vendredi 9 novembre 2012

LE DÉCLIN DE L'AMÉRIQUE

(Chronique parue le 9 Novembre 2012 dans le Journal de Québec)
                                             

Une question me turlupine depuis mardi soir : pourquoi les Américains ont-ils réélu le faux-messie de la Maison-Blanche, alors que, de toute évidence, son premier mandat fut manifestement calamiteux?

Comment ont-ils pu mettre entre parenthèses la ruine de l’économie américaine et le désastre de la politique étrangère de la plus grande puissance mondiale et réélire le Génie du Potomac?

Car il faut bien se rendre à l’évidence : l’économie américaine est en panne. Tous les paramètres sont bien connus : un État surendetté (la dette fédérale est passée de 9000 milliards de dollars à 15000 milliards au cours des 4 dernières années); un taux de chômage toujours élevé; le recours aux banques alimentaires qui a bondi de 50%; les entreprises qui renoncent à investir; des milliards de subventions aux énergies dites renouvelables qui ont mené à des faillites en cascade. 

Devant une pareille débâcle, comment les électeurs ont-ils pu croire à la rengaine obamienne voulant que, puisque la crise s’était déclenchée avant son investiture, le demi-dieu de Chicago n’était nullement responsable du délabrement de l’économie américaine? C’est quand même lui qui a choisi de sortir de la dépression et de relancer la croissance par l’endettement massif et les déficits astronomiques. Et ce fut un échec lamentable dont il est pleinement responsable. Comme il est tout aussi indéniable que c’est Reagan qui est responsable de la sortie de crise et de la mutation de l’économie dans les années 80.

Sur le plan international, «les années Obama, écrit Guy Millière, ont vu s’effectuer la plus grande avancée de l’islam radical sur la planète». Après avoir joué un rôle essentiel dans le démantèlement des deux fléaux totalitaires qui ont ravagé le monde au XXe siècle, le nazisme et le communisme, il saute aux yeux que les États-Unis sous Hussein Obama ont renoncé à combattre ce nouveau totalitarisme que constitue l’islamisme.

Le «Benghazi gate» illustre bien cette complaisance et cette démission à l’égard de l’islam radical qui caractérisent la politique étrangère du gouvernement Obama. Quatre Américains, dont l’ambassadeur en Lybie, ont été massacrés à Benghazi à la suite d’une attaque d’une brigade terroriste d’Al Quaida qui a duré sept heures. À trois reprises, une demande de secours leur a été refusée au plus haut niveau de l’État. Pendant deux semaines, le Président n’a pas voulu reconnaître qu’il s’agissait d’une agression terroriste planifiée. Le scandale de Benghazi, toujours sous enquête au Congrès, pourrait bien devenir un cauchemar pour Obama.

Si Obama a pu être réélu, c’est sans aucun doute parce que les États-Unis ont connu une profonde mutation. L’adhésion aux valeurs fondatrices du pays (liberté, responsabilité, morale judéo-chrétienne) est loin désormais d’être unanime. La dépendance envers l’État s’est accrue. L’assistanat a progressé notablement. Et Obama, incarnation de la gauche du parti Démocrate, a su rallier à lui pauvres et chômeurs en stigmatisant les riches et les puissants, avec qui pourtant il a de solides accointances.

Et pour une deuxième fois, il a gagné grâce …à «l’argent et aux votes ethniques». Le fait est que les Noirs ont voté démocrate à 96%, les latinos à 75% et les asiatiques à 73%. En réalité, seul l’électorat blanc est divisé.

Nous voilà donc, de nouveau, avec un Président qui peinera à sortir l’économie du coma et  qui laissera l’islam radical progresser. Cela pourrait bien s’appeler le début du déclin de l’Amérique. Et de l’Occident.

