mercredi 7 avril 2010

LE BONHEUR D'ÊTRE TAXÉ!

Récemment, le ministre des Finances, Raymond Bachand, déclarait que le but ultime de l’action d’un gouvernement démocratique, c’était de rendre les gens heureux. N’est-ce pas merveilleux? Après tout, dans sa Déclaration d’Indépendance, la nation américaine n’annonce-t-elle pas que la «recherche du bonheur» est un droit aussi inaliénable que la liberté?

Et voilà que le premier budget du ministre Bachand multiplie taxes et impôts, alourdissant ainsi davantage le fardeau fiscal des Québécois (le plus accablant de toute l’Amérique du Nord). Que faut-il donc comprendre? Que le bonheur est dans l’oppression fiscale? Bien sûr que non! En fait, M. Bachand est contraint par les circonstances de rendre les gens malheureux en aggravant leur asservissement fiscal et c’est sans doute pour cette raison que son budget est, selon les experts patentés, un «budget courageux»!! Il faut en effet beaucoup de courage pour paralyser la «recherche du bonheur» de ses concitoyens. Et mettre ainsi entre parenthèses sa mission proclamée de «rendre les gens heureux». Il a dû, le pauvre, se faire violence pour trahir sa vocation première. Quel courage!

En réalité, il n’est pas le seul courageux de l’histoire du Québec. Comme le fardeau fiscal des Québécois s’est lourdement appesanti au cours d’un demi-siècle, c’est vous dire combien le courage fut en quelque sorte le trait distinctif de pratiquement tous les gouvernements du Québec qui se sont succédé pendant la même période. C’est stupéfiant et admirable de voir le nombre de ministres des finances qui, au Québec, ont fait preuve d’un courage si stoïque et si exemplaire pendant 50 ans. Dieu que nous sommes un peuple chanceux d’avoir eu des gouvernements qui ont toujours fait preuve de courage…pour nous écraser d’impôts!

Bon! Trêve d’ironie! Et envisageons la situation budgétaire du Québec dans toute sa crudité. Notre dette s’élève à 218 milliards de dollars. Chaque année, il faut prévoir au moins 7 milliards pour le service de la dette. Au Canada, nous détenons le championnat de la province la plus endettée. Nous nous classons au cinquième rang de tous les États les plus endettés… à travers le monde. Devant nous, le Japon, l’Italie, la Grèce (qui est en banqueroute) et l’Islande (qui est en défaut de paiement). Pas mal, N’est-ce pas? Et la moitié de cette dette a servi à payer l’épicerie (les dépenses courantes). L’économiste David Descôteaux est formel : «On s’endette simplement pour faire fonctionner la machine. Pour payer tous les employés, les programmes sociaux et nourrir notre troupeau de vaches sacrées… C’est donc inutile de croire que nous corrigerons la situation en haussant les taxes, les tarifs ou les impôts. Je répète : nous n’avons pas un problème de revenus --nous sommes déjà les plus taxés en Amérique du Nord!--nous avons un problème de dépenses. En fait, nous possédons le titre peu enviable (et absurde) d’État à la fois parmi les plus endettés et les plus taxés!». Que voilà lucidement décrit, en quelques phrases limpides, notre triste sort de peuple surtaxé et surendetté.

C’est sur la base de ce constat fondamental (nous avons un problème de dépenses, pas de revenus) qu’un gouvernement devrait faire ses choix budgétaires. Si l’on fait exception de la courte période au cours de laquelle le gouvernement Bouchard a reconnu que notre problème en était un de dépenses (ce fut l’opération déficit zéro), nous devons prendre acte qu’au cours des décennies passées, tous les gouvernements ont préféré croire que nous avions un problème de revenus, ce qui justifiait la cascade de hausses de taxes, de tarifs et d’impôts qui s’abattait bon an mal an sur les pauvres contribuables taillables à merci.

Bien sûr, on nous répondra que le gouvernement s’est engagé solennellement à réduire massivement les dépenses. Comment une telle promesse peut-elle être crédible quand on se rappelle l’échec lamentable du plan de réingénierie de l’État qui avait pour objectifs d’alléger l’appareil technocratique et de sabrer dans les programmes? Les sondages sont éloquents : personne ne croit le gouvernement. Avec raison!

