dimanche 30 octobre 2011
CHRONIQUE D'UNE MORT ANNONCÉE?
J’ai mis un point d’interrogation au titre de ce billet. C’est que je ne veux pas être trop…tranchant quant au destin du Parti Québécois. Je me garde un modeste doute. Et s’il arrivait malgré tout que le PQ rende l’âme comme ce fut le cas du Bloc le 2 mai dernier, cela m’attristerait beaucoup. Car, après tout, j’ai participé à la fondation de ce parti, j’y ai milité pendant des années et je l’ai représenté à l’Assemblée Nationale pendant un quart de siècle.
Mais il faut bien regarder les choses en face.
Je dirais tout d’abord que, contrairement aux médias qui ciblent Pauline Marois comme unique cause des déboires du PQ, je ne crois pas que la chef soit la seule responsable de la descente aux enfers de son parti.
Il convient également de pointer du doigt les démissionnaires du printemps (Curzi, Beaudoin, Lapointe, Aussant). Leur départ a bousillé l’indispensable cohésion d’un parti qui aspire à gouverner. Les électeurs (C’est bien connu) retirent leur confiance envers un parti politique qui se transforme en pétaudière et en foutoir à grenouillage. Avec comme effet secondaire le laminage de la crédibilité, ingrédient essentiel au succès d’un parti de gouvernement.
Mais il y a plus que cela.
J’affirme que la marginalisation du PQ dans l’opinion publique vient d’abord et avant tout du fait qu’il a été incapable de se transformer afin d’être en mesure de bien cerner les problèmes et les tribulations de la société québécoise et, par voie de conséquence, d’identifier les solutions et les réponses appropriées. La nécessaire mutation ne s’est pas faite.
Le PQ, malgré qu’il soit le fruit d’une coalition «arc-en-ciel», est devenu dès le départ un parti de gauche, social-démocrate, «progressiste», étatiste et écologiste. Méfiant à l’égard de l’entreprise privée et plus ou moins anti-américain. À l’époque (fin des années 60), et pendant les décennies suivantes, c’était là un paradigme gagnant.
Mais les choses ont changé.
De nos jours, l’État-Providence est en crise. Partout en Occident. Ce qu’on appelle chez nous le «modèle québécois» et qui n’est pas très différent de ce qu’on retrouve dans les autres pays, c’est l’État-Providence. En certains milieux, on s’extasie devant l’originalité et même la singularité du «modèle québécois». Il y a là une gloriole bien dérisoire. Car rien ne ressemble plus à un État nounou qu’un autre État nounou.
Et la crise de l’État-Providence tire son origine du fait qu’il a été érigé sur la dette. Tous les peuples occidentaux ont vécu pendant des décennies au-dessus de leurs moyens. Les déficits se sont accumulés et l’endettement a pris des proportions éléphantesques.
Une telle situation de crise exige des partis politiques (surtout ceux de gauche, si viscéralement attachés à l’interventionnisme étatique) qu’ils modifient leurs jugements sur la réalité et qu’ils changent leurs pratiques. Ils ne peuvent plus, comme autrefois, continuer de promettre au Bon Peuple de poursuivre l’empilage des largesses état-providentielles. Sinon, c’est la banqueroute…à la grecque!
Je sais bien qu’il y a chez nous des chroniqueux qui nous disent que la Grèce est un repoussoir de mauvais aloi. Ils ont tort. Car, je ne cesserai de le répéter, si nous n’avions pas un cadeau de 8,5 milliards en provenance d’Alberta via la péréquation, nous serions, budgétairement parlant, dans un foutu merdier.
La question est donc la suivante : les partis politiques, et plus particulièrement le PQ, ont-ils la capacité et le courage de revisiter le «modèle québécois» afin de le ramener à des proportions conformes à nos moyens?
Le Parti Québécois le peut-il? J’en doute fortement.
Il faut se rappeler que le PQ est, depuis sa fondation, encombré de deux factions radicales qui l’empêchent de sortir des vieilles ornières.
Vous les connaissez. C’est d’abord la faction des souverainistes «purs et durs», qui crient à la trahison à chaque fois que les dirigeants du parti s’avisent de constater que la souveraineté n’est pas pour demain matin et, qu’entretemps, il ne faut pas se cantonner dans une sorte d’attente messianique, mais s’efforcer de régler des problèmes criants et urgents …dans le cadre, peu exaltant sans doute, d’un Québec-Province. Pour cette aile radicale, c’est là un acte de félonie qui mérite la répudiation immédiate.
La plupart des chefs du PQ, à l’exception sans doute de Jacques Parizeau, incarnation exemplaire de la fidélité à la Cause, se sont vus, en maintes occasions (surtout dans les Conseils Nationaux), accusés de manque de ferveur et de négligence quasi-criminelle envers l’option fondamentale du parti. Dans cette perspective, tout chef du PQ dispose d’une marge de manœuvre très étroite.
L’autre faction, c’est celle de la gauche syndicalo-progressiste qui considère toute atteinte au «modèle québécois» comme une hérésie ou, à tout le moins, comme une déviance insupportable. Donc, sur ce plan-là aussi, le chef du PQ est menotté et tenu solidement en laisse. Toute velléité d’escapade est sévèrement réprimandée et stoppée.
Telle est la situation de Pauline Marois. Et des autres chefs avant elle. Elle n’a pas les coudées franches. Elle n’a pas de marge de manœuvre. Elle a donc été lâchée par l’aile souverainiste «pure et dure» pour cause de tiédeur et même de défection.
L’aile gauche la tolère encore parce qu’elle n’a pas vraiment dévié de l’orthodoxie social-démocrate et écolo-progressiste. Elle a continué de rendre un culte bien senti au sacro-saint «modèle québécois». Elle évite ainsi l’excommunication par le tribunal gardien de la rectitude de gauche, présidé par l’ancien syndicaliste Marc Laviolette.
Je sais très bien que ces deux factions radicales sont minoritaires au sein du membership du parti. Mais, dans les Conseils Nationaux et les Congrès, elles parlent haut et fort et elles sont suffisamment tenaces, pour ne pas dire coriaces, pour menacer de façon constante l’autorité et la crédibilité du chef. Et ça ne les dérange pas du tout de semer la pagaille au sein du parti en vue de contraindre les militants et l’appareil dirigeant à garder le cap.
Voilà pourquoi Pauline Marois dirige un parti qui, contrairement à certains partis socio-démocrates occidentaux (pensons à l’Allemagne par exemple), n’a pas su se renouveler ni se réorienter en fonction d’une réalité qui, elle, avait profondément changé.
Je pense que c’est ce phénomène qui explique la désaffection de l’électorat à l’endroit du PQ, bien davantage que la personnalité et les façons de faire de Pauline Marois.
D’ailleurs, pourquoi François Legault n’a-t-il pas envisagé de prendre la direction du PQ? Tout simplement parce qu’il connaissait bien le carcan idéologique qui entrave les chefs du PQ. Il savait qu’il aurait été indubitablement un «chef à mobilité réduite».
Il a donc choisi plutôt de créer un nouveau parti. De cette façon, il peut, sans subir l’anathème, mettre entre parenthèses l’option de la souveraineté. Et il peut aussi se permettre de revoir et de repenser le «modèle québécois». Jusqu’à maintenant, il n’a toutefois pas osé brusquer les Québécois, de peur sans doute de trop les rebuter.
En éducation, par exemple, il promet de rehausser la rémunération des enseignants, mais il n’annonce pas une indispensable «contre-réforme» visant à se recentrer sur les savoirs de base et à purger le système du relativisme moral et du multiculturalisme qui le gangrènent. S’engager à abolir le cours Éthique et Culture Religieuse serait sans nul doute un signe d’une volonté réelle de changer les choses.
Il serait aussi impérieux qu’il s’engage à remplacer le nouveau cours d’histoire du Québec au secondaire, ce dernier étant le fruit, nous dit Charles-Philippe Courtois, docteur en histoire, «d’un travail de sape en règle de l’identité et de la mémoire québécoises».
En santé, il est muet sur l’élargissement de la place du privé au sein du système. Combien lui faudra-t-il d’enquêtes et de rapports pour avancer résolument dans cette voie?
Sur la question identitaire, il fait bien le constat que le Québec connait de sérieuses difficultés à intégrer les immigrants à la société d’accueil, mais il n’envisage qu’une baisse modeste et temporaire du nombre de nouveaux venus par année. Or, il faut abaisser le seuil bien davantage et pendant plus longtemps que deux ans.
