lundi 29 novembre 2010

GAUCHE-DROITE, GAUCHE-DROITE

Un récent sondage tentait de déterminer si les Québécois logeaient à gauche où à droite. C’est là une tentative aberrante vouée à l’échec pour la simple raison que les Québécois ignorent le sens et la portée de ces deux concepts. Pas parce qu’ils sont intellectuellement incapables d’en saisir la signification, mais tout simplement parce que ce mode de clivage politique ne fait pas partie du lexique du citoyen moyen au Québec.

En Europe, sans doute, droite et gauche renvoient à des assemblages de valeurs, de visions et de pratiques politiques différentes. Mais pas au Québec. Ce qui ne signifie pas cependant que ces valeurs, ces visions et ces pratiques ne soient pas présentes au Québec. Elles sont là et elles ont toujours été là. Et il est relativement facile de procéder à leur attribution à gauche comme à droite.

Sur le plan des valeurs, par exemple, il est reconnu que la droite privilégie la liberté sous toutes ses formes : de parole, de penser, de culte, d’entreprendre. La liberté individuelle et la responsabilité qui en découle. La liberté politique aussi bien que la liberté économique. Ce qui signifie que, concrètement et logiquement, les gens et les formations de droite vont préférer, devant des problèmes sociétaux, s’en remettre à la responsabilité de l’individu libre plutôt que de recourir à l’intervention étatique. Il s’agit là d’un trait distinctif essentiel de la droite. C’est d’ailleurs sur la base d’un tel critère que je peux affirmer que, personnellement, et après avoir été longtemps social-démocrate, je me situe désormais à droite. Sans honte et sans remords.

Cela ne veut pas dire que les gens et les formations de gauche préconisent la suppression de toute liberté. Sauf les communistes de toutes obédiences. Mais les gens et les formations de gauche vont placer au premier rang des valeurs fondamentales l’égalité plutôt que la liberté. Et pas uniquement l’égalité devant la loi (ce qui va de soi aussi pour la droite), mais l’égalité en matière d’éducation (ce qui conduit au nivellement par le bas), l’égalité en matière de santé (l’égalité de tous dans les files d’attente), en matière de revenu (par le biais d’une fiscalité dite progressive), en matière économique (par la prise en charge de larges secteurs de l’économie par l’État) et en matière sociale (par la redistribution forcée de la richesse).

Quand on jette un regard sur le XXe siècle, on constate que la gauche y a dominé la scène politique en Occident …et même ailleurs. La gauche extrême qui a accouché de l’enfer communiste aussi bien que la gauche social-démocrate qui a donné naissance un peu partout à des États-Providence dispensateurs de faveurs et de bienfaits et qui sont vite devenus gloutons et obèses.

Le Canada et le Québec n’ont pas fait exception. Le Canada d’abord (après la deuxième Guerre Mondiale), et le Québec ensuite (avec la Révolution Tranquille) se sont mis à l’œuvre et ont édifié un État-Providence de nature social-démocrate.

Et ce n’est pas parce qu’au Québec on a pris l’habitude de le désigner sous le nom de « modèle québécois » que notre État-Providence est tellement différent des autres. Comme les autres États-Providence, il est constitué d’un empilement de politiques, de programmes et de structures bureaucratiques financés par une lourde fiscalité et un endettement débridé, le tout visant à implanter l’égalité (parfois au détriment de la liberté). Et cette valorisation de l’égalité aboutit souvent à l’égalitarisme, doctrine sectaire qui nie même les inégalités naturelles de talent, de fortune et de résultats. C’est malheureusement le cas dans bien des systèmes d’éducation…dont le nôtre.

Or, de nos jours, les États-Providence, devenus des États Mammouths, envahissants et lourds, sont en crise et au bord de la faillite. Les dépôts de bilan ont commencé. La Grèce l’a fait. Et maintenant l’Irlande. Le Portugal et l’Espagne devraient suivre. Et la France est sérieusement mal en point. Et le Québec, me direz-vous? Le Québec s’approche du gouffre. Sa dette est colossale. Les déficits budgétaires sont de retour. Sa fiscalité est accablante. Et s’il ne pouvait pas compter annuellement sur 8 milliards de dollars de péréquation (provenant pour l’essentiel de la monstrueuse Alberta), il serait sans nul doute dans le même pétrin que la Grèce et l’Irlande.