Car pour réduire la taille de l’État, il faut s’attaquer aux dépenses de l’État; et pour s’attaquer aux dépenses de l’État, il faut revisiter le «modèle québécois». Si vous ne faites que batifoler en périphérie du modèle québécois, notre «problème de dépenses» va demeurer pratiquement intact. Et, entre vous et moi, geler les salaires des élus où supprimer les primes aux technocrates, c’est bien sympathique, mais ce sont là de dérisoires fadaises pour tenter d’amadouer le bon peuple. Il faut plutôt briser les tabous et revoir sans préjugés certains grands programmes de l’État. Il ne s’agit pas de les démanteler, mais d’en modifier le gabarit.

Examinons le plus gros et le plus coûteux de ces programmes : notre système de santé. Il est ruineux, il est éléphantesque, il est technocratisé à l’excès et il est d’une efficacité médiocre (pénuries, rationnements et files d’attente sont de persistantes réalités). Le diagnostic est connu depuis des lunes. Les solutions aussi. Or, que fait le gouvernement? En annonçant un nouvel impôt et, pour bientôt, un ticket modérateur, il continue d’engloutir des milliards dans un système qui ne cesse de se détériorer et dont on est incapable de maîtriser les coûts. Le vrai courage, ce serait de revoir le panier de services, de permettre aux médecins la mixité (le droit de pratiquer à la fois dans le privé et dans le public) et d’autoriser le recours aux assurances privées pour des actes couverts par le régime public. Toutes ces solutions sont largement connues. Il y a des piles de rapports sur les tablettes du ministère qui les proposent et qui les décrivent en long et en large. Pour reprendre les appellations de l’économiste Descôteaux, c’est, de toute évidence, notre plus plantureux «problème de dépenses». Or, depuis des décennies, nous persistons à le traiter comme un «problème de revenus». Et ce fut le cas même à l’époque de l’opération déficit zéro. Je me souviens très bien que toutes les missions de l’État avaient été considérées comme des «problèmes de dépenses», sauf la santé. La santé était demeurée un «problème de revenus» puisque le gouvernement avait continué d’y injecter des milliards. Je me dois quand même de signaler que l’ADQ (redevenu un tiers parti) est le seul parti qui soutient (et a toujours soutenu) ces virages majeurs en santé.

Nous n’atteindrons jamais l’équilibre budgétaire et ne vivrons jamais selon nos moyens tant et aussi longtemps que le taux d’augmentation des «coûts de système» dépassera constamment le taux de croissance de l’économie québécoise. Où alors, pour l’atteindre, on fera ce qu’on a toujours fait : recourir à la fiscalité et à l’endettement. Un démentiel cercle vicieux!

J’ai surtout évoqué le système de santé comme énorme «problème de dépenses», mais il y en a d’autres. Celui des services de garde par exemple. J’ai déjà écrit que nous avions fait une erreur en privilégiant le financement direct par l’État des garderies, plutôt que de subventionner les parents qui feraient eux-mêmes le choix du mode de garde. On le sait, l’effet pervers d’une pareille orientation fut la fonctionnarisation et la centralisation des services de garde accompagnées d’une montée des coûts sans pour autant que les parents aient droit à une accessibilité adéquate.

Or donc, quand je vois nos scribes bien-pensants user de l’épithète «courageux» pour qualifier le budget Bachand, je trouve cela bien désopilant en même temps que bien démoralisant. Mais je sais fort bien que pour envisager les choses de l’État, non pas sous l’angle d’un «problème de revenus», mais d’un «problème de dépenses», la classe politique devrait faire preuve d’un courage à toute épreuve. Un véritable courage! Car cela signifierait affronter les corporatismes qui régentent tout l’appareil de l’État (surtout le système de santé), faire sauter les tabous sclérosants, ébranler l’orthodoxie étatiste et faire éclater le mythe de la malfaisance essentielle de la présence du privé en santé. Ce qui est loin d’aller de soi. Pour tout vous dire, je ne crois pas qu’il y ait, au sein des élites politiques, une dose appropriée de courage pour s’engager dans une pareille mission. J’ai bien peur que nous allons continuer d’être une société toujours de plus en plus endettée et surtaxée. Y a-t-il un terme à ce parcours de perdition? Y a-t-il un mur sur lequel on finit par se fracasser? Les exemples de la Grèce et de l’Islande (et de bien d’autres pays européens) nous laissent penser que oui.

