dimanche 25 décembre 2011

EN VRAC


                                                      

LE MARCHÉ DU CARBONE

Le gouvernement Charest a manifestement décidé d’être le gouvernement le plus enverdeur  de la Planète. S’imagine-t-il que c’est la voie à suivre pour reconquérir l’électorat? Si c’est le cas, il risque d’être bien déçu.

Pense-t-il sérieusement qu’il va séduire le peuple en devenant le seul État (avec la Californie  qui est, comme chacun sait, un État en faillite) à mettre en place un marché carbone?

En Europe ce genre de marché est devenu une gigantesque arnaque! Une machine à fraudes!

Aux États-Unis, le marché de Chicago s’est effondré. Parce qu’il repose sur du vent… qu’on vend!

Et voilà que le Québec, lui, joue au matamore  verdoyant en faisant cavalier seul.

Évidemment, les entreprises du Québec sont estomaquées de voir qu’elles seront les seules à assumer les coûts d’une pareille charlatanerie. À l’exception de l’industrie de l’aluminium qui, avec une hypocrisie obséquieuse, salue l’initiative du gouvernement. Tartuferie! Quand on sait que l’énergie est le principal coût de production de cette industrie, tout le monde est au courant qu’elle a toujours développé des technologies lui permettant de produire plus avec le même volume d’énergie. Marché de carbone…où pas!



L’Opposition officielle, elle, n’a pas jugé bon de dire un seul mot. On le comprend. Le PQ qui rivalise avec le PLQ pour être le premier en matière de carcans et de servitudes écolos imposés aux contribuables et aux entreprises est pleinement d’accord avec cette emmerderie écolo-technocratique.

LES «MINOUNES»

C’est un vieux projet qui s’empoussiérait dans les caves du Ministère de l’Environnement. Les écolo-bureaucrates avaient tenté de le faire adopter par le gouvernement de Lucien Bouchard. Il fut vite expédié aux oubliettes.

Il aura fallu le verdoyant Premier Ministre actuel et son ineffable ministre vassalisé par les chamanes écolos pour faire avaler cette grosse couleuvre par le Conseil des Ministres et les députés libéraux.

Ce projet de loi, rappelons-le, obligera les propriétaires d’autos «vieilles» de 8 ans et plus à faire inspecter leurs véhicules, non pas pour des motifs de sécurité, mais pour examiner leur performance en matière de rejet de CO2. Hallucinant!

On s’apprête donc, encore et toujours, à molester les automobilistes et à les rançonner parce que, peut-être, ils auraient une «empreinte carbone» un peu trop forte. Encore une taxe déguisée de plus sur le dos des salopards d’automobilistes! Encore une structure bureaucratique de plus…pour notre bien à tous! Et, pour couronner le tout, un réseau de garages accrédités (oh! Les chanceux!)  dont on verra sans doute apparaître les noms des propriétaires sur la liste des donateurs du PLQ!

On aurait cru que l’Opposition officielle (le PQ en l’occurrence) se serait levée d’un bloc pour descendre en flammes cet OVNI malencontreux. Pas du tout! Silence total! Ce qui signifie, qui ne dit mot consent, que le PQ est en accord avec cette entourloupette sortie des sous-sols du Ministère de l’Environnement.

Ce qui n’est guère surprenant quand on sait que la politique environnementale du PQ est sous la gouverne de la député Martine Ouellet, une écolo pur jus.

Heureusement que l’ADQ et certains chroniqueurs du Journal de Québec ont cru bon de prendre la défense du troupeau mal-aimé des «moutons-automobilistes».

DÉMAGOGIE SENTIMENTALE

Sur l’abolition du registre des armes d’épaule, le Gouvernement du Québec et pratiquement toute la classe politique se sont englués dans un cloaque de démagogie, de mauvaise foi et de sentimentalisme. Rien de rationnel dans ces cajoleries et ces courbettes à l’endroit des groupes de pressions viscéralement hostiles aux armes à feu.

Laisser entendre qu’une tragédie comme celle de la Polytechnique aurait pu être évitée sir les armes de chasse avaient été enregistrées, c’est de la démagogie de bas étage. Dans tous ces drames horribles, ici ou ailleurs, ce sont des armes prohibées, donc illégales, donc n’étant pas inscrites dans un registre, qui sont utilisées.

Par ailleurs, affirmer, comme certains députés et certains groupes, qu’une fois le registre aboli, n’importe qui pourra se procurer une arme d’épaule et s’en servir pour commettre des crimes, c’est faire preuve soit d’ignorance, soit de mauvaise foi.

