entends déjà les chefs syndicaux, des députés, des intellos, des plumitifs protester et proclamer la main sur le cœur : «Non! Non! Bien sûr que non! Nous ne nions pas la légitimité de l’État Juif!» Foutaise! Fourberie! Car si c’était vraiment le cas, ils prendraient leurs distances avec le Hamas, le Fatah et l’Autorité Palestinienne qui, depuis 60 ans, refusent non seulement de reconnaître la moindre légitimité à l’État Juif, mais ne dissimulent pas leur volonté de l’anéantir.

Le Palestinian Center for Public Opinion a fait un sondage récemment chez les Palestiniens. Les résultats nous révèlent combien le lessivage intensif des cerveaux des Palestiniens depuis des décennies a été efficace.

61% des répondants refusent qu’il y ait deux États vivant côte à côte, un État Juif et un État Palestinien.

72% nient l’existence d’un passé historique juif de Jérusalem. 92% disent que Jérusalem doit être la capitale de la Palestine et ne doit pas être partagée.

Enfin, 80% pensent que des bataillons venus de tout le monde musulman doivent mener la guerre pour détruire Israël.

(Ces chiffres proviennent d’un article de Guy Millière commentant ce sondage)

Quand l’abbé Raymond Gravel, les leaders de la CSN, de la FTQ et de la CSQ, les co-chefs de Québec Solidaire, des artistes «engagés», des activistes hystériques, des «chroniqueux» tonitruants, se rangent derrière la racaille islamiste et les caïds palestiniens, j’espère qu’ils ne sont pas idiots au point de ne pas se rendre compte qu’ils adhèrent ainsi à l’antisionisme virulent qui imprègne la propagande, la doctrine et la stratégie de toutes les organisations palestiniennes.

Je vais plus loin. À notre époque, l’antisionisme est l’avatar contemporain de l’antisémitisme. Écrivant cela, j’entends déjà les alliés objectifs des islamistes pousser des cris d’indignation et protester énergiquement qu’ils ne sont pas, au grand jamais, antisémites. Il faut comprendre que toutes ces belles âmes de gauche ne veulent pas le moins du monde être associées à la barbarie nazie et à l’Holocauste. Ce serait du plus mauvais goût dans les salons et les cénacles progressistes.

Mais il n’en demeure pas moins que pour être convaincu que l’État d’Israël est un État de trop dans le monde (c’est même le seul membre de l’ONU dont le droit à l’existence est nié), il faut forcément exécrer le peuple Juif, il faut être judéophobe, c’est-à-dire antisémite.

Pierre-André Taguieff, expert en matière de judéophobie, met fort bien en relief le lien, je dirais ontologique, consubstantiel, entre antisionisme et antisémitisme. La citation est un peu longue, mais elle est éclairante.

«Le postulat de la nouvelle judéophobie est le suivant : les Juifs constituent un peuple en trop. À cet égard, on note une continuité dans les formes de l’hostilité aux Juifs. La principale différence consiste dans le remplacement du grief de «cosmopolitisme» ou de «nomadisme» par celui de «nationalisme» ou de «colonialisme», les Juifs incarnant le contre-type du «sans-patrie» dans le vieil antisémitisme politique. Ils incarnent aujourd’hui le type négatif du «nationaliste» (colonialiste, voire «raciste») dans le cadre de la nouvelle judéophobie à base antisioniste. Pour être humainement acceptable, les Juifs doivent disparaitre en tant que Juifs. Or, dans la nouvelle vision antijuive du monde, la première étape de cette élimination n’est autre que la destruction d’Israël.»

Et la boucle est bouclée. Antisionisme et antisémitisme sont les deux faces contemporaines de la plus vieille haine du monde.

Maintenant, si tous ces humanitaires compatissants, tous ces navigateurs secourables, tous ces gauchistes philanthropes, qui se lamentent sur leur bateau «échoué» en Grèce, veulent absolument secourir des affamés (des authentiques, cette fois!), ils n’ont qu’à affréter un «bateau pour la Somalie» (là où l’on crève vraiment de faim) ou un «bateau pour la Syrie» (là où Assad massacre son propre peuple et ou des réfugiés, des vrais, s’entassent à la frontière turque). Leurs pulsions humanitaires pourraient y être pleinement assouvies.

Qu’en pensez-vous, chers bons cœurs généreux de la gauche vertueuse? Un «bateau pour la Somalie», ce serait on ne peut plus à-propos, n’est-ce pas? Non? Ça ne vous intéresse pas, cher Amir Khadir? Et vous, cher abbé Gravel? Mais pourquoi donc? Allez! Dites-nous pourquoi? Vous n’avez rien à dire?