L’État-providence que nous avons édifié au fil des décennies est devenu trop gros pour nos moyens depuis déjà pas mal de temps. Il souffre d’obésité morbide. Il faudrait lui imposer une diète sévère. Mais on trouve plus «courageux» de poursuivre le gavage.

Jacques Brassard

23 commentaires:

Philippe David a dit…

«L’État-providence que nous avons édifié au fil des décennies est devenu trop gros pour nos moyens depuis déjà pas mal de temps. Il souffre d’obésité morbide. Il faudrait lui imposer une diète sévère. Mais on trouve plus «courageux» de poursuivre le gavage.
»

À ce point là, je suggérerait une liposuccion majeure...

zarmagh a dit…

Si le Québec ramenait le nombre de ses fonctionnaires au même niveau que le reste du Canada, c’est 86.369 fonctionnaires de moins qui seraient sur les listes de payes du gouvernement, soit une diminution de 11,3%. Une réduction de 86.369 fonctionnaires représente une économie d’environ 3,5 milliards de dollars pour le gouvernement...
http://www.antagoniste.net/2010/01/27/a-nos-frais/

alain Patenaude a dit…

Bonjour Monsieur Brassard

En fait, ce que vous dites c'est que tant que le gouvernement ne coupera pas dans la fonction publique, les citoyens continueront d'être augmenter pour rien....? est ce que ça veut également dire qu'au prochain budget, nous serons de nouveau augmenter et que rien n'aura changer, que nous aurons les mêmes problèmes? Que pouvons-nous faire de concret?.....sûr qu'aux prochaines élections, nous devrons congédier ce gouvernement pourri mais est ce que les autres règleront le problème.? pas si sur.......pas très encourageant!..

Anonyme a dit…

Bonjour!

Pour vous remonter le moral, je vous encourage à consulter le blogue jovialiste de J-F Lisée, qui nous explique chaque semaine que nous ne sommes pas si endettés et taxés que ça! Nous sommes même aux dessus de nos affaires selon lui!

Eric

Conservateur québécois a dit…

Bravo pour ce magnifique article. Nos politiciens ne sont en effet qu'une bande de lâches. Et dire qu'à La Presse on félicitait Bachand pour son courage....!@#$ Et que dire des économistes Fortin ,Montmarquette, etc. ??? Charest ne coupera pas les dépenses. Il va nous revenir l'an prochain avec de nouvelles augmentations de taxes.Et la Presse l'appalaudira de nouveau. En ce moment, le brillant gouvernement Charest négocie avec les syndicats de la fonction publique. Regardez bien les cadeaux qu'il va faire à son amie Carbonneau. Mon rêve: qu'on soit sous la tutelle du FMI. Les gouvernements québécois depuis 40 ans n'ont pas la maturité pour administrer notre argent.

Jean-Luc Proulx a dit…

Excellent billet, monsieur Brassard! Le plus triste dans tout ça, c'est que toutes les autres provinces du Canada ont compris qu’en période de crise économique, on doit réduire les dépenses et les taxes, afin que les individus puissent consommer et que les entreprises puissent investir!

Vous remarquerez que les mots «réduction des dépenses» n'existent pas dans le vocabulaire de nos politiciens au Québec.

Pourquoi? Parce qu’ils ne veulent tout simplement pas être en conflit avec la mafia syndicale!

N’oubliez pas qu'aucune autre province canadienne et aucun État américain a un taux de syndicalisation aussi élevé que celui qu'a le Québec dans leur fonction publique (81%), et ce, dans toute l'Amérique du Nord! Ceux-ci ont été assez intelligents pour ne pas se donner un tel taux, car ils ne veulent pas subir le chantage syndical pour la bonne gouvernance de l'État.

Mais, comme le Québec a, malheureusement, donné la fonction publique aux syndicats sur un plateau d'argent, on en subit les conséquences aujourd’hui.

Voici les différentes solutions que les autres provinces canadiennes ont appliquées pour pouvoir éponger leur déficit respectif!

1) Réduction de la taille de l'État!

2) Gel des salaires!

3) Réduction des taxes et des impôts!

http://4.bp.blogspot.com/_a3uwg12OL_U/SsqKi4l4ngI/AAAAAAAAABU/qdh8qVg-8Nw/s1600-h/Canada-2.png

Hé oui! Si on veut stimuler l'économie, il faut donner plus d'argent à la population et aux entreprises pour qu'elles puissent stimuler cette même économie.

Que faisons-nous au Québec?

Nous augmentons les taxes, et ce, sans aucune réduction des dépenses!