Je suis moi-même chasseur. Je possède des fusils et des carabines. Pour ce faire, je dois détenir deux permis : un en provenance du Gouvernement du Québec attestant que je connais le maniement des armes à feu, et un autre, accordé par le fédéral (un permis de possession et d’acquisition) que je dois absolument posséder si je veux acheter une arme à feu et me procurer des munitions. Et, avant d’obtenir ce dernier permis, je dois fournir plein de renseignements personnels (qui sont vérifiés) afin de s’assurer qu’en acquérant des armes à feu, je ne constitue pas une menace pour la société.

Ce registre des permis permet donc aux policiers de savoir si telle personne impliquée dans un acte criminel en train de se commettre est susceptible de posséder des armes à feu…légales. Si ce sont des armes prohibées, impossible de savoir, évidemment.

Exemple : un «forcené» (c’est comme ça que la presse les appelle tous) détient des otages. La police consulte le registre des permis. Elle constate que le «forcené» détient un permis de possession et d’acquisition. Donc, il a sûrement des armes entre les mains. Voilà l’information  essentielle! Que l’arme soit un calibre 12 à pompe ou une carabine 300 magnum est de peu d’importance. Il est armé et il est dangereux, voilà ce qui compte.

Pourquoi alors tout ce boucan pour récupérer les données du registre aboli? Pour faire plaisir aux groupes de pression qui voient les chasseurs comme des criminels en puissance!

Au lieu d’enquiquiner d’honnêtes citoyens qui se servent de leurs armes d’épaule et qui les entreposent de façon très sécuritaire, et au lieu de créer une patente bureaucratique parfaitement inutile, le Gouvernement et les corps de police feraient mieux de sévir efficacement contre le trafic d’armes prohibées concentré dans les réserves iroquoises. Ce serait là des opérations qui pourraient vraiment réduire les risques de tragédies comme celles de Polytechnique et de Dawson.

Et dans ce dossier, l’Opposition officielle, qui a toujours été d’accord (comme le Bloc) avec le registre, a choisi encore une fois de soutenir le Gouvernement.

Ma grand’mère avait une expression pour décrire un copinage semblable. Elle disait : «Deux culs dans la même chemise!».



PROCHAINE ÉLECTION

Lors de la prochaine élection générale, je vais évaluer les partis politiques en lice à partir du critère de crédibilité et de fiabilité suivant : les dépenses nouvelles qu’ils vont promettre.

Un parti qui annoncera des engagements de dépenses nouvelles dans quelque domaine que ce soit, verra sa cote de crédibilité et de fiabilité décroître. Quand les engagements atteindront le cap du milliard, la cote tombera à zéro.

 Vous comprenez bien qu’un parti qui aspire à gouverner un État surendetté, accablant les contribuables du fardeau fiscal le plus lourd d’Amérique, empruntant pour «payer l’épicerie», vivant au crochet de la péréquation, et qui prend quand même des engagements de dépenses nouvelles massives, ne mérite aucunement la confiance des citoyens et ne jouit d’aucune crédibilité puisqu’il sera dans l’incapacité de «livrer la marchandise».

Avec un tel critère, j’appréhende qu’il n’y ait aucun parti qui soit digne de gouverner. On n’est pas sorti du bois!

Jacques Brassard
















24 commentaires:

Anonyme a dit…

Bien le bonjours M Brassard , je profite de l'occasion pour vous souhaiter une merveilleuse année a vous et toute votre famille, santé, joie, nature et bonheur. je souhaite aussi ardament que la perte de temps qu'est l'option 'séparation'qui nous appauvrit de minute en minute soit relèguée au oubliettes pour laisser la place a une attaque sérieuse a la dette galopante qu'on s'apprête a laisser aux enfants.

Anonyme a dit…

Le Québec a besoin des gens comme vous qui parlent de tous les sujets qui nous concernent.

M. Brassard, il faut pas avoir peur d'oser...

Anonyme a dit…

Monsieur Brassard, on ne fait pas d'omelettes sans casser des oeufs.

Continuez à brasser la cage au Québec en 2012.

Jean-Luc Proulx a dit…

Honnêtement, monsieur Brassard, je n'ai pas besoin de votre critère, pour savoir pour qui ne pas voter!!! J'ai juste à me rappeler le comportement de tout ce beau monde, lorsqu'il fut le temps de sauver le peu de démocratie qu'il nous restait au Québec, contre le tyran mégalomane de Quebec city et de son ignominieuse Loi 204!!!