Bon! Je vais donc le dire à votre place : il n’y a pas de Juifs en Somalie! Pas plus qu’en Syrie! Les Juifs n’ont rien à voir avec l’anarchie qui règne en Somalie, ni avec la famine qui y sévit. Les Juifs n’ont rien à voir non plus avec les massacres en Syrie. Par conséquent, ces famines et ces massacres sont sans intérêt. Seule compte la crise humanitaire fictive de Gaza, parce qu’on peut en attribuer la responsabilité à l’État d’Israël et au peuple Juif.

Et elle n’a pas besoin d’être réelle, cette «crise». Il suffit, comme l’écrit Laurent Murawiec, que «la guimauve sentimentaliste dégouline de tous côtés pour décrire la souffrance des Palestiniens», et aussitôt le fantasme de crise humanitaire pousse irrésistiblement les Vertueux de gauche à une compassion effrénée envers le Palestinien «affamé» en même temps qu’à l’exécration du «Juif raciste et impérialiste».

La mission du Bateau canadien pour Gaza n’a cependant pas sombrée en Méditerranée... mais dans le ridicule,ça oui!

On peut sans doute se permettre de rigoler de leur «naufrage» loufoque, mais gardons quand même à l’esprit que la gauche québécoise a de nouveau accordé son soutien à une dictature sanguinaire, celle du Hamas (et ceux qui en doutent n’ont qu’à visionner les exécutions de leurs adversaires du Fatah), et adhéré pleinement à la vision antisioniste et antisémite qui prédomine dans le monde arabo-musulman.

Et je vous avouerai que cette attitude et cette perversion idéologique de la gauche québécois me donnent la nausée.

Jacques Brassard

mardi 7 juin 2011

LE LIVRE NOIR DU PQ

Un de ces jours, un historien écrira sans doute le Livre Noir du PQ. Il n’y aura pas, bien sûr, des monceaux de cadavres comme dans le Livre Noir du Communisme. Mais il y aura sûrement la relation détaillée des règlements de compte suicidaires, la description édifiante des coups de poignard dans le dos, le récit douloureux des trahisons crève-cœur, la radiographie des chausse-trapes et des pièges que l’on place sur le parcours du chef (surtout quand le parti est dans l’opposition), l’analyse fine des emmerderies des coupeurs de cheveux en quatre.

Je vous assure, un Livre Noir sur le PQ, ça serait un gros succès de librairie…dans la section roman de cape et d’épée.

La démission récente de trois députés (Beaudoin, Curzi, Lapointe) constituerait sans nul doute un chapitre croustillant.

Je me souviens que Pierre-Marc Johnson avait obtenu lors d’un congrès un solide appui des militants. Six mois plus tard, il n’était plus là, laissant la place à Jacques Parizeau qui attendait en coulisse.

Il y a des ressemblances entre le calvaire de P-M Johnson et ce qui arrive à Pauline Marois : cette dernière a battu un record de soutien des militants au dernier congrès du PQ (93%) et, malgré tout, comme ce fut le cas de P-M Johnson, des députés sont entrés en rébellion, remettant en question son leadership.

Il y a toutefois une grande différence avec le chemin de croix de P-M Johnson. Dans le cas présent, il n’y a pas de successeur de l’envergure de Parizeau qui piaffe d’impatience dans l’ombre.

Pauline Marois va donc certainement rester à la tête du parti, mais la désertion de trois députés influents risque de compromettre la prise du pouvoir qui, normalement, ne serait-ce qu’en vertu de l’alternance, lui était pratiquement assurée.

Ce qui me sidère et m’éberlue dans cette histoire, c’est le motif du départ : les trois rebelles quittent (officiellement du moins…) sur une triviale et prosaïque «question d’aréna». Je sais bien qu’ils s’efforcent de revêtir leur raison de partir des oripeaux de la «question de principe» et de la conviction éthique. Tout de même! Ça manque singulièrement de crédibilité.

Sérieusement – tout en comprenant qu’on puisse être en désaccord avec un projet de loi aux fins de sécuriser juridiquement une entente Ville de Québec-Québécor sur la construction d’un amphithéâtre – j’ai du mal à saisir que ça puisse justifier un départ fracassant du caucus.