Tout ça pour protéger les gens qui gravitent autour de l'État!

Un jour, Napoléon a dit à un de ces lieutenants : «Peu importe le nombre de siècles qui passera, il y aura toujours une partie de la population qui abusera de son peuple, que ce soit des rois et des nobles ou des jacobins, ce sera toujours la même chose!»!

Alors, les politiciens et tous ceux qui gravitent autour de l’État, gérez-vous pour la population et pour les générations futures ou bien pour garder vos acquis, hein? Personnellement, je miserais plus sur la deuxième réponse.

Après tout, pour se sortir du trou, on n'a qu'à taxer encore plus fort le bon p'tit peuple qui subit les pertes d'emplois et qui perd ses avantages sociaux et ses fonds de pension à vue d'oeil, afin de s'assurer que les gens qui travaillent pour l'État gardent les leurs!

Voler l'argent d'honnêtes travaileurs et d'honnêtes retraités, n'est-ce pas pour cette raison que l'on a envoyé Vincent Lacroix en prison, hein?

GANG DE VOLEURS DE POLITICIENS, RENDEZ-NOUS NOTRE ARGENT!!!

RENDEZ-NOUS NOTRE LIBERTÉ!!!!!

Dites-moi, donc : vivons-nous au Québec, parce que nous sommes des analphabètes économiques, ou bien sommes-nous des analphabètes économiques, parce que nous vivons au Québec, hein?

Sébas a dit…

M. Brassard, votre texte est encourageant, lui !

Faudrait vraiment que vous et d'autres personnes connues, partiez un nouveau parti, comme le WILDROSE PARTY de l'Alberta ou le parti Libertarien du Costa Rica. Nous -i.e. les contribuables tannés et ordinaires- représentons peut-être 30-40% des citoyens ! C'est suffisant pour gagner les élections.

Le PARTI LIBERTÉ du Québec?
;-)

***

Ou encore:

Pourquoi ne pas organiser des manifs dans votre coin?

J’ai 3 petites idées;

1) Il serait bien que cette manif (des contribuables -de toutes tendances- qui en ont ras-le-bol), soit ‘perpétuelle’, i.e. une fois par mois (ou semaine); même jour, même heure, même endroit. Ça va finir par faire boule de neige et les autres radios/médias vont finir par en parler. C’EST UN MUST.

2) Il faudrait la même chose à Montréal et dans toutes les grandes villes. Le ligue des contribuables (ou autre) pourrait ‘caller’ UN lieu pour cette manif et c’est parti mon quiqui. Oui au début, cela risque d’être petit, mais à la longue… ça risque de grossir et grossir. Il FAUT ces manifs pour canaliser les frustrations. ET TERMINÉ UNIQUEMENT DES MANIFS DES GROUPES ACCROCHÉS AUX MAMELLES DE L’ÉTAT.

3) Idéalement, dans toutes les villes où aura lieu ces manifs, cela devrait se faire dans un GRAND parc pour que l’ambiance soit familiale (cela créera un contraste -bénéfique- par rapport aux manifs ’so-so-solidaires’ et tout le monde se sentira à l’aise d’y aller faire un picnic, tout en démontrant son ras-le-bol), et pour que le nombre de manifestants puisse augmenter au fil du temps.

Parc Mont-Royal ou Parc Lafontaine pour Montréal
Les Plaines pour Québec
Parc Champlain pour Trois-Rivières,
Etc.

J’y serai !

Voilà

p.s.
Les manifs de contribuables mécontents sont commencées:

http://lesanalystes.wordpress.com/2010/04/07/manifestez-avec-les-analystes-et-le-93-3/#comments

Sébas a dit…

Entre 2009 et 2014, la dette brute du Québec va augmenter de;

39 000 000 000 $ (39 milliards $)

Voir ces 2 tableaux:

http://img413.imageshack.us/img413/9542/dettebrute19982014.jpg

http://img405.imageshack.us/i/dettebruttecroissance.jpg/

Qu’est ce qui fait augmenter la dette?

Les principaux facteurs d’augmentation de la dette sont les suivants :

-Le déficit budgétaire.