Et comment ne pas reconnaître la nécessité d’une politique linguistique plus vigoureuse et plus efficace. Un réveil s’impose car le pire aspect de la situation linguistique au Québec, c’est cette espèce d’indifférence, une sorte de détachement résigné qui tétanise les Québécois devant les reculs du français, surtout à Montréal. La fierté d’autrefois qui s’exprimait si fortement en matière de défense et de promotion de notre langue a manifestement «baissé pavillon» et s’est endormie. Et ce n’est certes pas le parti Libéral qui va sonner le rappel et la reprise du combat.
Par ailleurs, François Legault et son équipe sont-ils vraiment déterminés à revisiter le «modèle québécois» d’État-Providence pour en réduire les coûts conformément à nos moyens. Vaste entreprise qui requiert un grand courage politique parce qu’il faudra affronter les lobbies et les corporatismes de tous les horizons.
En guise d’exemples, il est évident que nous nous sommes dotés d’un service de garde trop coûteux et inefficace (parce qu’incapable de répondre aux besoins) et d’une assurance parentale nettement prohibitive. Il ne s’agit pas de les abolir mais de les remodeler en réduisant substantiellement leurs coûts.
Le PQ n’est pas «équipé» pour entreprendre un pareil chantier. Trop à gauche! Trop étatiste! Trop lié aux corporatismes!
Seul le nouveau parti de François Legault, en s’alliant à l’ADQ, est dans une bonne posture pour briser la dépendance multi décennale du Québec et des Québécois à l’endettement et aux déficits. Le fera-t-il? Ira-t-il jusqu’au bout? S’arrêtera-t-il à mi-chemin? On verra bien!
Jacques Brassard
Dernière heure : un sondage Léger et Léger nous montre que Gilles Duceppe à la tête du Parti Québécois serait porté au Pouvoir. Les Québécois se sentent coupables et honteux d’avoir passé le Bloc à la trappe. Voudraient-ils se repentir en élisant Duceppe à la tête du gouvernement? Quelles âmes sensibles, que ces Québécois! Est-ce qu’ils regrettent aussi leur dérapage irrationnel du 2 mai dernier en faveur du NPD?
mardi 18 octobre 2011
INDIGNÉE OU ABRUTIS?
Il s’appelle Stéphane Hessel. C’est un vieillard qui laisse croire qu’il a participé à la rédaction de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme en 1947. Ce qui est exagéré. Il fut tout au plus observateur. Il a écrit récemment un pamphlet, vendu à des centaines de milliers d’exemplaires, intitulé : «Indignez-vous!». Il faut signaler que son indignation, à lui, est on ne peut plus sélective, pour ne pas dire unilatérale. Car il ne s’échauffe que presque exclusivement contre la démocratie israélienne! Les monceaux de cadavres à travers le monde le laisse plutôt froid. C’est le genre : «il me faut des Juifs pour attiser mon indignation! ».
Et voilà que dans les grandes villes d’Occident l’on voit soudainement s’agiter des braillards qui semblent avoir répondu à son appel et qui se baptisent «Indignés».
Vous vous doutez bien que la presse les cajole. Enfin! Des manifestants révolutionnaires de gauche! Comme cette indignation est admirable, n’est-ce pas? Ce n’est pas comme ces «extrémistes-racistes-nazis-demeurés d’extrême-droite» que sont les tea parties, tellement insignifiants qu’ils laissent leurs lieux de manifestations propres, sans ordures et sans dégâts! Franchement! Quelle bande d’insipides, d’inodores et de sans saveur!
Qui sont-ils donc, ces «indignés»? Si on les écoute (les médias leur donnant la parole avec complaisance), la pensée apparait confuse et embryonnaire, elle se limite à des slogans simplistes et des borborygmes vaseux.
Mais on réussit malgré tout à décoder quelques idées bien courtes. C’est ainsi qu’on finit par savoir qu’ils sont hostiles au capitalisme inévitablement «sauvage», à la finance internationale forcément «inhumaine», à la croissance «malfaisante», à la surpopulation dangereusement galopante, à la dégradation scandaleuse de notre chère Planète.
Par conséquent, tout observateur le moindrement attentif aux éructations de ces primates indignés conclurait vite qu’il est en face d’une irruption sur la place publique (les circonstances s’y prêtant) d’un conglomérat de faction d’activistes gauchistes : socialistes, communistes, alter mondialistes, écologistes, anarchistes…et casseurs en tout genre.
D’ailleurs, aux États-Unis, le Working Family Party, une coalition d’organisations socialistes et syndicales, soutient la fiesta anti capitaliste et y participe à fond. David, du blogue Antagoniste, nous apprend aussi que le Parti Nazi et le Parti Communiste américains lui ont également apporté leur appui.
Il est donc relativement facile de constater que les «indignés» ne sont en fait qu’un ramassis de gauchistes incultes. Il n’y a que les journalistes pour ne pas s’en rendre compte. Les entrevues qu’ils font avec une mansuétude loufoque sont dignes d’une anthologie de la ratatouille idéologique. Il était par ailleurs particulièrement affligeant de voir Bernard Landry, un ancien Premier Ministre, vanter les mérites et la clairvoyance de ces jeunes gauchistes tout juste capables de baragouiner des slogans débiles.
Je veux bien convenir que des naïfs de la classe moyenne se sont égarés au milieu de cette faune vociférante. Mais il saute aux yeux que la classe moyenne, même si elle est exaspérée d’avoir à supporter presque toute seule les extravagances des États, n’est pas partie prenante de ce «woodstock sans musique».
La classe moyenne américaine, par exemple, se retrouve vraiment chez les Tea Parties. Et quand elle manifeste, cette classe moyenne, elle ne dresse pas de tentes pour s’incruster en parasites dans les parcs publics et les souiller…Elle rentre tout bonnement à la maison. Et elle continue de travailler…et de payer des impôts.
Par ailleurs, si on se base sur le ramdam médiatique, on est enclin à croire que nous sommes en face d’une déferlante révolutionnaire irrésistible qui va balayer le Vieux Monde capitaliste. Erreur manifeste d’estimation, sans doute due à l’enthousiasme jubilatoire des scribes et gratte-papier devant une «perspective aussi lumineuse».
En réalité, le nombre de manifestants, dans les grandes villes d’Occident, se limitait à quelques milliers par cité. Ce qui est très modeste. Le nombre des «indignés» est inversement à proportionnel à l’intensité de la couverture médiatique qu’il leur est accordée. Avec une participation aussi maigre à une manif des tea parties, la presse aurait aussitôt proclamé la déconfiture.
Quant aux «solutions» que les Indignés à travers le Monde parviennent péniblement à bafouiller, ce n’est que vieilles ritournelles socialo-écolo-étatistes : protectionnisme, étatisation, démondialisation, dirigisme d’État, taxation musclée des «riches», décroissance etc. Toutes ces vieilles recettes ne feraient qu’aggraver la crise et plongeraient la Planète dans un ruineux foutoir. Je ne souhaite à aucun peuple de se retrouver avec un gouvernement qui surtaxerait abusivement les entreprises (ce qui aurait pour effet immédiat de faire chuter dramatiquement les investissements) ou qui lèverait des barrières pour mettre fin au libre-échange avec des pays moins développés (ce qui entrainerait une réduction dangereuse de la croissance mondiale). Ce serait une catastrophe!
Le plus désolant dans ce Carnaval d’Automne, c’est de voir, à Ottawa, les partis d’opposition faire des clins d’œil courtisans à ces jusqu’au-boutistes de la rue. C’est d’une démagogie irresponsable (un pléonasme?) que de laisser croire que les âneries jargonnées dans les parcs urbains pourraient constituer des voies de sortie de crise.
Le même phénomène est apparu aux États-Unis où l’on peut voir une Nancy Pelosi, par exemple, ancienne présidente Démocrate de la Chambre des Représentants (qui serait depuis longtemps, si elle était Républicaine, classée dans la catégorie des parfaites idiotes), faire des risettes pathétiques aux gauchistes de Occupy Wall Street (les indignés américains). « Ces rassemblements, a-t-elle déclaré, sont composés de jeunes (et alors?). Ils sont spontanés (pas si sûr!), focalisés (vous m’en direz tant!) et ils sont efficaces (efficaces sur elle sans doute!).» Les Démocrates se fourvoient s’ils imaginent que les Indignés vont les aider à se sortir du trou.
Ce que les peuples d’Occident doivent bien comprendre, c’est que la banqueroute qui les menace (quand elle ne les a pas déjà plongés dans le désarroi), ce ne sont pas les banques ni les entreprises qui en sont responsables. Ce sont eux-mêmes et les gouvernements qu’ils ont choisis. Le peuple québécois, par exemple, a choisi, comme presque tous les peuples d’Occident, de vivre au-dessus de ses moyens pendant plus de 40 ans.