Il devient donc évident, dans de telles circonstances, que les idées et les solutions de droite prennent de la valeur. La réduction de la taille de l’État, par exemple, apparait maintenant, pour beaucoup de citoyens, comme un chantier inéluctable. Ils ne sont sans doute pas tous conscients que c’est une opération qui sera douloureuse. Car on ne pourra pas se contenter de bricolage. N’oublions que ça fait 40 ans que nous empruntons pour payer l’épicerie et que, par conséquent, nous vivons au-dessus de nos moyens. Il faudra tailler dans le vif et remettre en question la « générosité » de pans entiers de notre social-démocratie : système de santé, services de garde, assurance parentale.

Concurremment, il faudra lever les obstacles et briser les entraves qui empêchent la création de richesse au Québec. Exemples : les moratoires de tous ordres qui paralysent le développement.

On peut choisir de ne rien faire. Et même de continuer de dévaler la pente du désastre. C’est ce que préconisent les corporatismes syndicaux et la gauche délirante (genre Québec-Solidaire). Ce qui se traduirait par davantage de programmes sociaux et davantage d’impôts. Splendide! Tous égaux au bord du gouffre! Et prêts à plonger!

Pour l’instant, on doit constater qu’il n’y a personne, sur la scène politique, qui pourrait avoir le courage de s’engager dans cette voie éprouvante (Via Dolorosa). Le Parti Libéral, qui devait pourtant entreprendre la réingénierie de l’État, s’est finalement contenté de retouches cosmétiques. Le Parti Québécois, prisonnier de son aile gauche, en est lui aussi bien incapable, malgré ses sursauts d’indignation devant l’énormité de la dette publique et la lourdeur de la fiscalité. Quant au parti ADQ, même s’il a des idées résolument de droite, il n’est manifestement pas en mesure, dans un avenir prévisible, de sortir de la marginalité.

Pour s’extirper de l’impasse, pour de ne pas dire du trou, Les idée et les solutions existent et elles sont bien connues. Et elles sont de droite. C’est le courage politique pour les appliquer qui fait défaut. En fait, je pense qu’il nous faudra être contraint par une conjoncture « à la grecque ou à l’irlandaise » pour bouger. Ça viendra!

Si vous lisez, par exemple, le livre de Joseph Facal, vous arriverez à la conclusion qu’il y a là un programme politique exhaustif permettant de stopper le déclin du peuple québécois. Prenez connaissance surtout des six principes de gouvernance qu’il met de l’avant (entre autres : « réenracinement de la nation québécois dans son expérience historique »; réhabilitation de la « responsabilité individuelle »; un plus grand souci de l’équilibre entre « l’État et le marché ») et des solutions qui en découlent, et vous conclurez qu’il s’agit là d’un programme qui se situe à droite de l’échiquier politique.

Je comprends bien qu’il ne veuille pas qualifier ses propositions comme étant de droite. D’ailleurs, il ne les qualifie pas du tout. Il ne juge pas indispensable de les étiqueter de droite ou de centre gauche, ou de …gauche efficace. Il sait trop bien qu’au Québec le vocable «droite» est considéré comme une vilaine insulte et, dans la nomenklatura syndicaliste, c’est même perçu comme une tare honteuse.

D’ailleurs, on peut fort bien ne pas recourir à ce concept-repoussoir et prendre acte malgré tout que les solutions pour éviter au Québec une banqueroute nationale se trouvent toutes dans l’arsenal doctrinal de la droite. La gauche, face à ce gâchis, est d’une sinistre stérilité, se bornant à rabâcher les mantras étatistes (nouveaux impôts, faire cracher les riches, nouveaux programmes, chromer encore plus les programmes existants).

Le plus tragique dans la situation que nous vivons comme société, c’est qu’il n’y a pas de maîtres d’œuvre pour porter un projet de restauration nationale. Les Québécois le savent bien. C’est ce qui fait qu’un grand nombre se déclarent orphelins politiques et qu’ils répudient en bloc toute la classe politique. D’ailleurs, avez-vous noté que, pour les Québécois, s’exprimant à travers les sondages, et face à toutes les sordides affaires qui moisissent sur la place publique, il n’y a plus des bons et des méchants, des honnêtes et des filous dans la classe politique. Tout le monde est méchant et filou.

Joseph Facal a donné comme sous-titre à son ouvrage : Essai sur la Condition Québécoise. Il faut être un jovialiste impénitent pour ne pas constater que la Condition Québécoise est dans un bien triste état : une identité en péril, un État proche de la faillite, une économie entravée dans son développement, une classe politique discréditée.