-Les investissements effectués par le gouvernement dans ses sociétés d’État sont un autre facteur d’augmentation de la dette. Ces investissements peuvent être faits au moyen d’une avance, d’une mise de fonds directe ou encore en laissant une société d’État conserver une partie de ses bénéfices pour qu’elle finance ses propres investissements.
Par exemple, Hydro-Québec verse en dividendes au gouvernement une partie de ses bénéfices nets et en conserve une partie pour financer ses investissements, notamment des barrages hydroélectriques. La portion des bénéfices que le gouvernement laisse à Hydro-Québec constitue en fait une mise de fonds du gouvernement dans Hydro-Québec qui crée un besoin de financement pour le gouvernement et entraîne donc une augmentation de la dette brute. De plus, le gouvernement effectue à certains moments des mises de fonds dans des sociétés d’État, par exemple la Société générale de financement du Québec. De telles mises de fonds entraînent une hausse des besoins de financement du gouvernement et donc de sa dette.

- Par ailleurs, l’investissement net dans les réseaux de la santé et des services sociaux et de l’éducation, qui comprend les prêts de Financement-Québec et de la Corporation d’hébergement du Québec aux établissements pour financer leurs immobilisations, entraîne une augmentation de la dette du gouvernement.

- Le gouvernement effectue également des investissements en immobilisations (ex. : routes), qui nécessitent des emprunts et qui font augmenter la dette. Au moment où elles sont effectuées, les immobilisations sont portées au bilan du gouvernement. Par la suite, elles sont graduellement inscrites à la dépense en fonction de leur durée de vie utile.

-La variation de certains autres postes de l’actif et du passif du gouvernement, par exemple les comptes à payer et les comptes à recevoir, peut aussi entraîner une augmentation de la dette.

-Enfin, les versements au Fonds des générations font diminuer la dette.

Source:
http://www.finances.gouv.qc.ca/documents/Autres/fr/AUTFR_LaDetteFev10_GouvQC.pdf

Anonyme a dit…

Éric Duhaime démontre que les J-F Lisée de ce monde en fument du bon:

http://www.youtube.com/watch?v=G8niQRDxQnI

Anonyme a dit…

Il n`y a pas de doutes pour moi nous sommes entré dans un cycle de déclin. Ce cycle naturel des civilisations.

A l`époque - des gens qui travaillaient durs manuellement et pour qui les valeurs communes etaient la foi chrétienne, la famille, la patrie, le sacrifice de soi.

Depuis 50 ans - L`hédonisme, l`individualisme, l`argent rapide et a tout prix, le Moi géant!

Résultat - La famille passe en dernier, moins d`enfants et de futurs payeurs de taxes, des impots et taxes de plus en plus lourdes - la solution utopique - immigration massive qui n`est plus européenne et créera des problemes politiques et religieux.

En effet - seul un retour sensé aux valeurs fondamentales qui ont bati ce pays - famille, patrie, foi chrétienne, travail, sacrifice sauvera les meubles....

L`État providence déresponsabilise l`individu et meme les institutions - le gauchisme ruine ce pays - trop d`idéologues a la con qui parasite le systeme....

crioux a dit…

Il est grand temps de sacrifier quelques vaches sacrées.

Simon Leduc a dit…

Vous avez raison M. Brassard. ce budget ne s'attaque pas au modèle québécois. Le gouvernement Charest aime mieux taxer les contribuables, c'est plus facile que de faire son travail et couper dans le gras. Jean Charest et Raymond Bachand sont des hypocrites quand ils affirment que le gouvernement fait 60% des efforts pour éliminer le déficit. C'est de la foutaise. Ce sont les contribuables qui font tous les efforts et le gouvernement ne baisse pas ses dépenses. Quel gouvernement médiocre qu'est celui de Charest.

Denis Bérube a dit…

Bon, j’ai écouté tout ce qui a été dit sur le budget et je peux vous certifier que bien que je travaille plus, gagne plus, économise plus, dépense moins, il m’en restera moins. Merci M.Bachand, ministre du bonheur artificiel et pelletage de nuage.
Je m’explique, père de 4 enfants (17, 15, 9 & 6 ans), marié, revenu familial moyen (classe moyenne). Je déclare tout, même mon véhicule plaqué commerciale mais imposable (selon le ministère du revenu, ou siège le ministre du bonheur artificiel…) à 100%. 5 sur 6 portent des lunettes que je dois payer, soins dentaire, 2 ont porté des broches et probablement un troisième à venir… etc, etc, etc…

Encore une fois, je vous demande, à quand un Premier ministre qui se présentera à une élection, promettra tout ce que les syndiqués, assistés-sociaux et tout les sangs-sues ce qu’ils veulent entendre (hum comme Charest a fait) mais une fois en place sortira la guillotine et coupera ou il faut sans se soucier de ne pas être réélu car, de toute façon, il ne se représentera pas mais la job sera faite.