Il n'y a que Khadir qui s'est réellement tenu debout (je ne compte pas les indépendants), mais, comme je ne suis, ni communiste, ni antisémite, ni anti-américain, ni écolo-réchauffiste, je ne voterai pas pour lui!!!

Alors, je ne voterai pour personne!!!

Le Gentil Astineux a dit…

@anonyme,
Vous terminez l'année 2011 sur le plus gros mensonge en éructant ce petit bout de phrase : «je souhaite aussi ardament que la perte de temps qu'est l'option 'séparation'qui nous appauvrit de minute en minute soit relèguée au oubliettes pour laisser la place a une attaque sérieuse a la dette galopante qu'on s'apprête a laisser aux enfants.»

Actuellement c'est deux fédérastes qui vous endettent : Charest ce libéral fédéraliste du Québec issu des rangs conservateurs d'Ottawa (plus de 65 milliards ) et Harper le conservateur que vous avez contribué à faire élire avec plus de 100 milliards à la dette dont 56 milliards en une seule année.
De grâce, un peu plus de rigueur !

Anonyme a dit…

@ Le Gentil Astineux:

Come on...

Comme si les péquistes ne nous avaient pas endetté (Gaspésia par exemple? Ou le siège social de la Caisse? Ou les rendements épouvantablement minables de la SGF sous le règne de Claude Blanchet, époux de la Marois? Ou le Métro de Laval? Etc...).

De plus, c'est un gouvernement Libéral fédéraliste (Paul Martin!) qui a DIMINUÉ LA DETTE du Canada au cours des années de son règne comme Ministre des Finances.

P.S.: Bonne Année 2012 à M. Brassard qui j'aimerais voir et entendre dans les medias de grande écoute.

Conservateur québécois a dit…

Nous ne vivons plus en démocratie. Cette dernière a été déviée au profit des groupes de pression. La taxe sur le carbonne fut décidée entre les écolos et un petit groupe de fonctionnaires. La loi sur les "minounes" fut conconctée entre Charest, Arcand, qqs bureaucrates et les écolos. Le peuple ? La classe politique s'en fout ! Qu'on tonde le peuple ! À remarquer que le PQ et le PLQ sont dirigés par deux millionnaires ! Des millionnaires qui ignorent tout de la réalité que vit le peuple. Aux USA, les politiciens-millionnaires sont à droite. Au Québec, distinct par sa bêtise, nous avons des politiciens-millionnaires de gauche. Le Québec c'est d'accepter d'être à l'envers sur toutes les questions. Je n'ai rien contre la richesse. Mais je commence à douter de l'intelligence de nos millionnaires québécois. La classe d'affaires québécoise est une classe de téteux qui vit de subventions gouvernementales. Voilà qui explique son silence. Et voilà pourquoi il n'y a pas de contrepoids à l'influence néfaste des syndicaleux.

Anonyme a dit…

M. Brassard en 2012 la démographie va devenir un sujet de préoccupation majeur pour les Québécois.

Les médias vont devoir en parler tellement que ça va devenir incontournable. Déjà les caisses de retraite sont vides...

Choc démographique en vue
http://www.vigile.net/Choc-demographique-en-vue

Anonyme a dit…

On a peu fait état que les propriétaires de vieilles autos se retrouvent principalement chez les gens peu fortunés et aussi chez ceux qui font un faible kilométrage annuel.

Le gouvernement qui à l'entendre a à cœur le sort des pauvres, vient ainsi accroître la misère relative de ceux-ci. Autre cadeau, la hausse de 1% de la TVQ au 1er janvier.

Les automobilistes sont en mesure de décider eux-mêmes ce qui est préférable du point de vue économique: entretien régulier pour assurer une consommation de carburant optimale et le choix ultimement de vendre ou d'expédier à la ferraille les autos qui ne correspondent plus à leurs besoins. Laissons les acteurs économiques décider.

Martin L.

Anonyme a dit…

Dans le parc automobile de l’Amérique du Nord, le parc automobile du Québec compte pour si peu. Dans ce minuscule parc automobile, québécois, le parc des minounes compte pour presque rien en termes de pollution totale en Amérique du Nord.