Et la classe moyenne, celle qui aura à assumer et subir, un jour ou l’autre, les conséquences d’un douloureux redressement, sait fort bien que les solutions simplistes vociférées par les abrutis de la rue ne feraient que précipiter la faillite. Et, entre vous et moi, ce serait déjà fait si nous n’avions pas la «bouffée d’oxygène» annuelle de la péréquation fédérale (soustrayez 8,5 milliards du budget du Québec, et nous voilà devenus…des «Grecs»).
Jacques Brassard
lundi 3 octobre 2011
LE CLAN DES MÉCRÉANTS
Le 21 septembre dernier, une chronique de Richard Martineau sur Obama- le Messie m’a mis de joyeuse humeur. Le libre penseur du Journal de Québec évoquait et décrivait le syndrome de la «tombée en pâmoison» qui afflige les journalistes dès que le Génie du Potomac ouvre la bouche. Et surtout il osait écrire «qu’en ce qui concerne l’économie, Obama est un pee-wee, un junior qui n’a pas les qualités requises pour sortir le pays du trou».
Ces critiques virulentes de Martineau envers Obama- le- Thaumaturge lui ont été inspirées par le journaliste américain Ron Suskind qui vient de publier un livre portraiturant le Grand Timonier de Washington comme un marin d’eau douce tout juste bon à naviguer sur un étang. Surtout pas sur la mer déchaînée de l’économie planétaire!
Cette chronique de Martineau, ai-je besoin de vous le dire, me mit du baume au cœur. Car, depuis l’arrivée sur la scène politique américaine de l’Icône de Chicago, j’étais, au Québec, l’un des rares vilains mécréants (dont quelques chroniqueurs du Journal de Québec, par exemple Nathalie Elgrably) qui refusait de se prosterner devant le demi-dieu étatsunien. Plusieurs chroniques parues dans le Quotidien et plusieurs billets de mon blogue témoignent de ma totale impiété à l’endroit du Nouveau Messie. L’intronisation de Martineau dans le Clan des Mécréants et des Iconoclastes (un club plutôt sélect au Québec) me comble d’aise.
Mais depuis les élections de mi-mandat qui ont donné une forte majorité aux Républicains à la Chambre des Représentants, les yeux se dessillent (aux États-Unis surtout) et l’on s’aperçoit tout à coup que «le Roi est nu»!
Dans le monde francophone, il n’y avait que quelques dissidents (dont le lucide Guy Millière) pour aller au-delà du clinquant de la propagande Démocrate et voir Obama tel qu’il est, c’est-à-dire un homme formé et modelé dans les cénacles et les chapelles de l’Amérique gauchiste et très tôt accoutumé aux accointances avec l’islamisme. Un homme sous influence, quoi!
D’ailleurs, Michel Gurfinkiel , dans son livre, «Israël Peut-il Survivre?», évoque, à propos d’Obama, un autre livre, celui d’Aaron Klein, intitulé «Le Président Mandchourien».
Pour comprendre cette appellation, il faut se rappeler un roman publié en 1959, de Richard Condon, «Le Candidat Mandchourien», dans lequel des «soldats américains sont capturés par les communistes pendant la guerre de Corée, soumis à des lavages de cerveau dans une base secrète de Mandchourie, et renvoyés aux États-Unis pour y participer à un coup d’État». Dans le roman, on assassine le Président qui est remplacé par le vice-président, lui-même ancien prisonnier des Nord-Coréens. L’objectif du complot, c’est évidemment de faire basculer les États-Unis dans le communisme! Quelle horreur, n’est-ce pas?
Deux films ont été inspirés par ce roman «conspirationniste», l’un avec Frank Sinatra en 1962, l’autre avec Denzel Washington en 2004. Le premier respectait bien l’intrigue du roman. Le second (que j’ai vu) racontait un complot d’extrême-droite fomenté par une firme d’armement américaine. Rappelez-vous aussi que l’une des aventures de Jack Bower dans «24 Heures Chrono» tournait autour d’un thème semblable.
Mais en quoi Obama est-il un «Président Mandchourien» ? On ne peut évidemment pas parler d’un véritable complot échafaudé dans le plus grand secret. Mais Gurfinkiel met en relief la personnalité «mandchourienne» d’Obama : «une personnalité fragile, instable, friable. Donc, manipulable. Mais aussi, des liens multiples et divers avec les réseaux communistes américains ou une proximité constante avec l’Islam».
En fait, l’ultra-gauche américaine n’a pas sciemment conspiré pour s’emparer de la Présidence, mais elle s’est rendue progressivement compte qu’un de ses militants, devenu un de ses protégés, formé en son sein, pouvait devenir un «présidentiable» crédible capable de la faire entrer à la Maison-Blanche. Et de plus, signale Michel Gurfinkiel, Obama disposait d’un atout majeur et nécessaire : c’était un non-blanc, donc en mesure d’empocher les «votes ethniques».
Mais les Américains se sont vite aperçus qu’ils avaient élu un «mandchourien» qui allait mettre en œuvre les chimères et les lubies socialisantes de l’ultra-gauche américaine qui, c’est bien connu, domine dans les tanières de l’élite intello-progressiste : médias, universités et colonie artistique.
Ce qui se traduit par un interventionnisme étatique aussi débridé qu’irresponsable; un surendettement pharaonique en voie d’amocher durablement l’économie américaine; le lâchage d’Israël (le soudain rapprochement récent ave l’État Hébreu n’est dicté que par un calcul électoral) pourtant le seul allié sûr des États-Unis dans la poudrière moyen-orientale; une politique étrangère complaisante à l’égard de l’islamisme; une diplomatie angélique envers les tyrannies et les dictatures, comme l’Iran par exemple; et, pour finir, un rapport au monde marqué par une repentance malsaine pour les «crimes impérialistes de l’Amérique».
Les Américains, qui ont toujours majoritairement été en désaccord avec les dérapages idéologiques qu’ils perçoivent comme contraires aux valeurs fondamentales de leur pays, ne retourneront certes pas à la Maison-Blanche le porte-étendard messianique de l’aile gauche du Parti Démocrate.
Martineau a cependant tort de croire que l’idolâtrie des médias québécois envers le «Président mandchourien» s’explique par le fait qu’ils «sont tellement contents d’avoir un nouveau visage à se mettre sous la dent qu’ils perdent tout sens critique». Ce n’est nullement la nouveauté du visage qui les met en transe, c’est tout simplement parce que l’Envoyé du Ciel incarne la gauche américaine. Et comme l’immense majorité des journalistes, chroniqueux, éditorialistes, experts auto proclamés, intellos de service campe à gauche, le sens critique n’est pas au rendez-vous et il est remplacé par des génuflexions et des inepties flagorneuses.
On en a eu récemment une preuve irréfutable lorsque le Génie du Potomac, dans une tentative désespérée pour retrouver la confiance des Américains, a sorti de son bric-à-brac gauchiste la vieille recette socialo-marxiste : « Il faut faire payer les riches!». Comme si, dans nos sociétés développées, les riches ne payaient pas d’impôts. Les renseignements fiscaux dans tous ces pays démontrent le contraire.
Mais ça fait tellement «ami du Peuple» de taxer davantage les nantis que le Président aux abois ne peut pas résister à la tentation de recourir à cette mesure gauchiste totalement improductive dans le but de rehausser sa cote. Et lorsque l’on voit les scribes et les chroniqueux québécois encenser et glorifier le Grand Timonier de Washington pour avoir enfanté une idée aussi insignifiante, on se dit que, chez nous (et même si l’illustre Martineau est devenu mécréant), l’idolâtrie médiatique aveugle et abrutissante se poursuit allégrement.
Jacques Brassard
(Je repars pour la chasse. En espérant que «mon» orignal m’attend.Il se peut que vous ayez des difficultés techniques dans l'envoi de commentaires. Dès mon retour, je vais consulter pour régler le problème )
dimanche 2 octobre 2011
RÉPONSES
Je publie deux commentaires, l'un du 18 septembre et signé par Sylvain Gagné, l'autre, anonyme, du 24 septembre. Les deux sont malveillants et je me permet quelques remarques.
Sylvains Gagné est un ancien membre du CNEE du PQ (conseil national de l'environnement et de l'écologie). Quand j'étais ministre des Ressources Naturelles, ce cénacle écolo pur et dur inscrivait à l'ordre du jour de chaque Conseil National du parti des résolutions de blâmes à l'égard des politiques et des programmes que je mettais en oeuvre. C'est dire que ces petits censeurs m'emmerdaient...souverainement!
Lui aussi reprend l'accusation dégueulasse de négationniste pour désigner ceux qui sont sceptiques à l'égard du dogme réchauffiste. Cet amalgame entre le scepticisme climatique et la négation de la Shoa, je le répète, est ignoble et fangeux.