Il y a des matins où je me demande si on va s’en sortir…

Jacques Brassard

33 commentaires:

Anonyme a dit…

Même nos théologiens sont socialistes. L'abbé Raymond Gravel est devenu le porte-parole de l'Église catholique au Québec.

Qu'est ce qu'on va faire Monsieur Brassard? Merci pour votre belle analyse.

La vie n'est plus sacrée!

http://lejournaldemontreal.canoe.ca/journaldemontreal/chroniques/nathalieelgrablylevy/archives/2010/11/20101125-035308.html

Or, toutes les activités humaines produisent du CO2, même le simple fait de respirer. Entre lutter contre les émissions de CO2, et s'attaquer à l'Homme, le glissement est donc facile. D'ailleurs, un nombre grandissant de voix s'élèvent à présent pour dénoncer la surpopulation terrestre et défendre la nécessité d'un contrôle démographique par de multiples moyens, allant de la limitation des naissances à l'avortement forcé, en passant par la stérilisation. Le plus inquiétant, c'est que le contrôle démographique n'est plus appuyé que par quelques marginaux fanatiques, mais bien par des personnes respectées et influentes, dont Bill Gates et David Rockefeller.

Jusqu'à tout récemment, rien n'était plus sacré que la vie humaine. Partout et par tous, elle était célébrée, défendue et protégée. Aujourd'hui, certains ont réduit l'être humain à un vulgaire parasite dont l'existence menace l'environnement, un cancer à combattre. On disait que la vie n'avait pas de prix. Maintenant, on la mesure à son empreinte carbone.

Assisterons-nous un jour à des génocides au nom de l'environnement? Qui sait! L'Histoire nous a montré que l'homme est capable du meilleur comme du pire. Voici néanmoins ce qu'on peut lire dans un rapport du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA): «L'effort à long terme nécessaire pour maintenir un bien-être collectif qui soit en équilibre avec l'atmosphère et le climat exigera en fin de compte des modes viables de consommation et de production, qui ne peuvent être atteints et maintenus que si la population mondiale ne dépasse pas un chiffre écologiquement viable». Plutôt inquiétant, non?

La nostalgie de Paul-Émile Roy
http://www.vigile.net/La-nostalgie-de-Paul-Emile-Roy

...La Révolution tranquille, lance-t-il en reprenant un de ses thèmes de prédilection, a avorté et s'est «transformée en une forme vulgaire de capitulation tranquille». Après elle, les Québécois refusent le passé, méprisent leur héritage catholique, l'école devient un lieu d'inculture, la question nationale est dans un cul-de-sac et le conformisme marchand est devenu le nouveau dogme...

Anonyme a dit…

Voilà ou nous aura amené la Révolution Tranquille.C`est bien beau commencer à endetter la Province pour des infrastructures,des programmes sociaux,etc....Mais ça là jamais eu de fin et ils n`ont rien prévu.Pas même rembourser la dette dans les périodes de grandes croissances économiques,nie le déclin de la population active.

Notre seul salut,c`est un gouvernement de droite qui va réduire grandement la grosseur du gouvernement et de développer les ressources du Québec quite à faire des mécontents.

Anonyme a dit…

Garderies au Québec : les coûts multipliés par huit en 13 ans

http://pouruneecolelibre.blogspot.com/2010/11/garderies-au-quebec-les-couts.html

Michel Hébert a dit…

Je suis de votre avis, M. Brassard. L'eau bout, les carottes seront bientôt cuites.

Philippe Bourque a dit…

Ce genre de texte devrait être dans les lectures obligatoires des étudiants du secondaire (les commentaires en moins).

Sylvain a dit…

M. Brassard, votre analyse de la gauche est assezbjuste dans certains cas, en particulier en ce qui a trait à l'éducation.

Là où, à mon avis , vous faites fausse route c'est au niveau des solutions qui diapres-vous serons "douloureuse". Je suis déçu de constater qu'un homme politique comme vous n'est toujours pas réussi à identifier le vrai problème.

Vous savez très que toutes les solutions que la droite propose sont vouées à l'échec. Si je vous comprends bien les politiques de la droite n'ont jamais été pratiqués à travers le monde ? Je n'ai pas du tout vos connaissances historique de la politique. Il y a sûrement des raisons pour lesquelles la gauche est apparu?

C'est beau de dénigrer mais il faudrait un de rigueur.