Les libéraux sont incapables de faire de la règlementation intelligente. Mais qu’est-ce qu’ils sont capables de faire de la règlementation créative pour leurs amis garagistes…

Quelle est la part des minounes dans la pollution atmosphérique ? Vous en voyez beaucoup de gens, aux urgences, asphyxiés par la pollution atmosphérique des minounes ? Ah Doc ! Pardon, M. le docteur, j’attendais au coin de la rue, une minoune est passée, le reste, je ne m’en souviens plus, je me réveille maintenant à l’Urgence…
Aux nouvelles de Radio Tralala, nous voyons plutôt plein d’accidentés de la route qui conduisaient des autos relativement neuves…

« Y é où le problème » ? Ben, comme chacun sait : derrière le volant. Précisément chez celui qui a les deux mains dessus…

Anonyme a dit…

Aujourd'hui, plusieurs journalistes et intellectuels semblent faire front commun pour imposer une vision laïciste de la société québécoise. Nous soutenons au contraire que la religion a sa place dans l'espace public puisque la foi en Dieu est la source des principes moraux et éthiques que les croyants défendent, en tant que membres à part entière de la société civile. Nous affirmons également notre attachement à la foi et à la morale chrétiennes, telles qu'elles sont enseignées et transmises par l'Église catholique.

http://70.38.27.6/societe/ethique-et-religion/167003/un-soutien-au-cardinal-marc-ouellet

honorable a dit…

Marché du carbone: masochisme extrême au gouvernement québécois.

Montréal est située à la même latitude que Venise, Milan, Bordeaux, Bucarest et Portland, Oregon. La température moyenne dans ces villes: 12,5 degrés. La température moyenne à Montréal: 7,5 degrés.

Morale: un réchauffement climatique ne ferait que nous donner notre du climatique, étant donné notre latitude.


Mais pour les climatoalarmistes, il serait "catastrophique" que nous ayons la même température que Venise, Milan, Bordeaux, Bucarest et Portland, Oregon. Et le gouvernement les écoute!

Allez donc dire aux gens de Portland, Bordeaux, Milan ou Venise que leur température est "catastrophique" et qu'ils devraient essayer de viser le 7,5 degrés de Montréal.

Nous devrions dire OUI à la perspective d'un Montréal plus chaud, parce que Montréal est injustement trop froid. De toutes les villes mondiales à la même latitude que nous, seule Harbin, en Chine, est plus froide. Voici les données précises:

Pour chaque ville, je donne la température moyenne au cours de l'année:


Venise, Italie: 13 degrés.

Milan, Italie: 12.5 degrés.

Bordeaux, France: 13 degrés.

Portland, Oregon: 13 degrés.

Bucarest, Roumanie: 11 degrés

Minneapolis, Minnes.: 8 degrés.


Montréal: 7.5 degrés.

Harbin, Chine: 4.5 degrés.


Il n'est pas question que le Québec mette des bâtons dans les roues des climatoalarmistes (puisque certaines régions du monde ont certainement le droit de penser qu'un réchauffement climatique revêt peu de positif pour eux), mais de là à ce que nous Québécois (des malchanceux climatiques: climat froid pour une latitude pourtant tempérée) deviennent les cheerleaders des climatoalarmistes, il y a tout de même une limite où on tombe dans le ridicule BCBG.

On dirait qu'au Québec, être BCBG et suivre les modes du jour, peu importe si ces modes sont peu adaptées à notre climat, compte plus que l'esprit critique.

honorable a dit…

Il est éclairant de savoir que le commentaire de 11:40 a été bloqué par Le Devoir. Le commentaire avait été envoyé vers 11:15 suite à l'article " La première bourse du carbone en Amérique du Nord se porte bien Québec emboîte le pas au marché du carbone dès janvier".

Il est désolant que tant de Québécois choisissent le journalisme non pas par goût de la vérité ou de la réflexion, mais à des fins activistes. Pourtant, même quand on n'est qu'un militant, on devrait savoir que c'est par la saine critique que la pensée s'affine, et non par un rejet totalitaire des faits et réflexions qui dérangent l'activiste.

Qu'une telle discrimination se fasse sur un blogue d'un citoyen privé, passe encore. Mais dans un quotidien dont le titre est "Le Devoir", quelle cynique paradoxe... Le Devoir de ressembler à La Pravda?

Maxim Bernard a dit…

@honorable

J'ai aussi tenté, un jour, de poster un message climato-sceptique pour commenter un article du Devoir. Mon commentaire n'est jamais paru, sans que je sache pourquoi.

Je commence à douter de l'objectivité de l'équipe de modérateurs.

Anonyme a dit…

«Ce projet de loi, rappelons-le, obligera les propriétaires d’autos «vieilles» de 8 ans et plus à faire inspecter leurs véhicules, non pas pour des motifs de sécurité, mais pour examiner leur performance en matière de rejet de CO2. Hallucinant!»