Quant à Copernic qui aurait, selon lui, été brûlé vif parce qu'il adhérait à l'héliocentrisme, il faut signaler qu'il étale, par une telle affirmation, une ignorance bien crasse et bien gênante. Copernic est mort dans son lit et il fut enterré dans la cathédrale de Frombork.
Pour ce qui de l'anonyme, il confond le CO, monoxyde de carbone, toxique, et le CO2, dioxyde carbone, inoffensif. William Harper, dans un article sur les gaz à effet de serre, explique que «la marine américaine, pour les sous-mariniers, et la NASA pour les astronautes, ont fait des études approfondies de la résistance humaine au CO2. à la suite de ces études, la marine recommande une limite supérieure d'environ 8000 ppm pour des croisières de 90 jours, et la NASA recommande une limite supérieure de 5000 ppm pour des missions de mille jours, les deux à la pression de l'atmosphère. Nous concluons donc que les niveaux de CO2 dans l'atmosphère devraient être au-dessus de 150 ppm pour éviter de nuire aux plantes vertes et sous 5000 ppm pour éviter de nuire aux personnes. Actuellement, la combustion des énergies fossiles ajoute environ 2 ppm par ans dans l'atnmosphère, de sorte qu'il faudrait 300 ans pour monter à 1000 ppm. » Faire peur au monde avec ce gaz non-toxique, c'est donc de l'alarmisme écolo-catastrophiste!
Ceci étant dit, en modérant les commentaires, je ne censure pas, j'élimine les injures et les idioties.Et qund je les publie, j'ai bien le droit (après tout, c'est mon blogue) de mettre en relief leur ineptie.
Jacques Brassard
Sylvains Gagné est un ancien membre du CNEE du PQ (conseil national de l'environnement et de l'écologie). Quand j'étais ministre des Ressources Naturelles, ce cénacle écolo pur et dur inscrivait à l'ordre du jour de chaque Conseil National du parti des résolutions de blâmes à l'égard des politiques et des programmes que je mettais en oeuvre. C'est dire que ces petits censeurs m'emmerdaient...souverainement!
Lui aussi reprend l'accusation dégueulasse de négationniste pour désigner ceux qui sont sceptiques à l'égard du dogme réchauffiste. Cet amalgame entre le scepticisme climatique et la négation de la Shoa, je le répète, est ignoble et fangeux.
Quant à Copernic qui aurait, selon lui, été brûlé vif parce qu'il adhérait à l'héliocentrisme, il faut signaler qu'il étale, par une telle affirmation, une ignorance bien crasse et bien gênante. Copernic est mort dans son lit et il fut enterré dans la cathédrale de Frombork.
Pour ce qui de l'anonyme, il confond le CO, monoxyde de carbone, toxique, et le CO2, dioxyde carbone, inoffensif. William Harper, dans un article sur les gaz à effet de serre, explique que «la marine américaine, pour les sous-mariniers, et la NASA pour les astronautes, ont fait des études approfondies de la résistance humaine au CO2. à la suite de ces études, la marine recommande une limite supérieure d'environ 8000 ppm pour des croisières de 90 jours, et la NASA recommande une limite supérieure de 5000 ppm pour des missions de mille jours, les deux à la pression de l'atmosphère. Nous concluons donc que les niveaux de CO2 dans l'atmosphère devraient être au-dessus de 150 ppm pour éviter de nuire aux plantes vertes et sous 5000 ppm pour éviter de nuire aux personnes. Actuellement, la combustion des énergies fossiles ajoute environ 2 ppm par ans dans l'atnmosphère, de sorte qu'il faudrait 300 ans pour monter à 1000 ppm. » Faire peur au monde avec ce gaz non-toxique, c'est donc de l'alarmisme écolo-catastrophiste!
Ceci étant dit, en modérant les commentaires, je ne censure pas, j'élimine les injures et les idioties.Et qund je les publie, j'ai bien le droit (après tout, c'est mon blogue) de mettre en relief leur ineptie.
Jacques Brassard
mercredi 14 septembre 2011
LE PIÈGE À CONS
Tiens! Tiens! Voilà que l’industrie de l’aluminium trouve que le Québec va beaucoup trop vite dans la mise en place d’un marché du carbone dès 2013 (Presse Canadienne, septembre 2011). Et cela angoisse nos industriels qui, sans doute pour faire bonne figure aux yeux des écolos-réchauffistes, s’étaient empressés de revêtir la défroque de Sauveur de la Planète.
Ils commencent à prendre conscience que le «marché du carbone» est un vrai piège à cons. Ils se rendent compte que, pour avoir trop marivaudé et batifolé avec les Verdoyants-hystériques-du-carbone, ils ont donné leur assentiment à un système dont les fondations scientifiques sont en voie de se désarticuler.
Car, voyez-vous, cet échafaudage du «marché du carbone» est tout entier fondé sur la croyance que le réchauffement climatique récent est causé par les émissions de gaz à effet de serre (et particulièrement le CO2, le dioxyde de carbone) de l’être humain. C’est ce qu’on désigne de plus en plus comme le dogme de l’anthropo-réchauffisme.
La plupart des États occidentaux ont adhéré à ce dogme et ont mis en branle des programmes et des politiques entraînant d’énormes dépenses de fonds publics, dont le tarabiscoté «marché du carbone». Un tel marché ne peut fonctionner que si l’État impose des cibles de réduction de CO2 et des pratiques aux diverses industries. Si une industrie rate sa cible, elle doit acheter des «crédits carbone» pour se conformer aux contraintes gouvernementales. Il saute aux yeux qu’une telle mécanique peut gravement affecter la rentabilité des entreprises à court, moyen et long terme. C’est ce que l’industrie de l’aluminium, dégrisée de ses racolages et dévergondages avec les Verdoyants, constate maintenant avec inquiétude.
Or, je le répète, pour qu’un tel marché fonctionne, il faut tout un assemblage compliqué de contraintes étatiques. Sinon, ça ne marche pas! Et en Amérique du Nord, ça ne marche pas! Tout simplement, parce que les États-Unis sont loin d’être prêts à embarquer dans une pareille charlatanerie. Les Républicains, majoritaires à la Chambre des Représentants, ne croient pas au réchauffement d’origine anthropique et refusent d’entériner le projet de «politique carbone» d’Obama. Bravo! Plutôt réconfortant!
La classe politique québécoise, elle, s’est quasiment toute entière assujettie au credo anthropo-réchauffiste, tel qu’élaboré, propagé et défendu par le GIEC (qui a, dès sa naissance, substitué le dogme à la démarche scientifique). Ce qui a donné lieu à des politiques et des programmes de dépenses visant à réduire les émissions humaines de CO2, un gaz inoffensif métamorphosé, par une opération idéologique, en «agent de pollution» parce qu’investi du rôle de moteur du réchauffement planétaire. Et qui, il convient de le rappeler, ne constitue qu’à peine 5% du total du CO2 dans l’atmosphère.
Et cette classe politique est tellement convaincue de sa mission de «sauver la planète» qu’elle a la prétention de créer un «marché du carbone» sur le territoire québécois, alors que le reste de l’Amérique du Nord s’y refuse. Il faut croire que la vanité rend stupide et loufoque.
Il est donc tout à fait pertinent que les grandes entreprises du Québec mettent un terme à leur acoquinement disgracieux avec la secte écolo-réchauffiste et opposent une fin de non-recevoir à toutes les manœuvres étatiques fondées sur la «nocivité» du CO2, gaz non-polluant indispensable à la vie sur Terre. Elles devraient également refuser de se voir affubler du titre de «grands pollueurs», sous prétexte qu’elles émettent du CO2, ce qui constitue une aberration scientifique.
Il est d’autant plus impérieux de renoncer au dogme réchauffiste et de s’opposer aux politiques coûteuses qui en découlent, qu’une partie notable de la communauté scientifique n’a cessé depuis ces dernières années, par des études et des recherches, de démontrer que les thèses et les projections informatiques du GIEC ne sont pas scientifiquement fondées.
Attardons-nous, parmi bien d’autres, sur deux de ces travaux de recherche.
La première étude, celle de Roy Spencer, chercheur de l’université d’Alabama, porte sur les données fournies par le satellite Terra de la NASA.
Rappelons au préalable que, selon la théorie réchauffiste du GIEC et des scientifiques qui la soutiennent, le CO2 (dioxyde de carbone) émis par les humains retient davantage de chaleur dans l’atmosphère, provoquant ainsi le réchauffement.
Or, il n’en est rien. Spencer a découvert, en analysant les données satellitaires, « qu’il y a beaucoup plus d’énergie qui se perd dans l’espace avant et après le réchauffement que ce que montrent les thèses climatiques. Il y a une gigantesque différence entre les chiffres réels et les suppositions, tout particulièrement au-dessus de l’océan». Signalons que l’éminent climatologue américain, Richard Lindzen, en était arrivé aux mêmes conclusions que Roy Spencer en étudiant les données du satellite ERBE pour les années 1985 à 1999.