Lorsque plusieurs ministres (dont certains étaient de vieux amis de René Lévesque : Parizeau, Laurin) ont quitté le gouvernement du PQ en 1984, c’était sur une question fondamentale, celle du Beau Risque. Ce dernier, rappelez-vous (moi, je ne peux certes pas l’oublier, car c’est cette «hémorragie» qui m’a permis d’entrer au Conseil des Ministres), constituait un virage considérable puisqu’il s’agissait de répondre à l’appel du nouveau Premier Ministre du Canada, Brian Mulroney, qui souhaitait réparer les dégâts du Coup de Force trudeauiste de 1982.

Pas sur une question d’aréna! Pas sur un projet d’infrastructure! Pas sur un banal projet de loi privé!

Les trois démissionnaires conscients de la légèreté (pour ne pas dire la frivolité) de leur motif de départ, ont centré leurs propos sur la nature de la gouvernance au PQ. Lisette Lapointe n’y va pas avec le dos de la cuillère. Elle dénonce « l’autorité outrancière d’une direction obsédée par le pouvoir ». C’est énorme! Je l’avoue, je ne croyais pas que Pauline Marois était tellement…stalinienne!

Louise Beaudoin, elle, prend soudainement conscience qu’il est urgent de faire de la politique…autrement. Ah! Bon! Mais comme elle savait très bien que la «ligne de parti» est une composante essentielle de la joute parlementaire, pourquoi, à 65 ans, a-t-elle décidé de rempiler? Surprenant!

Quant à Pierre Curzi, il nous revient avec la métaphore du miroir. En restant, avoue-t-il, «je n’aurais pas pu me regarder dans le miroir». Le miroir est un accessoire d’acteur, pas de politicien. Il ne faut pas trop en user…surtout quand on a tendance à voir de l’inconfort moral en toutes choses, y compris une «question d’aréna».

Ceux qui lisent ce blogue savent très bien que je suis souvent critique à l’égard du PQ (dont j’ai pourtant porté les couleurs à l’Assemblée Nationale pendant 25 ans). Je suis souvent en désaccord avec plusieurs de ses positions. C’est mon droit d’homme libre, n’étant plus ni député, ni militant.

Mais lorsqu’on est député, comme c’est le cas des quatre déserteurs (un autre s’est ajouté), j’ai toujours cru que la loyauté était une vertu essentielle et qu’il faut des raisons fondamentales pour s’en dépouiller.

René Lévesque et Pierre-Marc Johnson ont été désarçonnés et évincés sur la question de la souveraineté, la raison d’être du parti. C’était triste et désolant mais les déchirements portaient au moins sur des sujets de fond.

Dans le cas présent, on plonge Pauline Marois dans un terrible embarras...sur un vulgaire dossier d’infrastructure. Ça dépasse l’entendement!

Dernière nouvelle : Jean Charest reporte à l’automne  le débat et le vote sur le projet de loi Labeaume!! L’urgence a soudainement disparu. Aurait-il appliqué un plan démoniaque pour semer la zizanie dans les rangs du PQ? Si c’est le cas, c’est d’une perversité machiavélique absolument répugnante.

Jacques Brassard
Là, c'est vrai, je prend congé jusqu'en août.

dimanche 5 juin 2011

COMPLÉMENT DE RÉPONSE

Un lecteur anonyme (dont vous pourrez lire le commentaire ci-dessous) me semonce et me critique parce que j’ai précisé à propos de l’Agité du Plateau «que l’antisionisme est la forme contemporaine de l’antisémitisme». Il conclut sa missive par un «n’importe quoi!» méprisant. Ce qui, je l’avoue, m’a agacé et piqué au vif.

Je ne suis évidemment pas le seul à affirmer un lien indissoluble entre antisémitisme et antisionisme. Pierre-André Taguieff, dans un livre-phare sur la question, intitulé La Judéophobie des Modernes, démontre, en long et en large, et sur la base d’une abondante documentation, qu’à l’époque du Jihad islamiste (c’est notre époque) la haine du Juif (la plus vieille haine du monde) a revêtu la défroque de l’antisionisme, c’est-à-dire une virulente négation de la légitimité de l’État juif et une volonté acharnée de l’anéantir.

Il suffit d’ailleurs de faire l’effort de prendre connaissance des motivations profondes (et affichées) sur lesquelles s’appuie le refus systématique de reconnaître l’existence de l’État juif, pour constater que c’est la haine du Juif (une haine tenace, féroce, pathologique) qui en est le principal fondement.