Je ne suis pas certain que la formulation dans la lois est comme elle est décrite dans la lois. Si ma mémoire ne me fait pas défaut, il est dit: lors de la revente du véhicule.

Il y aura aussi une règlementation dans cette lois. Avant de partir au galop, il faut attendre cette règlementation, il n`est pas dit que ce ne sera pas plus long, lorsque le propriétaire est le même la mise en fonction du véhicule.

On est peut-être un peu trop vite sur la gachette.

Anonyme a dit…

ne vous en faite pas M.Bernard car moi aussi je m'y suis fait barré et sur le blog de Duhaime alors que sur celui de Hébert tout passe intégral allez savoir pourquoi sinon de la censure pure ne rencontrant pas la pensée gauchiste et magique

Anonyme a dit…

@ Maxim Bernard:

"Le Devoir" et le mot "objectivité" dans le même paragraphe?

C'est une résolution pour 2012?

Anonyme a dit…

Vidéo - Jean Staune.

Les manipulations sur le réchauffement climatique

http://fr.gloria.tv/?media=232372

http://templetonpress.org/author/jean-staune

honorable a dit…

@M. Bernard: à Radio-Canada, les commentaires ne correspondant pas à la ligne de parti du "journaliste" modérateur sont toujours "difficilement publiables", peu importe leur valeur ou leur pertinence. Ou alors on utilise le subterfuge suivant: publier le commentaire très en retard, et enfoui derrière tous ceux qui ont pourtant été soumis ultérieurement. J'ai déjà vu un commentaire provenant d'un professeur de l'Université Laval qui a été publié avec 7 jours de retard.

Grâce à ce subterfuge, Radio-Canada peut ensuite prétendre à une certaine objectivité alors qu'il n'en est rien.

Les journalistes qui sont des activistes manqués savent que les commentaires à leurs articles ou billets peuvent mettre en danger leur mission de militantisme. Ils ne se gênent pas pour agir "en conséquence", en totale contradiction avec ce que le mot "journalisme" devrait signifier.

Par ailleurs, le truc des journalistes-activistes plus aguerris est de laisser passer un très petit quota de commentaires ne corrrespondant pas à leur ligne de parti, afin de sauver les apparences. Dès que ces commentaires dépassent la petite minorité, alors la machine à bloquer se met en branle...

Bien sûr, le tout peut varier d'un journaliste-modérateur à l'autre. L'Actualité fait habituellement figure honorable dans ce domaine. Des journaux comme le Monde font, évidemment, figure déshonorable.

honorable a dit…

La clique activiste à la modération du Devoir fait encore des dégats éthiques et professionnels. Un article est publié, ayant pour titre "Libre opinion - Retrait de Kyoto: une honte pour le Canada."

Mon commentaire était le suivant, envoyé il y a environ 6 heures:


"Le Canada se montre sérieux et crédible.

Une personne sérieuse et crédible tient à sa parole comme à la prunelle de ses yeux. Quand elle dit qu'elle fera quelque chose, elle le fait. Une personne volage et non crédible dit ce qui plait à la galerie, même si elle sait qu'elle ne pourra mettre en pratique ce qu'elle dit.

Le Canada est sérieux et crédible. Il dit tout haut ce que les gens sérieux savent: les cibles de Kyoto ne peuvent être atteintes. Il manifeste son sérieux en se retirant de Kyoto. Il préfère laisser la place aux amuseurs de galerie qui préfèrent berner le public par des voeux pieux qu'ils savent pourtant non réalisables."

Bloqué encore une fois! Notez que ce n'est pas parce que les commentaires abondaient: il y en a 2 à cette heure de la journée! Mais dans quelle province vivons-nous, où il est impossible de dévier de la ligne de parti BCBG pleine de clichés sans subir toutes sortes de discriminations?

Non satisfaite d'avoir convaincu la majorité du public québécois grâce à des milliers d'articles unidimensionnels, unidirectionnels et peu rigoureux, la police journalistique de la pensée unique vise maintenant "plus haut", dirait-on: atteindre l'apparence du consensus, peu importe les moyens!

Oui, je sais, tous les journalistes ne sont pas comme ça, ni même au Devoir, mais il est intolérable qu'il y ait tant de journalistes qui font passer le militantisme devant l'objectivité et le fair play le plus élémentaire.