Ainsi, alors que, selon les modèles informatiques (devenus pour le GIEC le nec plus ultra de la climatologie) les émissions humaines de CO2 devaient emprisonner davantage de chaleur dans l’atmosphère, il est maintenant établi, à partir non pas de projections informatiques mais d’observations (élément majeur de la démarche scientifique), que ce surcroit de chaleur s’échappe dans l’espace.
Ce qui signifie tout bonnement que le CO2 émis par l’être humain et ses activités industrielles n’est d’aucune façon le facteur déterminant du réchauffement climatique. Ce dernier est tout simplement d’origine naturelle. D’ailleurs, ce réchauffement récent (moins de un degré sur 150 ans) s’est arrêté depuis une douzaine d’années.
C’est cet arrêt qui a provoqué la panique chez les réchauffistes. Panique manifestée dans les courriels qu’ils se sont échangés, donnant lieu au scandale du Climategate. «Il faut masquer le déclin!», se disaient-ils. Car il y a bel et bien déclin des températures, même si le niveau de CO2 continue d’augmenter. Plusieurs scientifiques prévoient même que nous sommes entrés dans une période froide.
L’autre projet de recherche, d’envergure, est celui de CLOUD et il implique plusieurs instituts de recherche du monde entier. L’expérimentation s’est déroulée en utilisant un accélérateur de particules du CERN (Conseil Européen de Recherche Nucléaire).
Ce projet vise à vérifier le bien fondé de la théorie du Danois Henrik Svensmark. Sommairement, la théorie est la suivante : l’activité du Soleil est cyclique; ces cycles se caractérisent par la présence, variable en nombre, des taches solaires; quand il y a peu ou pas de taches à la surface du Soleil, l’activité magnétique diminue, ayant pour conséquence un plus grand flux de rayonnement cosmique (en provenance de la galaxie); or, un rayonnement cosmique accru, par un mécanisme complexe, augmente la couverture nuageuse, ce qui fait baisser la température.
C’est donc cette théorie qu’on a expérimentée au CERN de Genève. Et ce qu’on sait maintenant, c’est que l’expérience fut concluante. Visitez le site de Jacques Duran, Pensée Unique, pour des informations plus détaillées.
Vous devinez les conséquences. La plus importante, c’est que tous les modèles climatiques du GIEC, tous basés sur le rôle moteur du CO2, sont sans valeur. Et toutes les simulations de réchauffement catastrophique pour le siècle en cours sont nulles et non avenues. Le CO2 n’est plus un gaz «toxique, nuisible, et générateur de calamités». Et les hydrocarbures ne sont plus des matières diaboliques et malfaisantes. La climatologie est en voie de redevenir …une science.
Évidemment, comme l’écrit Jean-Michel Belouve, «on peut s’attendre à un baroud désespéré de tous ceux qui ont misé sur les prévisions du GIEC et sur les campagnes de conditionnement du public». Cela va de soi.
Les scientifiques qui ont bâti leurs carrières (et il y en a plusieurs au Québec) sur le réchauffement anthropique vont certainement résister. Ils ne renonceront pas facilement aux généreuses subventions de l’État et à leur rôle si gratifiant de gourous climatiques.
Les médias, robotisés, vont continuer à rabâcher les vieilles rengaines sur la culpabilité de l’être humain accro du pétrole.
La classe politique, celle du Québec surtout, va encore s’accrocher à ses programmes ineptes, à ses «taxes carbone» abusives et à ses lieux communs dépassés. Il faut comprendre, c’est tellement pénible et douloureux de se voir retrancher une si glorieuse mission : sauver la Planète.
Quant aux écolos, ils vont s’enfoncer encore plus profondément dans le charlatanisme catastrophiste.
Quoi de mieux pour illustrer ce «baroud désespéré» que la campagne que vient d’entreprendre le Pape de la secte anthropo-réchauffiste, Al Gore. Il est en furie, M. Gore! Selon ce que rapporte Richard Martineau dans une de ses chroniques, sa réaction face aux théories des climato-sceptiques (Svensmark, Spencer, Lindzen et bien d’autres) fut brutale et… succincte : «Bullshit! Bullshit! Bullshit!» Voilà qui nous promet un débat d’une profondeur scientifique inégalée.
Il faut comprendre la fureur du Grand Pacha quand on sait qu’aux États-Unis, une majorité d’Américains ne croient pas à la responsabilité humaine en matière de changement climatique. Il pourra toujours se réfugier au Québec, une terre où le débat scientifique n’existe pas dans ce domaine et où la pensée moutonnière, pour ce qui est du climat, est de rigueur pour tous.
En attendant la ruine du réchauffisme et le discrédit inéluctable du GIEC et de ses suppôts, les industriels québécois pourraient au moins se sortir du piège à cons que constitue pour eux le «marché du carbone» et se dissocier de la paranoïa carbonique qui fait des ravages au Québec et dont nous serons sans doute les derniers dans le monde à nous guérir.
Comme ils sont au premier chef les cibles et les victimes des mesures ruineuses de la part de l’État, ils ont intérêt à entrer en résistance au plus sacrant. Le feront-ils? Les propos de Jean Simard, président de l’Association de l’Aluminium du Canada, semblent l’indiquer. Mais l’attitude et les déclarations sont encore bien frileuses.
En fait, pour tout vous dire, je compte davantage sur les Républicains et sur le prochain Président américain (Eh! Oui! Je ne crois pas que ce sera le Messie Obama) afin de parachever le sabordement de l’imposture climatique échafaudée par le GIEC et de mettre un terme au déplorable dévoiement de la science du climat.
Jacques Brassard
Ils commencent à prendre conscience que le «marché du carbone» est un vrai piège à cons. Ils se rendent compte que, pour avoir trop marivaudé et batifolé avec les Verdoyants-hystériques-du-carbone, ils ont donné leur assentiment à un système dont les fondations scientifiques sont en voie de se désarticuler.
Car, voyez-vous, cet échafaudage du «marché du carbone» est tout entier fondé sur la croyance que le réchauffement climatique récent est causé par les émissions de gaz à effet de serre (et particulièrement le CO2, le dioxyde de carbone) de l’être humain. C’est ce qu’on désigne de plus en plus comme le dogme de l’anthropo-réchauffisme.
La plupart des États occidentaux ont adhéré à ce dogme et ont mis en branle des programmes et des politiques entraînant d’énormes dépenses de fonds publics, dont le tarabiscoté «marché du carbone». Un tel marché ne peut fonctionner que si l’État impose des cibles de réduction de CO2 et des pratiques aux diverses industries. Si une industrie rate sa cible, elle doit acheter des «crédits carbone» pour se conformer aux contraintes gouvernementales. Il saute aux yeux qu’une telle mécanique peut gravement affecter la rentabilité des entreprises à court, moyen et long terme. C’est ce que l’industrie de l’aluminium, dégrisée de ses racolages et dévergondages avec les Verdoyants, constate maintenant avec inquiétude.
Or, je le répète, pour qu’un tel marché fonctionne, il faut tout un assemblage compliqué de contraintes étatiques. Sinon, ça ne marche pas! Et en Amérique du Nord, ça ne marche pas! Tout simplement, parce que les États-Unis sont loin d’être prêts à embarquer dans une pareille charlatanerie. Les Républicains, majoritaires à la Chambre des Représentants, ne croient pas au réchauffement d’origine anthropique et refusent d’entériner le projet de «politique carbone» d’Obama. Bravo! Plutôt réconfortant!
La classe politique québécoise, elle, s’est quasiment toute entière assujettie au credo anthropo-réchauffiste, tel qu’élaboré, propagé et défendu par le GIEC (qui a, dès sa naissance, substitué le dogme à la démarche scientifique). Ce qui a donné lieu à des politiques et des programmes de dépenses visant à réduire les émissions humaines de CO2, un gaz inoffensif métamorphosé, par une opération idéologique, en «agent de pollution» parce qu’investi du rôle de moteur du réchauffement planétaire. Et qui, il convient de le rappeler, ne constitue qu’à peine 5% du total du CO2 dans l’atmosphère.
Et cette classe politique est tellement convaincue de sa mission de «sauver la planète» qu’elle a la prétention de créer un «marché du carbone» sur le territoire québécois, alors que le reste de l’Amérique du Nord s’y refuse. Il faut croire que la vanité rend stupide et loufoque.