Quelques possibilités :

1. Taux d’imposition unique : Revenu Brut * 20%, pour tout le monde.
2. Abri fiscaux abolis car seul les plus fortunés on le moyen de s’en payer au détriment des petits
3. Taxes ascenseurs selon valeur des produits achetés ... Voir la suite
Ex : Voiture à moins de 25000.00$, taxe 5%, entre 25000 & 40000 taxe à 6%, 40000 à 60000 taxe 7%, etc…
4. Les budgets des ministères doivent être vérifié à chaque année (surtout Mars car c’est là qu’ils achètent des choses inutiles pour garder le même l’an suivant)

Mais je ne suis qu’un pauvre propriétaire de compagnie qui ne s’aurait administré des dettes aussi énormes… (hic)

Alors, voici une petite r... Voir la suiteévolution possible :
C’est le temps de impôts, alors pourquoi ne pas protester ou c’est possible et que ça fait mal. Voici ma suggestion, si vous avez droit à un remboursement (1-sauter dessus, 2-Achetez un 6/49 avec extra, c’est votre jour de chance) mais si comme moi vous en payez, envoyez le rapport mais pas le paiement. Si tout le monde se tient, le ministre du bonheur aux lunettes roses comprendra que nous en avons assez. Juste parler ce n’est pas assez, c’est comme la radio, si ça ne nous plait pas, on ferme le volume…

Rêve utopique car comme pour l’essence, nous les suiveux de québécois allons « s’aplatventriser » et laisser faire.

Je suis maintenant séparatiste, séparatiste de la province, je veux devenir Albertain!!! Si j’avise le PM Albertain que mon terrain est à vendre, est-ce que je deviendrais résidant de l’Alberta?

Anonyme a dit…

Bonsoir,

Je me demande pourquoi les gens qui ont de la crédibilité comme vous n'êtes pas allé vers l'ADQ pour l'enrichir. Il y a là un parti qui n'attend que ça des appuis de gens crédible, un parti qui veux ce que vous décrivez.

Sébas a dit…

Vous voulez voir à quoi ressemble un politicien VRAIMENT "courageux"... qui n'a pas froid aux yeux?

http://www.nj.com/news/index.ssf/2010/03/gov_chris_christie_budget_stat.html

http://videos.nj.com/star-ledger/2010/03/chris_christie_i_dont_care_abo.html

[Chris Christie gouverneur du New Jersey]

Anonyme a dit…

Bonjour,
je veux par la présente réagir concernant l'endettement du Québec. Je suis renversé de voir que nos politiciens nous disent qu'il faut couper les dépenses que nous sommes endettés. Les bottines ne vont pas avec les babines. Les Québécois disent qu'il faut qu'ils arrêtent de dépenser et le ministre des finances dit bien oui on va faire cela. On voit rien de tout cela, on voit rien de ces rationalisations. Ils continuent à dépenser allègrement. Les Québécois en concluent c'est pas vrai ce qu'ils disent l'endettement c'est pas grave. Pour exemple le ministre de la santé annonce un programme de fécondation in-vitro qui va couter en 2011 $80 millions. Moi dans mes dépenses personnelles si je suis dans le rouge et endetté je vais restreindre mes dépenses j'en ajouterai pas. Il me semble que si on est dans le rouge que nous sommes la province la plus endetté on devrait pas ajouter de nouveaux programmes on devrait dépenser là où il y a une extrême nécessité. Je crois que ce gouvernement perd de la crédibilité.

Respectueusement Mauril Doucet

Sébas a dit…

J'ai trouvé ce tableau issue d'un rapport(nov.2006) du Fraser Institute:

http://img88.imageshack.us/img88/1118/totaldebtliabilities200.jpg

Comme nous pouvons le constater par rapport à la crise de la dette en Grèce (la dette totale était largement sous-estimée et ce, de quelques CENTAINES de milliards de $), la comptabilité gouvernementale ne tient rarement compte de TOUTES les dettes que le gouvernement endosse.

Bon dimanche quand même...

Martin Hamel a dit…

Excellent texte encore une fois!