L’axe doctrinale de l’islamisme radical est très claire : il faut éradiquer l’État juif… parce qu’il faut effacer toutes traces de la présence juive au Proche et au Moyen-Orient; l’antisionisme (le refus de l’État hébreu) est nourri et justifié par l’antisémitisme (la haine du Juif).

Si vous ignorez cette haine, présente dans tous les discours et toutes les actions de toute la nébuleuse islamiste et jihadiste (théocratie iranienne, Hamas, Hezbollah, Frères Musulmans, Al Qaida, Fatah etc.), c’est que vous pratiquez l’aveuglement et la surdité volontaires.

Par conséquent, les occidentaux, surtout de gauche, qui soutiennent, prétendument pour lutter contre le néo-colonialisme, la position antisioniste des islamistes de tout poil, et tout particulièrement celle des Palestiniens (incarnant à leurs yeux la Victime exemplaire et l’Opprimé par excellence), cautionnent du même coup l’antisémitisme, c’est-à-dire la haine du Juif, qui constitue le sous-bassement idéologique de cette position.

Si vous ne voyez pas la jonction essentielle, l’accouplage indissoluble entre les deux, c’est que vous faites partie de la grande cohorte des Idiots Utiles.

Dernière remarque. Quand vous affirmez qu’il y a des «millions de Juifs qui, pour des raisons religieuses et personnelles, sont contre l’existence d’Israël», là, vraiment, vous débloquez à fond! Des millions!? Comme vous dites à mon propos…c’est n’importe quoi! Je sais très bien qu’il existe certains ultra-orthodoxes et certains hyper-gauchistes juifs (tel Noam Chomsky) qui pensent ainsi, mais des millions? Quand même! Soyons sérieux!

Il faut, par ailleurs, savoir faire la différence entre critiquer les décisions et les actions du gouvernement israélien (ce qui est une réalité constante, aussi bien en Israël que parmi les amis d’Israël, parce que, voyez-vous, Israël est une démocratie, une authentique) et nier la légitimité et le droit à l’existence de l’État juif.

Je sais bien que je ne vous aurai sans doute pas convaincu. Et je sais aussi très bien que vous ne lirez probablement pas le livre exceptionnel de Pierre-André Taguieff.

Et je crains que vous ne lirez pas non plus le livre remarquablement lucide de Michel Gurfinkiel : Israël peut-il Survivre? La Nouvelle Règle du Jeu.

Je me permets d’ailleurs, en conclusion, de vous citer un extrait de ce dernier.

«Être promis à la destruction par les uns, être abandonné par les autres : aucun peuple ne peut prendre à la légère une telle situation. Israël moins qu’un autre. Le peuple juif garde dans sa mémoire collective d’autres génocides et d’autres trahisons : l’Égypte pharaonique, la Perse achéménide, la Rome d’Hadrien, l’extermination des juifs et des judaïsants d’Arabie, les expulsions d’Angleterre, de France, d’Espagne, les pogroms d’Occident et de Russie, et enfin la Shoa. Quand le président de la République islamique iranienne, Mahmoud Ahmadinejad, affirme —en accord avec le guide spirituel Ali Khamenei – qu’Israël doit être «rayé de la carte» (2005) ou qu’il est entré «dans le processus de l’anéantissement» (2008), les Israéliens et les autres juifs à travers le monde se rappellent d’autres imprécations, dans le Reich allemand des années 1930. Qui furent suivies d’effet.»

L'État d'Israël est un État de trop et , pour reprendre l'expression de Taguieff, «le peuple juif est un intrus dans le genre humain», telles sont les deux faces du fantasme idéologique qui surplombre le monde contemporain.

Jacques Brassard

vendredi 3 juin 2011

L'AGITÉ DU PLATEAU

Les bobos du Plateau nous ont fait un bien joli cadeau aux dernières élections : ils ont envoyé à l’Assemblée Nationale Amir Khadir, le co-chef de Québec-solidaire. Comme ils sont généreux!

Mais attention! Plusieurs, au Québec et dans les médias, sont enclins à le ranger dans la catégorie des énergumènes populistes. D’autres, et ils sont semble-t-il nombreux, le considèrent comme un Robin des Bois au service de la veuve et de l’orphelin. Les uns et les autres ont bien tort.