Il est donc tout à fait pertinent que les grandes entreprises du Québec mettent un terme à leur acoquinement disgracieux avec la secte écolo-réchauffiste et opposent une fin de non-recevoir à toutes les manœuvres étatiques fondées sur la «nocivité» du CO2, gaz non-polluant indispensable à la vie sur Terre. Elles devraient également refuser de se voir affubler du titre de «grands pollueurs», sous prétexte qu’elles émettent du CO2, ce qui constitue une aberration scientifique.
Il est d’autant plus impérieux de renoncer au dogme réchauffiste et de s’opposer aux politiques coûteuses qui en découlent, qu’une partie notable de la communauté scientifique n’a cessé depuis ces dernières années, par des études et des recherches, de démontrer que les thèses et les projections informatiques du GIEC ne sont pas scientifiquement fondées.
Attardons-nous, parmi bien d’autres, sur deux de ces travaux de recherche.
La première étude, celle de Roy Spencer, chercheur de l’université d’Alabama, porte sur les données fournies par le satellite Terra de la NASA.
Rappelons au préalable que, selon la théorie réchauffiste du GIEC et des scientifiques qui la soutiennent, le CO2 (dioxyde de carbone) émis par les humains retient davantage de chaleur dans l’atmosphère, provoquant ainsi le réchauffement.
Or, il n’en est rien. Spencer a découvert, en analysant les données satellitaires, « qu’il y a beaucoup plus d’énergie qui se perd dans l’espace avant et après le réchauffement que ce que montrent les thèses climatiques. Il y a une gigantesque différence entre les chiffres réels et les suppositions, tout particulièrement au-dessus de l’océan». Signalons que l’éminent climatologue américain, Richard Lindzen, en était arrivé aux mêmes conclusions que Roy Spencer en étudiant les données du satellite ERBE pour les années 1985 à 1999.
Ainsi, alors que, selon les modèles informatiques (devenus pour le GIEC le nec plus ultra de la climatologie) les émissions humaines de CO2 devaient emprisonner davantage de chaleur dans l’atmosphère, il est maintenant établi, à partir non pas de projections informatiques mais d’observations (élément majeur de la démarche scientifique), que ce surcroit de chaleur s’échappe dans l’espace.
Ce qui signifie tout bonnement que le CO2 émis par l’être humain et ses activités industrielles n’est d’aucune façon le facteur déterminant du réchauffement climatique. Ce dernier est tout simplement d’origine naturelle. D’ailleurs, ce réchauffement récent (moins de un degré sur 150 ans) s’est arrêté depuis une douzaine d’années.
C’est cet arrêt qui a provoqué la panique chez les réchauffistes. Panique manifestée dans les courriels qu’ils se sont échangés, donnant lieu au scandale du Climategate. «Il faut masquer le déclin!», se disaient-ils. Car il y a bel et bien déclin des températures, même si le niveau de CO2 continue d’augmenter. Plusieurs scientifiques prévoient même que nous sommes entrés dans une période froide.
L’autre projet de recherche, d’envergure, est celui de CLOUD et il implique plusieurs instituts de recherche du monde entier. L’expérimentation s’est déroulée en utilisant un accélérateur de particules du CERN (Conseil Européen de Recherche Nucléaire).
Ce projet vise à vérifier le bien fondé de la théorie du Danois Henrik Svensmark. Sommairement, la théorie est la suivante : l’activité du Soleil est cyclique; ces cycles se caractérisent par la présence, variable en nombre, des taches solaires; quand il y a peu ou pas de taches à la surface du Soleil, l’activité magnétique diminue, ayant pour conséquence un plus grand flux de rayonnement cosmique (en provenance de la galaxie); or, un rayonnement cosmique accru, par un mécanisme complexe, augmente la couverture nuageuse, ce qui fait baisser la température.
C’est donc cette théorie qu’on a expérimentée au CERN de Genève. Et ce qu’on sait maintenant, c’est que l’expérience fut concluante. Visitez le site de Jacques Duran, Pensée Unique, pour des informations plus détaillées.
Vous devinez les conséquences. La plus importante, c’est que tous les modèles climatiques du GIEC, tous basés sur le rôle moteur du CO2, sont sans valeur. Et toutes les simulations de réchauffement catastrophique pour le siècle en cours sont nulles et non avenues. Le CO2 n’est plus un gaz «toxique, nuisible, et générateur de calamités». Et les hydrocarbures ne sont plus des matières diaboliques et malfaisantes. La climatologie est en voie de redevenir …une science.
Évidemment, comme l’écrit Jean-Michel Belouve, «on peut s’attendre à un baroud désespéré de tous ceux qui ont misé sur les prévisions du GIEC et sur les campagnes de conditionnement du public». Cela va de soi.
Les scientifiques qui ont bâti leurs carrières (et il y en a plusieurs au Québec) sur le réchauffement anthropique vont certainement résister. Ils ne renonceront pas facilement aux généreuses subventions de l’État et à leur rôle si gratifiant de gourous climatiques.
Les médias, robotisés, vont continuer à rabâcher les vieilles rengaines sur la culpabilité de l’être humain accro du pétrole.
La classe politique, celle du Québec surtout, va encore s’accrocher à ses programmes ineptes, à ses «taxes carbone» abusives et à ses lieux communs dépassés. Il faut comprendre, c’est tellement pénible et douloureux de se voir retrancher une si glorieuse mission : sauver la Planète.
Quant aux écolos, ils vont s’enfoncer encore plus profondément dans le charlatanisme catastrophiste.
Quoi de mieux pour illustrer ce «baroud désespéré» que la campagne que vient d’entreprendre le Pape de la secte anthropo-réchauffiste, Al Gore. Il est en furie, M. Gore! Selon ce que rapporte Richard Martineau dans une de ses chroniques, sa réaction face aux théories des climato-sceptiques (Svensmark, Spencer, Lindzen et bien d’autres) fut brutale et… succincte : «Bullshit! Bullshit! Bullshit!» Voilà qui nous promet un débat d’une profondeur scientifique inégalée.
Il faut comprendre la fureur du Grand Pacha quand on sait qu’aux États-Unis, une majorité d’Américains ne croient pas à la responsabilité humaine en matière de changement climatique. Il pourra toujours se réfugier au Québec, une terre où le débat scientifique n’existe pas dans ce domaine et où la pensée moutonnière, pour ce qui est du climat, est de rigueur pour tous.
En attendant la ruine du réchauffisme et le discrédit inéluctable du GIEC et de ses suppôts, les industriels québécois pourraient au moins se sortir du piège à cons que constitue pour eux le «marché du carbone» et se dissocier de la paranoïa carbonique qui fait des ravages au Québec et dont nous serons sans doute les derniers dans le monde à nous guérir.
Comme ils sont au premier chef les cibles et les victimes des mesures ruineuses de la part de l’État, ils ont intérêt à entrer en résistance au plus sacrant. Le feront-ils? Les propos de Jean Simard, président de l’Association de l’Aluminium du Canada, semblent l’indiquer. Mais l’attitude et les déclarations sont encore bien frileuses.
En fait, pour tout vous dire, je compte davantage sur les Républicains et sur le prochain Président américain (Eh! Oui! Je ne crois pas que ce sera le Messie Obama) afin de parachever le sabordement de l’imposture climatique échafaudée par le GIEC et de mettre un terme au déplorable dévoiement de la science du climat.
Jacques Brassard
lundi 29 août 2011
DÉNI DE RÉALITÉ
Quel spectacle affligeant! Encore une fois, le mouvement souverainiste bascule dans l’autisme politique, provoquant des tumultes dévastateurs au sein du Parti Québécois et sapant le leadership de Pauline Marois.
C’est toujours le même scénario, le même synopsis.
Dans un premier temps, le chef du parti propose et fait adopter par l’immense majorité des militants une approche, une démarche et une stratégie qui prennent en compte la réalité politique du moment et les préoccupations des citoyens.
Peu importe le nom que vous donnez à cette façon de faire, que ce soit le Beau Risque comme au temps de René Lévesque, ou l’Affirmation Nationale à l’époque de Pierre-Marc Johnson, ou la Gouvernance Souverainiste selon Pauline Marois, on y retrouve le même constat : l’indépendance ne peut advenir dans un avenir prévisible.
Je me suis retrouvé au cœur des deux premiers évènements.
À l’époque de Lévesque, nous avions perdu le référendum sur la souveraineté d’une manière décisive (40%-60%) et le fondateur du PQ se rendait bien compte, même après avoir mené son parti à la plus grande victoire électorale de son histoire en 1981 (près de 50% des voix), qu’il était impossible d’envisager à court et moyen terme d’enclencher un second référendum.
Il fallait plutôt renforcer l’État du Québec affaibli par la défaite référendaire et, si possible, comme le promettait le nouveau PM fédéral, Brian Mulroney, corriger les dispositions infamantes inscrites par Trudeau dans la constitution. Ce fut le Beau Risque!