Je pense personnellement que le Québec devra passer par une faillite retentissante pour se sortir du trou à l'image de la Nouvelle-Zélande il y a plusieurs années. Le courage politique est inexistant et il y a trop de monde qui profite du système pour qu'il se réforme de l'interne. Une force extérieure (FMI ou autre) devra imposer manu miltari une réforme brutale et non négociable pour permettre de régler le problème une fois pour toute sauf que si nous attendons d'en arriver là, ca va faire mal, très mal même. Ce scénario m'apparait de plus en plus inévitable. Pour le contribuable moyen, il ne reste plus qu'une solution: fuire le bateau avant qu'il ne coule et s'exiler hors-Québec. C'est la solution que j'envisage présentement bien qu'à contre-coeur. Je n'ai plus une once de confiance en la politique et de toute manière pour les gens de droite fiscale comme je suis, nous n'avons aucun choix politique aux élections alors à quoi bon voter. C'est blanc-bonnet, bonnet-blanc depuis trop longtemps et malheureusement l'ADQ s'est effondrée par sa propre stupidité et soif de pouvoir. Dommage.

Serge a dit…

Le problème des conseillers économistes académiques du ministre Bachan et de ce budget, c'est qu'ils ne nous disent pas ceci...

À quel niveau faut-il imposer et taxer des travailleurs avec des revenus comme ceci...

Au Québec... 2008
33 406 $ ou 642$ la semaine, moyenne du revenu personnel.
25 494 $ ou 490 $ la semaine, moyenne du revenu disponible.
23 849 $ ou 459 $ la semaine, moyenne du revenu d'emploi.


Afin de fournir assez d'impôts et taxes, pour payer des salaires comme ceci...

643,631 $ Radiologiste...
588,500 $ Chirurgien cardio...
585,674 $ Ophtamologiste...
446,132 $ Gastroenterologue...
386,228 $ Médecine nucléaire...
358,413 $ Pédiatre...
346,549 $ Anastésiste...
330,189 $ Médecine interne...
304,093 $ Pneumologue...
250,000 $ Généralistes...
Les millions de la discorde 5 août 2009 Journal de Montréal


Quelqu'un a une idée ?...
sp

Martin Hamel a dit…

@Serge

Continuer à vouloir taxer les gens qui ont souvent fait le sacrifice d'étudier longtemps pour mériter ce salaire ou ont pris des risques financiers pour partir une entrepris et ceux-ci quitteront le Québec purement et simplement. Les métiers à gros salaire que vous énumérez paient déjà leur LARGE part d'impôt.

La seule idée qui mérite de s'y attarder est de sabrer dans ce modèle obèse et inefficace. C'est la colonne des dépenses qui cloche, pas celle des revenus.

Jean-Luc Proulx a dit…

Fait intéressant: à chaque fois que Charest et son gouvernement d’amateurs se font aller la gueule, la dette du Québec s’emballe pour devenir toujours plus grosse et plus gigantesque!

http://www.iedm.org/main/main_fr.php

On est les plus taxés en Amérique du Nord et ça augmente encore!!!! Une famille de la classe moyenne devra allonger plus de 1000$, et ce, en plus du reste!!! C'est, donc, normal que la dette réagisse ainsi!!!! Elle ne le prend pas.

Ce sont les services qu’il aurait fallu réduire!!! Mais non, le fossoyeur aime mieux piger encore plus profondémment dans nos poches.

Le plus enrageant, c'est que tous les sondages montraient que les citoyens étaient d’accord pour réduire les services!!! Mais, il semble que ce soit beaucoup plus facile de taxer le monde.

Avons-nous vraiment besoin d’autant d’État dans nos vies? L’État n’est jamais notre ami. Tous ces règlements sont étouffants. L’intrusion dans nos vies privées est, de plus en plus, pernicieuse et elle augmente de jour en jour. Nous n’avons pas besoin d’autant de services. Laissez-nous respirer, nous qui n’avons pas besoin d’être pris en charge par l’État!!!

Hé! Près de 220 ministères et organismes pour un pays de 7 millions d’habitants? C’est trop, beaucoup trop, et, là, je ne compte même pas les ministères et les organismes fédéraux!!!! Pas surprenant que la majorité considère légitime de payer au noir ou de cacher des revenus au gouvernement!!!!

Les entrepreneurs ont-ils vraiment besoin de l’aide d’un CLD qui les prendra par la main pour se partir en affaires, sans parler des subventions, hein? J’en doute et, si c’est vraiment le cas, alors ce sont des entrepreneurs de pacotille!!!!