Le Camarade Khadir, c’est surtout, voyez-vous, l’incarnation accomplie de l’écolo-socialisme québécois, crachant à tout vent sa haine inextinguible de l’entreprise privée capitaliste. C’est aussi un modèle exemplaire de l’anti-américanisme pathologique, pour qui les États-Unis d’Amérique sont un monstre impérialiste. Il est même conspirationiste, étant porté à croire que le 11 Septembre est le fruit d’un complot américano-sioniste. C’est enfin un antisioniste enragé, ce qui signifie qu’il nie toute légitimité au peuple Juif d’avoir un État bien à lui dans son antique patrie. Et je précise que l’antisionisme est la forme contemporaine de l’antisémitisme.

Tel est l’Agité du Plateau dans toute sa splendeur!

Toutes ses actions et tous ses discours sont donc fondés sur cette idéologie écolo-socialiste, anti-américaine et antisioniste.

Qu’il lance ses godasses sur un poster de Bush; qu’il harcèle un modeste marchand en prêchant le boycott de son commerce parce qu’il vend des chaussures fabriquées en Israël; qu’il exprime son hostilité à l’égard de Pierre-Karl Péladeau parce qu’il est riche et qu’il a réussi; qu’il traite toutes les entreprises minières et pétrolières de spoliatrices de nos ressources; qu’il manque de respect envers Lucien Bouchard en l’accusant d’être traître aux Québécois parce qu’il croit au développement économique sous l’impulsion d’investissements privés venant d’ici et d’ailleurs, toutes ses actions et tous ses discours révèlent quelles sont les convictions, les croyances et les prédilections idéologiques de l’Agité du Plateau.

Remercions le Bon Dieu de ne pas vivre dans un État «Québec-Solidaire». Ce serait une sorte de Cuba Nordique. Les socialo-communistes, ça peut peut-être vous inspirer à l’occasion de la sympathie, mais s’ils se retrouvaient aux commandes de l’État, je vous assure que vous les trouveriez très vite fort déplaisants et tout à fait malfaisants.

(Je me souviens que, dans les années 60, bien des occidentaux, et bien des Québécois, trouvaient Mao, Fidel et Ho Chi Minh avenants, aimables et chaleureux. Sympathiques, quoi! Et ils étaient scandalisés de voir Chinois, Cubains et Vietnamiens fuir par milliers et par tous les moyens leurs lumineux Paradis Socialistes. C’est qu’ils n’avaient pas le malheur d’y vivre.)

Alors, avant de céder à l’extase devant les sparages et les loufoqueries de l’Agité du Plateau, pensez juste un petit moment à l’idéologie néfaste et dévastatrice dont il est le porteur et le porte-parole.

Et je ne peux m’empêcher d’ajouter qu’en plus d’être un écolo-bobo-communiste anti-américain et antisioniste, ce triste sire n’aime manifestement pas le hockey. Ce qui est un comble! Et ce qui le rend à mes yeux encore plus louche et plus pernicieux!

Jacques Brassard

Je prends congé pour quelques semaines. Je pars pour l’Italie avec ma femme, ma fille et mon gendre. Nous allons retrouver ma petite-fille de 18 ans qui a séjourné un an dans une famille milanaise. Et nous la ramenons au pays. Mais avant, comme elle parle maintenant couramment l’italien, elle nous servira de guide et d’interprète dans nos pérégrinations à travers l’Italie. À plus tard. Quelque part au mois d’aout.

mercredi 25 mai 2011

IL ÉTAIT UN PETIT NAVIRE...

En Occident, depuis la Révolution Bolchévique, la race des Idiots Utiles est tellement résistante et tellement prolifique, qu’elle n’est pas à la veille de disparaître.

Au Canada et au Québec, cette engeance s’agite de nouveau en collectant des fonds en vue de financer l’envoi d’un «bateau canadien pour Gaza» chargé de «matériel humanitaire».

Vous avez compris qu’il s’agit de s’opposer au «blocus illégal de Gaza imposé par Israël».

Au sein de la brigade d’Idiots Utiles, on y retrouve, comme toujours, les palestinophiles habituels tels l’abbé Raymond Gravel, l’écrivain gauchiste Gil Courtemanche et la co-chef de Québec Solidaire, Françoise David (l’autre co-chef, l’ineffable Khadir n’est sûrement pas loin).

À les entendre, ils se font corsaires au service du Hamas pour défendre la dignité humaine (dixit l’abbé Gravel), la liberté (!!! Dixit Gil Courtemanche) et la justice (dixit Françoise David).

Comme si ça allait de soi que ce soit Israël qui, à Gaza, bafoue la dignité humaine, anéantit toute liberté et tord le cou à la Justice.