On connait la suite. Le fondateur du parti, l’un des plus grands leaders politiques de l’histoire contemporaine du Québec, a vécu l’enfer : désertion de plusieurs de ses ministres et députés et rébellion d’une fraction notable des militants.
Résultat : en 1985, le PQ a subi une humiliante raclée lors des élections générales.
Pierre-Marc Johnson, lui aussi, a fait le même diagnostic que Lévesque : impossible d’accéder à la souveraineté dans un horizon visible. Et lui aussi a proposé une démarche de renforcement de l’État Québécois et le rapatriement de certains pouvoirs jugés essentiels à la défense des intérêts du peuple québécois.
Il a commis l’erreur de désigner cette façon de faire «Affirmation Nationale».
Il fut aussitôt lâché et trahi par plusieurs députés. Ensuite, d’obscurs présidents de comtés lui donnèrent le coup de pied de l’âne. Écoeuré, il se retira avec dignité.
Pauline Marois connait présentement le même sort et les mêmes avanies. Ses convictions souverainistes sont mises en doute. La feuille de route qu’elle a fait adopter massivement par les militants au dernier congrès est désormais considérée comme insignifiante et poltronne. Alors, des députés la poignardent dans le dos tandis que des militants l’abandonnent. Pathétique et sordide!
Dans ces trois cas de figures très similaires, il y a une constante : des députés et des militants s’enfoncent pitoyablement dans la schizophrénie politique, c’est-à-dire qu’ils fuient une réalité trop navrante et trop ennuyeuse, s’imaginant pouvoir, à force de vouloir, faire surgir le Québec indépendant.
Et je les entends annoncer «un vent qui se lève» dont eux seuls en ressentent le souffle. Et je les entends ressasser un vieux mantra magané : « On ne parle pas assez de souveraineté, tel est le problème!». Comme s’il suffisait d’en parler pour qu’aussitôt les citoyens se mettent en mode écoute.
En 25 ans, j’ai participé à plusieurs de ces tournées où l’on allait enseigner au bon peuple les vertus de la souveraineté. «Sortir, parler, convaincre», tel était le slogan d’une de ces virées d’autrefois.
Et ça donnait quoi? Pas grand-chose. La plupart du temps, on prêchait à des convertis. Les citoyens avaient d’autres soucis, d’autres chats à fouetter.
Ce qui est le cas présentement. Il faut vraiment vivre dans une autre galaxie pour croire que les Québécois meurent d’envie qu’on leur parle de souveraineté. Je vis et j’ai toujours vécu dans un coin de pays (le Lac-St-Jean) dont les électeurs ont voté OUI à 72% au dernier référendum, celui de 1995. Pas mal, non? Et je peux vous assurer hors de tout doute (parce qu’ils me parlent et m’interpellent continuellement) qu’ils ont d’autres préoccupations et d’autre urgences.
Non pas parce qu’ils ont changé d’idée (ils adhèrent encore massivement à l’option souverainiste), mais tout simplement parce qu’ils ont la conviction que le temps n’est pas venu de reprendre ce débat fondamental sur notre avenir comme peuple.
Qu’est-ce qui explique, selon vous, que François Legault performe aussi bien dans les sondages? Ce n’est pas sorcier, c’est parce qu’il proclame qu’il entend s’attaquer aux problèmes criants de la société québécoise. Propose-t-il les bonnes solutions en éducation, en santé, en matière de culture, de langue, d’immigration, de finances publiques et de développement économique? Ça, c’est une autre histoire! Je le trouve à bien des égards timoré et frileux. Et n’osant pas trop remettre en question les fondements de notre coûteux État providence.
Mais, au moins, il a le mérite de viser les bonnes cibles. Pendant ce temps-là, au PQ et chez les déserteurs débranchés, on pontifie de nouveau sur l’élection référendaire, ou le référendum d’initiative populaire, ou le mode de scrutin, ou l’élection du Premier Ministre au suffrage universel.
C’est quand même sidérant qu’un député de la «nouvelle génération» comme Bernard Drainville en soit arrivé, après une consultation dite «citoyenne» (tous les machins-trucs «citoyens» --consultation, mouvement, action, réflexion, coalition —ont le don de me crisper et de me mettre en rogne), à du vieux réchauffé sur les institutions.
Bref, on se propulse allègrement dans un monde parallèle!
Et la question que tout le monde se pose : quand, chez Pauline Marois, l’écoeurement va-t-il atteindre le niveau maximal, provoquant alors son départ? Va-t-elle réussir à surmonter le dégoût que lui inspire sans doute la félonie venant de son propre camp et rester malgré tout? Pour le moment, elle s’accroche!
Mais si elle décidait de rentrer dans ses terres, qu’adviendrait-il du PQ? Les députés et les militants doivent sûrement avoir en tête l’anéantissement du Bloc le 2 mai dernier. Se rendent-ils compte qu’au dernier congrès, ils ont raté le coche en renforçant l’ancrage du parti à gauche, une gauche écolo-syndicalo-étatiste totalement impuissante à procéder à une profonde et nécessaire remise en question du «modèle québécois», un modèle à la fois ruineux, inefficace et sclérosé.
Quant aux mutins fébriles et extravagants, leurs manœuvres de sabotage risquent d’entraîner la mort du PQ. En sont-ils conscients? Pas sûr! Ils sont tellement déconnectés du Réel qu’ils s’imaginent sans doute faire œuvre utile, alors qu’ils nuisent à la cause qu’ils prétendent servir.
Oui, vraiment, le spectacle est affligeant!
Et Jean Charest, lui, détendu et la mine réjouie, observe en silence les ravages des pulsions auto destructrices qui sont à l’œuvre au sein du PQ.
Jacques Brassard
samedi 13 août 2011
LA DÉGRINGOLADE DU GRAND TIMONIER
Souvenez-vous, c’était le Messie qui entrait à la Maison-Blanche. Barak Hussein Obama était idolâtré à travers la Planète. Ici, au Québec, on se prosternait «à la musulmane» devant cette émanation de l’ultra-gauche du parti Démocrate. Encore aujourd’hui, malgré une moitié de mandat calamiteux, la horde médiatique et tous les «chroniqueux» et intello-experts du Québec continuent de faire tournoyer l’encensoir avec énergie devant le Grand Timonier du Potomac.
À l’époque, j’avais consacré plusieurs chroniques au Quotidien, exprimant ma méfiance et mes doutes à l’égard du Rédempteur venant de l’Illinois avec plein de squelettes dans son placard.
Guy Millière, dans son livre, La Résistible Ascension de Barak Obama, a largement mis en lumière tous ces squelettes, avec références à l’appui. Daniel Pipes, un éminent spécialiste de l’islam, a fait de même. Michel Gurfinkiel également. Et bien d’autres. Mais l’idolâtrie empêchait et empêche toujours de voir et d’entendre. Pourtant!
Michel Gurfinkiel, par exemple, a montré, dans son dernier livre, Israël Peut-il Survivre?, que «la carrière d’Obama doit beaucoup à des réseaux communistes et post-communistes». Daniel Pipes, quant à lui, a mis en relief les relations d’Obama, tout au long de sa carrière d’activiste social, avec l’islam extrémiste. En particulier avec The Nation of Islam, dont le leader, Louis Farakhan, est un raciste et un antisémite, admirateur d’Hitler.
Et tout le monde sait que, pendant 20 ans, et jusqu’en 2008, Obama a choisi et fréquenté la Trinity United Church of Christ, une église dont le pasteur est un adepte de la théologie noire de la libération et qui était et est toujours un raciste anti-blanc, antisémite et anti-américain.
Guy Millière, de son côté, a fait ressortir l’influence déterminante d’un gauchiste radical sur le jeune Obama, dénommé Saul Alinsky, qui a mis au point la doctrine et la stratégie de l’activisme social. Et celle aussi de William Ayers, un agitateur d’extrême- gauche et fondateur d’un groupe terroriste dans les années 70, les Weathermen, et «responsable d’attentats contre le Pentagone et le Capitole, arrêté en 1980, puis relâché suite à un vice de procédure». De bien belles fréquentations!
De nos jours, tout cela est bien connu. Sauf au Québec sans doute! On sait maintenant que le locataire de la Maison-Blanche appartient depuis longtemps à l’ultra-gauche du parti Démocrate et qu’il a subi l’empreinte de doctrinaires gauchistes et d’activistes islamistes (dont, entre autres, l’ex-porte-parole de l’OLP, Rachid Khalidi, antisémite notoire).