Ce que la droite et la gauche proposent est de toute façon vouées à l'échec puisque rien ne résout le problème fondamentale du Québec. Arrêtez de tous penser à court terme. En 2008 Québec a fêté 400 ans, en 2408 je suis pas mal sûr qu'on va fêter les 800 ans. Donc arrêtez d'essayer de tous régler en 2 ans.

Sylvain Plourde

UnionRevolte a dit…

Très bon article.
Les concepts de droite et de gauche politiques sont à redéfinir au Québec. Dans le contexte où le capitalisme moderne est rétrograde, destructeur et passéiste, SEUL une droite libertarienne prônant l'abolition des monopoles capitalistes ou une gauche socialiste, prônant l'action du citoyen comme base d'avancement aura un sens. Il faut surpasser les dogmes actuels de nos sociétés, cela comprend la redéfinitions des termes "gauche" et "droite" politique.

José Soucy a dit…

Moi aussi je suis un peu cynique face à notre avenir!!!


José Soucy

Antoine a dit…

Très bon article M. Brassard,
Un professeur qui m'a fort marqué m'a aussi apprit une chose que je ne saurai oublier, apprendre à se forger sa propre opinion! Peut-être un peu de droite comme idéologie, mais foutrement utile pour un tel débat si crucial pour notre futur.

Note: M. Plourde, je suis content de voir que vous êtes en accord face à l'image créé de l'éducation par M. Brassard, car je dois avouer que le tout se reflète légèrement dans la qualité de votre grammaire! ;)

Conservateur québécois a dit…

C'est triste mais nous devrons attendre le Fonds monétaire international pour faire bouger les choses. Je ne crois plus aux politiciens québécois. Ces derniers n'ont pas de courage, pas de visions, pas d'idées, ce sont des administrateurs de boutiques sans envergure.

pasdedentier a dit…

Très bon papier M. Brassard.

Il me faudra déplorer au Québec l'attitude généralisée de la gauche qui se donne toujours des airs de supériorité morale dans son argumentaire et qui diabolise la droite.

Il faudrait que certains de nos tenants de la gauche aillent voir ce qui fut imposé à l'Irlande, dont les politiciens furent incapables de freiner les dépenses durant les années de boum économique. Baisse du salaire minimum, coupure de 25 000 postes de fonctionnaires ( dans un pays de 4,5 millions !) réductions des rentes etc etc . La même chose se passe en Grèce, les Grecs hurlent et descendent dans la rue et les Irlandais émigrent ailleurs.

Aucun politicien n'a le courage de dire ce qui est vraiment nécessaire, je pense que vous avez raison, ça va prendre une crise majeure.

honorable a dit…

On n'a qu'à observer les décisions de la FPJQ (Fédération professionnelle des journalistes du Québec) à leur congrès récent pour constater à quel point la pensée unique règne dans cette profession-là :

http://davidouellette.wordpress.com/2010/11/29/la-guilde-antisioniste/#more-449

Anonyme a dit…

Bonjour M. Brassard,

À mon humble avis, le clivage droite/gauche ne repose pas sur l'opposition liberté/égalité - ce serait trop facile... Aux extrêmes, les deux orientations se rejoignent dans leur déni de liberté: la tentation totalitaire existe autant à l'extrême-droite qu'à l'extrême-gauche, et les gouvernements de droite radicale ou de gauche radicale démontrent la même propension à l'autoritarisme.

La distinction gauche/droite ne tient pas non plus à l'aspect collectivisme/individualisme, car on oublie que les partis de droite (conservateurs) traditionnels étaient au moins autant communautaristes que les partis de gauche (sociaux-démocrates).

Ce que j'ai appris à l'université (il y a bien longtemps), c'est que l'opposition droite/gauche
tient à l'accent qui est mis davantage sur les intérêts d'une élite ou ceux de la masse...

Dans un cas comme dans l'autre, c'est un savant dosage d'incitatifs, de restrictions et de protections, qui font qu'on tend vers un certain équilibre, mouvant et imparfait, entre la plus grande liberté possible et pour le plus grand nombre de gens possible.

Avec tout mon respect,

un centriste convaincu

Anonyme a dit…

M. Brassard, quand vous aurez le temps, rappelez nous pourquoi vous êtes souverainiste. On ne s'en rappelle plus.

Sébas a dit…

Très bon texte et lorsque vous dites:

"Je comprends bien qu’il ne veuille pas qualifier ses propositions comme étant de droite. D’ailleurs, il ne les qualifie pas du tout. Il ne juge pas indispensable de les étiqueter de droite ou de centre gauche, ou de …gauche efficace. Il sait trop bien qu’au Québec le vocable «droite» est considéré comme une vilaine insulte et, dans la nomenklatura syndicaliste, c’est même perçu comme une tare honteuse.