C’est le monde à l’envers. L’inversion des valeurs. Le réel escamoté.

L’Idiot Utile, de par sa nature, est aveugle. Il ne voit donc pas que le Hamas, une branche des Frères Musulmans, a pris le pouvoir à Gaza en égorgeant ses adversaires du Fatah (le parti de Mahmoud Abbas) et qu’il a mis en place une tyrannie sanguinaire. Il ne voit pas non plus que le Hamas prêche la haine de l’Occident et des Juifs en particulier et qu’il applique la charia avec rigueur, y incluant lapidation et amputation. Il ne voit surtout pas que la raison d’être du Hamas, c’est le jihad, la guerre sainte contre les Croisés et les Juifs. Et ils sont évidemment bien loin de voir que l’obsession du Hamas, son idée fixe, telle qu’inscrite dans sa charte, c’est la destruction d’Israël et le parachèvement de la Shoa (en somme, finir le travail des nazis).

L’Idiot Utile ne voit forcément pas les attaques terroristes lancées par le Hamas contre les civils ni les milliers de roquettes balancées à l’aveuglette sur les populations israéliennes.

Il ne voit pas, à l’intérieur du Hamastan, la violation systématique des droits humains et des libertés fondamentales.

Il ne voit pas les ressources considérables, provenant largement de l’aide internationales, détournées à des fins de réarmement, et ce, malgré le blocus légitime établi par Israël.

Et ne vous attendez pas qu’il voit que la population de Gaza est, malgré le blocus, parfaitement bien approvisionnée en nourriture et en médicaments.

Je suis toujours sidéré de voir des personnes comme l’abbé Gravel, Gil Courtemanche, Françoise David et bien d’autres gauchistes de toutes obédiences de même que des ONG se donnant une vocation de défense des droits humains, se porter à la rescousse d’une maffia terroriste comme le Hamas et traîner dans la boue, diffamer, boycotter, dénigrer, le seul État démocratique de toute la région, Israël.

C’est le monde à l’envers. L’inversion des valeurs. La distorsion du Réel.

Sont-ils conscients qu’en agissant ainsi, ils cautionnent le terrorisme et l’antisémitisme des satrapes du Hamastan?

Sont-ils conscients qu’en servant de relais à la propagande mensongère des Palestiniens sur Israël, ils se comportent en agents de désinformation contribuant ainsi à délégitimer Israël?

La réponse est non. Ils ne sont pas conscients d’être des Idiots Utiles. Parce que c’est le propre de l’Idiot Utile d’être convaincu qu’il est un combattant de la Liberté, de la Justice et de la Paix. Il vit au cœur de fantasmes masquant et déformant la réalité. Et c’est justement parce qu’il est idiot…qu’il est utile. Car il est impuissant à mettre à nu la nature terroriste et génocidaire du Hamas et autres organisations islamo-fascistes.

Et, concernant le conflit israélo-palestinien, comme les Idiots Utiles pullulent dans toute la gauche et au sein des médias, on comprend pourquoi Israël est diabolisé, métamorphosé en agresseur, délégitimé, voit son droit à l’existence nié, et on comprend aussi pourquoi la haine des Juifs, sous la forme ancienne de l’antisémitisme, et sous la forme moderne de l’antisionisme, est dominante dans le monde musulman et en progression rapide en Occident.

Heureusement, la démocratie israélienne et le peuple Juif peuvent toujours compter sur les États-Unis d’Amérique. On l’a vu ces jours-ci avec l’accueil chaleureux réservé par le Congrès américain au Premier Ministre d’Israël. Cet appui du peuple américain est d’ailleurs si solide que le locataire actuel de la Maison Blanche, résolument hostile à Israël pendant deux ans, a cru bon, sans doute pour des motifs électoraux, de reconnaître le bien-fondé des positions israéliennes dans un éventuel processus de paix.

Israël et le peuple Juif peuvent aussi compter sur le soutien sans faille du gouvernement conservateur canadien, Stephen Harper n’hésitant jamais à proclamer la pleine légitimité de l’État d’Israël et à reconnaître son plein droit de défendre son existence.

Le «bateau canadien pour Gaza», c’est la croisière de l’imposture et de la mystification. Les moussaillons de la gauche québécoise qui y seront à bord sont des alliés objectifs du terrorisme et du jihad.

Quel déshonneur, quelle déchéance et quel pourrissement pour une gauche qui s’est longtemps considérée comme le réceptacle, je dirais même le tabernacle, de la liberté et de la compassion.

Jacques Brassard