Anonyme a dit…

ne publié pas mon commentaire précédent, il s'agit d'un copier-coller d'une lettre écrit m.Arcand, je ne sais pas si Jacques Béchard est vraiment le lobbyiste derrière ce projet de loi. Je n'ai pas vérifié l'information.

merci

Gilles B a dit…

RÉSUMÉ : comme pour le système de santé au Québec, le problème est en bonne partie organisationnel et pas nécessairement dans plus de dollars ($) en pénalités ou autres.

ET LE SCOOTER (par exemple)?
Par exemple, pourquoi n'a-t-on pas prévu contrôler les scooters à moteur 2 temps qui polluent plus qu’une sous-compacte, par unité de véhicule? Cette simple omission montre comment il n'y a pas de plan global rationnel dans les stratégies. Sauf pour plus de dollars à on ne sait qui, en achat de droit de polluer ou en pénalités.

ET LA TAXE en hausse SUR L’ESSENCE?
Plus on consomme d’essence, plus c’est payant pour l’État. Équation facile au gouvernement: pas question de mettre la pression sur l’ajustement des véhicules aux besoins réels. Pourtant, à 1,7 (moins de deux) enfants par famille, il y a un peu trop de grosses cylindrées en circulation.

REPENSER L'URBANISATION
Une partie du problème passe par la réorganisation progressive des villes et en abolissant le modèles dépassé des villes à centre unique ou presque. Ce modèle (abandonnez les banlieues, venez tous "vivre" et travailler au centre) contribue à faire augmenter les déplacements, car seuls les activités de jour et un certain type de résidents s'y centralisent, mais pas les familles. Et avez vous remarqué que plus on densifie les centres, plus ça coûte cher pour ceux qui décident d'y vivre et travailler; donc exactement l'effet contraire de celui promis. "Densifiez qu'y disaient...". Vous ne voyez donc pas que partout où l'on juxtapose les tours, le coût de la vie d’une famille y augmente au lieu de diminuer alors que la qualité de vie y diminue? Exactement le contraire de la théorie. Donc, une partie du problème est dans l'organisation et en partie dans la spéculation sur les valeurs des immeubles (édifices, terrains, espaces divers).

Une part du « problème automobile» se trouve donc dans les déplacements inutiles en s'accrochant au modèle dépassé DU centre-ville. On y centralise les activités (travail, commerce, services, condos à 1 chambre digne de ce nom même si parfois il y en a 2) et ensuite on accuse et pénalise les citoyens avec famille de devoir se déplacer tous en même temps vers le même lieu. Dans les faits, la logique voudrait des centres (pôles) moins denses, mais multiples avec des résidences à proximité (ville à pôles multiples). Avec les années, lors des transactions de logements (maisons, condos, logements), les gens s'installeraient tout naturellement près de leur noyau de travail et services, mais pas dans un centre sur-densifié où une famille normale ne veut pas vivre (et ne peut pas, les condos y ayant 1 ou 2 chambres et les rares maisons y étant trop chères). En passant, si les inconditionnels du transport en commun payaient le coût réel du service ou demeuraient hors des quelques rares très grands centres urbains du Québec, ils cesseraient de "démoniser" les transports individuels.

DES CIBLES MESURABLES AU LIEU DE PÉNALITÉS À COÛTS DE MILLIARDS contre LES PAYS BIEN DISPOSÉS À SE RÉGLEMENTER
Et au lieu d'établir des cibles inatteignables ou difficilement mesurables, on devrait plutôt en fixer des mesurables lors du remplacement progressif des parcs de véhicules; ce qui aurait dû être fait par un «goûtVERTnement» allumé dès la première crise du pétrole de la décennie 1970. Exemple de norme précise: d'ici 2022 (10 ans), les autos pour rouler au Québec, devront consommer 4,5 litres de carburant au 100km et émettre moins de n tonnes de GES, etc. Seraient surtaxés les nouveaux véhicules individuels (automobile) qui ne répondent pas à la norme (donc pollueur-payeur).

LA FIN OU L’INACCESSIBILITÉ ($) DES COMBUSTIBLES FOSSILES
Mais il faudrait faire vite, car selon les prévisions des écolos d'il y a une décennie, il ne devait plus y avoir de pétrole autour de 2050, si ma mémoire est bonne... Sinon, il ne sera pas achetable de toute façon.

Agathe a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Anonyme a dit…

Je suis en accord avec votre analyse de ce conflit. Je me demande combien de ces gens détiennent un bacc. pour gagner $90M. par années, si on compare avec les enseignements et les infirmiers. Ils ont le choux gras.