Et ce ne sont pas des erreurs de jeunesse. Ces accointances douteuses n’ont jamais vraiment cessé. Dès sont arrivée au pouvoir, il s’est d’ailleurs entouré de «conseillers spéciaux» (on les désigne sous le nom de tsars, parce qu’ils n’ont de compte à rendre qu’au Président), la plupart issue de l’ultra-gauche, qui court-circuitent ministres et ministères en vue d’imposer les options idéologiques présidentielles. Guy Millière, dans son livre, passe en revue la liste de ces tsars gauchistes.
Sachant cela, vous comprenez pourquoi, après moins de 3 ans de Présidence Obama, l’Amérique est frappée par un cataclysme économique et dangereusement affaiblie par une politique étrangère, dont, nous signale Laurent Murawiec, analyste clairvoyant trop tôt disparu, «le pacifisme benêt et l’amour porté aux dictateurs est la marque de l’incohérence et de la niaiserie idéologique».
Désastre économique, de toute évidence! Face à la crise économique et financière, César Obama s’est lancé, en bon ultra-gauchiste, dans le charlatanisme économique qui consiste à s’imaginer qu’on puisse retrouver le chemin de la croissance et de la prospérité par la dépense publique et l’endettement. «Combien de fois faudra-t-il, écrit Guy Sorman, que cette théorie dite keynésienne, de la pensée magique et pas de la science économique, échoue pour qu’on renonce enfin à recourir à ses grigris et à ses croyances?».
Et dans le cas du Grand Timonier de Washington, l’échec est une gigantesque catastrophe. Dernier déficit de Bush : 240 milliards. Les déficits Obama : 2009, 1400 milliards; 2010, 1300 milliards; 2011, 1500 milliards. Imaginez que Bush ait plongé dans de tels abysses! Les médias l’auraient taillé en pièces, écorché vif! Pour Obama, on invente les excuses les plus saugrenues!
Quant a la dette publique américaine, elle a, sous Obama, atteint des hauteurs stratosphériques! 100% du PIB! Tellement incontrôlable que l’agence de notation Standard and Poors a dû abaisser la cote du gouvernement fédéral américain de AAA à AA+. Une première dans l’histoire!
Eh! Bien! Savez-vous qu’il y a quand même, au Québec, de soi-disant experts pour évoquer sérieusement un «complot républicain» afin d’expliquer la décote! J’en ai entendu un à TVA ! Et un autre chez Dumont! On croit rêver. La faillite économique des États-Unis, que la décote ne fait que révéler, n’est pas vraiment due à la gestion désastreuse du Messie de la Maison-Blanche, mais…à une conspiration des Républicains planqués au sein de l’agence Standard and Poors! Il faut croire que toute faribole est de mise quand il s’agit de disculper le Génie du Potomac!
Par ailleurs, les «chroniqueux» et les «experts» de la gauche intello-médiatique ne ratent jamais une occasion d’identifier les vrais coupables de la déconfiture économique américaine : les Républicains, bien sûr! Mais surtout, les Tea Parties, ces «dangereux-extrémistes-décervelés»! J’ai rarement vu un regroupement politique autant calomnié, diffamé et diabolisé!
Pourtant, que sont les Tea Parties? D’honnêtes citoyens issus de la classe moyenne qui souhaitent que les États-Unis reviennent à ses sources fondatrices, c’est-à-dire les grandes valeurs inscrites dans la Constitution : liberté, responsabilité, démocratie. Ils croient aussi à un ordre moral d’origine transcendante. Eh! Oui! Quelle horreur! Ce sont des judéo-chrétiens! Ce qui en fait des ringards ridicules aux yeux des scribouilleurs prétentieux de la gauche étatiste. C’est sur la base de ces valeurs que les Tea Parties combattent l’endettement excessif, la fiscalité trop lourde, le relativisme moral et l’interventionnisme étatique effréné. Ou sont l’extrémisme et le fanatisme chez ces braves gens de l’Amérique profonde qui n’aspirent au fond qu’à un État plus responsable et moins envahissant?
Il s’est quand même trouvé des «chroniqueux» et de prétendus experts pour affirmer le plus sérieusement du monde qu’après tout, la solution Obama, c’est-à-dire des hausses d’impôts, était tout-à-fait raisonnable puisque, comparé au Québec par exemple, l’État fédéral américain disposait d’une bonne marge de manœuvre fiscale. Ahurissant! Nous sommes tellement habitués de subir la plus lourde fiscalité de toute l’Amérique du Nord que nous avons le réflexe dérisoire de proposer aux Américains de se mettre à niveau …avec le pire! Nos gratte-papier et nos experts patentés sont tellement remplis de mépris, de dégoût et de préjugés à l’égard des Républicains et des Tea Parties qu’ils basculent dans la niaiserie idéologique en faisant de l’insupportable fardeau fiscal du Québec…un modèle à suivre! Le gauchisme étatiste serait-il un virus de l’intelligence?
Et en politique étrangère, l’œuvre d’Obama est tout aussi dangereuse que ses décisions économiques.
Certains commentateurs la trouvent…illisibles. Et incohérentes…à première vue. Ce n’est pas le cas. Elle devient lisible si nous n’oublions pas les fondements idéologiques de la vision du monde et de l’Amérique d’Obama. Ils lui ont été inculqués par l’ultra-gauche américaine dont il fut un membre actif et le candidat choisi.
Cette gauche américaine est convaincue que les États-Unis constituent un empire qui fait peser sur le monde une hégémonie intolérable. C’est là un très vieux paradigme de la gauche occidentale (communistes, socialistes, socio-démocrates, alter-mondialistes, écolos, tiers-mondistes). Lénine l’a fort bien codifié dans son livre Impérialisme, Stade Suprême du Capitalisme.
Lisez Noam Chomsky, regardez les films de Michael Moore, écoutez les sermons de Jerimiah Wright, analysez les opinions des amis et des formateurs du Président, passez en revue la liste de ses conseillers (les tsars) et vous constaterez que ce paradigme est bien implanté dans la gauche américaine. Et vous conclurez que l’hôte actuel de la Maison-Blanche, lui aussi, est infesté par ce paradigme : «l’empire américain» est nuisible et il doit s’éteindre. Et c’est la première fois qu’un Président américain est inspiré guidé par un tel modèle théorique.
Utilisez cette grille de lecture, et vous verrez que sa politique étrangère est parfaitement…lisible. En gros, il prend ses distances avec les pays-amis de l’Amérique et ils courtisent les États-ennemis.
Il fait confiance à l’ONU, ce «machin» dominé par un conglomérat de dictatures gauchistes et d’États islamistes. Et dont le Conseil des Droits de l’Homme est une officine des pires tyrannies de la Planète.
Il est complaisant à l’égard de l’islam radical et terroriste. Avec comme résultats que la Turquie, membre de l’Otan, s’islamise rapidement; que les Frères Musulmans assurent leur emprise sur l’Égypte; que le Hezbollah a mis sa patte sur le Liban; que le Hamas continue de faire pleuvoir des roquettes sur Israël; que les Talibans s’apprêtent à reprendre le contrôle de l’Afghanistan; que les chiites iraniens accroissent leur influence en Irak; que les pays amis de l’Europe de l’est et de l’ex-URRSS sont abandonnés à leur sort face à la Russie.
Et dans chacun de ses discours à l’étranger (celui du Caire est exemplaire à cet effet), il ne manque jamais de battre sa coulpe pour les «fautes» de l’Amérique.
En revanche, il mène la vie dure à Israël, la seule démocratie de tout le Moyen-Orient, pourtant un allié fidèle de l’Amérique.
Il faut faire reculer «l’empire», affaiblir son «hégémonie».
Il est bien pire que Carter. Car il croit à ce qu’il fait. Il croit, comme le prêche son guide spirituel, Jeremiah Wright, que l’Amérique doit être punie. N’oubliez pas que ce prêcheur raciste s’est écrié, au lendemain du 11-Septembre : « Dieu damne l’Amérique!» Tel est le programme de l’ultra-gauche américaine. Et Obama s’efforce de l’appliquer.
Les Américains se sont vite rendus compte qu’ils avaient élu un Président dont les visées étaient, selon le catéchisme progressiste, d’accroître l’emprise de l’État sur la société et de réduire l’influence de leur pays dans le monde (parce que de nature «impérialiste»).
Et, à la première occasion, ils ont réagi et ça s’est traduit par un raz-de-marée Républicain aux élections de mi-mandat.
Et, en novembre 2012, ça devrait se traduire par l’éviction du Messie de gauche de la Maison-Blanche.
Le malheur, c’est qu’en un seul mandat, il aura fait tellement de dégâts qu’il faudra des années pour les réparer.
L’Amérique a besoin d’un autre Reagan.
Jacques Brassard
N.B : Je ne pourrai publier vos commentaires que mardi. Je serai en pleine forêt avec quelques-uns de mes petits-enfants.
J .B.
Inscription à :
Articles (Atom)