Charest a renié sa promesse de réduire la taille de l’État. Ce dernier reste toujours aussi boulimique et aussi expantionniste qu'il ne l'était avant 2003 et c'est même pire que ça encore!!! Charest nous ment avec une arrogance méprisable, depuis 2003.

Combien a-t-il engagé de cadres, déjà, pour le réseau de la santé, hein? Ce n’est pas de plus de pousseux de crayons dont nous avons besoin, mais bien d'infirmières et de médecins.

Si je pouvais, je lâcherais ma job pour aller travaillé au noir, et ce, demain matin!!! De toute évidence, frauder le gouvernement est rendu un acte de résistance civile, dans la République socialiste soviétique québécoise!!!!

Charest vient de nous envoyer dans nos derniers retranchements, surtout avec les révélations que Marc Bellemare vient de faire et qui m'écoeurent royalement. Ça, c'est le coup de grâce!!! Après, on s'étonne de constater pourquoi il ne veut pas déclencher une Commission d'enquête publique et indépendante sur la collusion dans l'industrie de la construction et pourquoi il a tant peur de mettre ses chums syndicaleux au pas!!!

Maintenant, tous les coups sont permis!!! Si les libéraux s'amusent à être croches avec notre argent, tout en nous pompant notre fric pour faire vivre leurs p'tits z'amis (construction, garderies, FIER, juges, etc.), ben, moi-aussi, je vais jouer croche!!!

À partir de maintenant, je vais tout faire pour essayer de payer tout ce que je peux au noir, alors qu'avant, je ne le faisais jamais, mais, là, il y a, quand même, des maudites limites à se faire rire de soi!!!! Ce n’est pas vrai que le gouvernement va continuer à me dévaliser comme ça pour des raisons que je désapprouve totalement, le tout sans que je réagisse et ce n'est pas Raymond Bachand qui va m'en empêcher!!!!

Il faut qu'on mette en place un système de recalls au Québec et le plus tôt sera le mieux. J'en ai ma claque de Charest et de sa gang d'incompétents corrompus liés à la mafia!!!!

Humaniste lucide a dit…

Beau paradoxe canadien; Augmenter les taxes et impôt et tarification de l'électricité, fait baisser la péréquation !

http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=2192

On se fait siphonné par les deux bouts !

Serge a dit…

« Les métiers à gros salaire que vous énumérez paient déjà leur LARGE part d'impôt. » Martin Hamel a dit… 12 avril 2010 16:26

Ce ne sont pas seulement des métiers à gros salaires. Ce sont plutôt de riches multimillionnaires. Même le médecin SS, socialiste solidaire, Khadir, empoche 1 million à tous les quatre ans, mine de rien.

Ce sont des professionnels qui encaissent une rémunération de 4,807 $ à 12,377 $ la semaine, payée par les impôts de contribuables du privé à 642 $ la semaine. Ce qui n'a aucune commune mesure avec la valeur des services qu'ils rendent.

Car, cette rémunération médicale est fondée sur ce qui se paie dans d'autres marchés, au Canada et aux USA, énormément plus riches que les revenus des 3,8 millions de Québécois non syndiqués. Plutôt que d'être fondée sur les revenus de ceux qui paient leurs salaires.

Le déséquilibre fiscal entre les contribuables moyens et les salaires des professionnels du médical est si horrifique qu'on se demande toujours, par exemple...
Comment se fait-il qu'au Québec un seul gastroentérologue soit payé 28,811 $ de plus que le PDG d'Hydro Québec, Thierry Vandal. Ou bien un seul ophtalmologiste 226,310 $ de plus que le PDG Vandal. Un PDG qui dirige l'administration d’une boite de 12,7 milliards de revenus et 19,000 employés, tout de même.

Quant à leur large part d'impôt. C'est un mythe.
Ces riches professionnels du médical sont des statu de travailleurs «autonomes», tout comme les consultants et les taxis.
Ils paient l'impôt sur les revenus ou bien selon l'état des résultats, d'après vous ? À 24% ou bien à 16%, selon vous ?...

« C'est la colonne des dépenses qui cloche, pas celle des revenus. » Martin Hamel a dit… 12 avril 2010 16:26

La liste des salaires du médical que vous voyez, fait partie des dépenses du gouvernement du Québec, via la RAMQ.
sp