D’ailleurs, on peut fort bien ne pas recourir à ce concept-repoussoir et prendre acte malgré tout que les solutions pour éviter au Québec une banqueroute nationale se trouvent toutes dans l’arsenal doctrinal de la droite."


... je réponds: BRAVO! (et Facal semble avoir compris, lui!)

Ce sont les journalistes pro-corporatiste-syndical(et non de gauche), les artistes étatistes(et non de gauche), les idéologues socialistes (et non de gauche), etc, qui dominent le discours au Québec (surtout à partir de Montréal).

Alors, svp, "gang de Québec" (surtout), cessez de parler de droite et de gauche.

Adaptez-vous, cibole. Montréal c'est un autre monde! (a whole different ball game). J'y habite depuis longtemps et je connais très bien la mentalité ici. Vous n'allez pas réussir à percer avec ce discours. Dites ce que vous voulez accomplir, décrivez les problèmes, etc, mais, svp, oubliez ces étiquettes idéologiques.

Combien de fois va-t-il falloir le répéter ?

Réfléchissez, vous n'allez PAS convaincre les gens de Montréal et des régions (en-dehors de la région de Qc), avec ce discours.

Ce qui compte, ce n'est pas d'éduquer les gens au niveau politique/idéologique, c'est de passer le bon message aux gens et ce, sans qu'il soit récupéré par les "experts idéologues" de Montréal.

Les gens de Québec sont beaucoup plus politisés concernant la droite et la gauche, qu'ailleurs au Québec.

Ah pis des fois j'ai le goût de ne rien dire, car certaines personnes, qui cherchent à être plus responsables(=je n'ai pas dit droite, bon!), semblent aussi têtus que les socialistes(=je n'ai dit gauche, bon!)

:-)

Sébas a dit…

@ Honorable qui utilise l'expression:

"pensée unique"... je dis: BRAVO !

:-)

Anonyme a dit…

Un beau cadeau de Noël ?

Échange entre l’abbé Raymond Gravel et Georges Buscemi, président de Campagne Québec-Vie

http://www.cqv.qc.ca/fr/un-beau-cadeau-de-noel-echange-entre-l%E2%80%99abbe-raymond-gravel-et-georges-buscemi-president-de-campagne-

Italie Demers-Cote-Dallaire 2010 a dit…

Comment allons nous pouvoir inverser la tendance alors qu'environ 60% de la population vit aux "crochets" des autres 40%. J'ai bien peur qu'une dictature nous attende au bord du gouffre... Comment renverser la situation autrement? Je suis sincerement inquiet pour mes enfants.

Anonyme a dit…

"Et s’il ne pouvait pas compter annuellement sur 8 milliards de dollars de péréquation (provenant pour l’essentiel de la monstrueuse Alberta), il serait sans nul doute dans le même pétrin que la Grèce et l’Irlande. "
QUESTION: Comment peut-on être encore souverainiste quand on affirme çà?

Anonyme a dit…

Le choc démographique du papy boom

http://www.dailymotion.com/video/xd6zug_le-choc-demographique-du-papy-boom_news

François D. a dit…

Merci M. Brassard encore pour cet autre texte intéressant.

C'est assez ironique de voir, de lire et d'entendre des gauchistes que la gauche n'est pas la gauche. Ce n'est pas aussi simple que cela. On ne peut pas résumer la politique en gauche ou droite. Ou encore, on est pas en France ici mais au Québec. Etc. Ils refusent carrément de se faire traiter de gauchistes ou d'en parler.

Pourtant les médias québécois tout type confondu nous rabâche les oreilles avec le mot droite ou extrême droite depuis au moins 15 ans. Une personne va à l'église catholique, elle est de droite. Elle parle de Dieu trop souvent et elle est d'extrême droite. Elle a le malheur de dire qu'elle est contre l'avortement et elle devient de super extrême droite si ce n'est pas carrément folle, ignare et j'en passe. Elle parle avec des anglais, ou n'est pas anti-américaine, là encore elle est de droite. Elle ne croit pas en la religion anthropo-réchauffiste comme vous dites et elle est de droite. Etc.

Pourtant la personne a refusé de se faire étiqueter de droite à vil prix si ce n'est pas à vil mépris. Elle finit pourtant par l'accepter et se poser la fameuse question: si je suis de droite selon les autres, donc nécessairement ces "autres" sont des gauchistes. Si je suis à ta droite tu es donc à ma gauche. Un enfant d'école le comprendrait tout de suite

La morale de l'histoire: 
Si tu ne veux pas te faire étiqueter de gauchiste alors arrête de crier aux autres qu'ils sont de droite.

Gilles Laplante a dit…

Comme le dit si bien Italie Demers-Cote-Dallaire 2010 quand 40% des contribuables paient 95% des impôts, il ne faut pas s'imaginer que les 60% restants vont vouloir changer les choses. Ils vont en redemander plus jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien à donner.

Anonyme a dit…

Bravo,c'est exactement ce que je pense.Il faut responsabiliser le peuple.

Anonyme a dit…

La Presse de Desmarais, avec son nihilisme, va parvenir à tout détruire.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nihilisme

"D’un autre côté, il constate que l’athéisme occidental ne nie plus seulement Dieu, mais aussi le sens de la création, la raison d’être du monde et de la vie. Il constate que la justice humaine est incapable de porter remède au mal moral. Elle est elle-même un mécanisme parfois inhumain."

Anonyme a dit…

Le Québec n’existe plus

http://www.24hmontreal.canoe.ca/24hmontreal/chroniques/mathieubockcote/archives/2010/12/20101201-082112.html

pasdedentier a dit…

A government which robs Peter to pay Paul can always depend on the
support of Paul.

-- George Bernard Shaw

Au Québec Peter est à 42 % et Paul à 68 %

Anonyme a dit…

Nouveaux soutiens au professeur suspendu

http://www.chretiente.info/201012020321/nouveaux-soutiens-au-professeur-suspendu/

Avortement : le professeur suspendu réplique à la désinformation

http://www.chretiente.info/201011261914/avortement-le-professeur-suspendu-replique-a-la-desinformation/

Anonyme a dit…

Duceppe est un socialiste...
...Et il devrait rester à Ottawa. Il est trop à gauche pour le Québec. Le Québec est vieillissant et endetté juqu'au cou. Il n'a pas les moyens d'un premier ministre comme lui. Son temps est fait. Merci et bonne retraite.

De tout façon, son unique projet de société serait de promouvoir l'avortement et l'euthanasie...

Louis Douglas a dit…

Ce n'est pas compliqué ce qu'est la droite, c'est du nationalisme ou du traditionalisme religieux. Pas grand chose à voir avec la liberté de choix.

Pour ce qui est de la social-démocratie, économie mixte, de l'État-providence, des programmes mur à mur, de l'Étatisme... là c'est du socialisme.

Entre les deux se trouve la gauche qu'on abandonne malheureusement aux socialistes. Il serait alors absurde de continuer de leur laisser le champs libre. L'Étatisation dépasse la simple idée d'avoir des programmes sociaux pour une minorité de miséreux. On peut très bien être de gauche et pour le libéralisme, Bastiat était de centre-gauche.

Anonyme a dit…

Précieuses robes noires

http://www.cyberpresse.ca/opinions/201011/19/01-4344532-precieuses-robes-noires.php

Que faut-il en conclure? Que le Québec reste une société distincte au Canada et en Amérique du Nord, par sa langue, bien sûr, mais aussi par ses valeurs de générosité, d'entraide et de partage. Ces valeurs doivent venir de quelque part, non?


Quand le Québec laisse démolir ou vendre aux spéculateurs ses églises, ses couvents et ses monastères, c'est de lui-même qu'il se départit, car ce sont ses ancêtres qui en ont financé la construction, en solidarité avec l'Église catholique et avec les communautés religieuses.

Anonyme a dit…

La Hongrie va-t-elle choisir la vie ?

http://www.chretiente.info/201012043500/la-hongrie-va-t-elle-choisir-la-vie/

Anonyme a dit…

Monsieur Brassard,

Votre analyse est excellente...

Mais qu'est-ce que vous attendez pour revenir en politique?

Si vous ne le faites pas, vous pourriez peut-être conseiller l'ADQ pour qu'elle devienne plus crédible face au PQ et au PLQ...

Car c'est bien beau tous ces "lucides" qui donnent leurs opinions ( Vous, Joseph Facal, Lucien Bouchard, etc. ), si personne n'agit, le Québec ne s'en sortira pas...

Jean-Pierre a dit…

Monsieur Brassard,

Quelle intelligence dans vos propos! Je vous félicite. Enfin quelqu'un qui ose ne pas être politiquement correct.

Jean-Pierre Pelchat, Gatineau