Jacques Brassard

ADDENDUM

Vous pourrez lire dans la section «commentaires» une contribution typique de la gauche: un mélange de procès d'intention, de diabolisation de l'adversaire et de mensonges purs et simples.
Procès d'intention d'abord. Je croirais, selon lui, que les noirs, les latinos et les femmes ne sont pas de «vrais américains». Les seul vrais, pour moi, ce serait les «wasp's». En d'autres termes, je suis raciste, xénophobe et mysogine. N'en jetez plus, je suis comblé! Les Républicains aussi ont les mêmes tares que moi. Et, forcément, les tea parties. En fait les Républicains sont «une gang d'enragés» et les tea parties des «fous furieux». Et le procès est de courte durée. Les preuves sont inutiles. La cause est entendue. Et les pharisiens de gauche, tel le ci-devant commentateur, peuvent alors s'imbiber de bonne conscience et afficher leurs vertus exemplaires.
La diabolisation de l'adversaire ensuite. C'est là une vieille tactique de la gauche. Nous, la racaille de droite, nous sommes vraiment infréquentables. Et pas montrables. Parce que nous sommes motivés par «la haine, le mépris, le désir de vengeance». Dieu que nous sommes méchants! On fait même appel à Kant pour bien montrer que la gauche a de la culture. Alors que, c'est bien connu, les sales Républicains et les minables tea parties sont des ignares, des crétins et des pestiférés qui doivent penser que Kant est un joueur de baseball.
Des mensonges enfin. Ainsi, «la maxime de la droite républicaine et du tea party est de faire payer les pauvres». Comment peut-on sérieusement proférer une pareille ineptie? Ou est-il allé pêcher une telle baliverne? Il y a assurément une profonde divergence de points de vue entre la droite et la gauche relativement à la gouvernance de l'État. La gauche est keynésienne: la relance de l'économie doit se faire par l'endettement, les déficits et l'accroissement de la ponction fiscale. Et on voit ce que ça donne: un désastre! La droite privilégie, elle, la réduction massive des dépenses de l'État et une réduction du fardeau fiscal pour sortir de la crise. Dans les années 80, Ronald Reagan et Margaret Thatcher ont démontré que les façons de faire de la droite réussissent mieux que celles de la gauche, donc celles choisies par Obama. Et «faire payer les pauvres» ne fait nullement partie de la méthode de la gauche.
Dernière remarque. C'est tellement facile et réconfortant de voir les tea parties comme des «fous furieux». De cette façon, les vertueux de la gauche sont dispensés d'examiner les valeurs et les convictions de ces honnêtes citoyens qui sont toujours attachés aux valeurs fondatrices de l'Amérique (dont la liberté, au premier chef), à la famille, au sens de l'effort et qui pensent que trop de dépendance envers l'État n'est pas souhaitable. Ce ne sont donc ni des fous, ni des enragés.
Mais quoique je dise et quoique j'écrive, nous savons bien que c'est peine perdue. La gauche est tellement suffisante, tellement imbue d'elle-même qu'il est vain d'essayer de la faire sortir de son credo et de ses dogmes.
Jacques Brassard




 

 

30 commentaires:

Anonyme a dit…

Vous oubliez M. Brassard qu'Obama veut forcer les employeurs catholiques à payer les pillules abortives et contraceptives via les plans d'assurances santé.

C'est de la dictature ça.

Les républicains ont perdu les éléctions parce qu'ils n'ont rien proposé à la classe moyenne. Ils ne veulent pas faire payer la juste part aux riches. Bush avec ses baisses d'impôts et ses guerres a donné des munitions à Obama.

Wall street a besoin de plus de contrôle. Les Goldmann and Sachs de ce monde ont failli détruire le système financier mondial. Bush et même Obama les laissent faire.

Éric a dit…

Je suis bien d'accord avec vous. Je demeure encore perplexe devant le choix que les Américains viennent de faire, malgré la faiblesse du premier mandat d'Obama, tant sur la politique intérieure qu'étrangère.

Mark Steyn, auteur de l'ouvrage sombre "AFter America", a parlé également de vote tribal en réaction à l'élection de mardi. (voir Mark Steyn's electoral post-mortem, http://www.hughhewitt.com/transcripts.aspx?id=060cec14-a4e2-4d02-8325-ceb4d3fad482) C'est-à-dire que plusieurs votent en tant que membres d'une communauté plutôt que simples citoyens adhérant à des idées politiques. D'aucuns l'avaient traité de pessimiste à cause du contenu de son livre, mais il semble malheureusement que ses analyses prospectives deviennent avérées... Par ailleurs, je crains que beaucoup vivent encore dans le rêve par rapport au régime Obama. Il faut admettre que l'aura messianique dont l'entoure les médias n'a pas vraiment aidé, ni la campagne de diabolisation de Romney.

Avec l'Iran nucléarisé qui se profile à l'horizon et l'islamisme radical grandissant, l'Occident avait besoin d'un autre leader qu'Obama. J'espère que 4 ans ne sera pas trop tard pour que les USA se réveillent de leur torpeur suicidaire...

Anonyme a dit…

Iran, la prochaine guerre?
http://www.youtube.com/watch?v=zItRtGA3T7o

L'Islam radical s'infiltre partout M. Brassard.

Wafa Sultan: 'Je n’ai aucun espoir à l’égard de l’islam'
http://sultanwafa.wordpress.com/tag/wafa-sultan-lessentiel/

Le mahométisme et ses prophètes falsifiés
http://www.youtube.com/watch?v=Asnbe8JJ75E

Explications sur l’Islam par Anne-Marie Delcambre.
SVP partager sur les médias sociaux - Twitter, Facebook...
http://gloria.tv/?media=220660

Conférence sur le vrai visage de l'Islam
http://www.youtube.com/watch?v=L6ooadO91rY&feature=related

Anonyme a dit…

Un article de Mark Steyn qui aborde l'aspect économique: Mark Steyn: Reality doesn't need to win Electoral College

Anonyme a dit…

Éric
«Avec l'Iran nucléarisé qui se profile à l'horizon et l'islamisme radical grandissant, l'Occident avait besoin d'un autre leader qu'Obama. J'espère que 4 ans ne sera pas trop tard pour que les USA se réveillent de leur torpeur suicidaire...»

Je pense qu'il est trop tard, malheureusement, et que des années très très sombres s'annoncent. Tout ceci m'inquiète énormément! En tout cas, j'ai très mal dormi dans la nuit de mardi 6 novembre au mercredi 7!

Anonyme a dit…

http://www.dreuz.info/2012/11/la-reelection-dobama-a-declenche-une-vague-de-licenciements-massifs-a-travers-lamerique/

Anonyme a dit…

C`est ce qui arrive lorsque fait rentrer trop d`immigrants qui ne partagent pas les mêmes valeurs que les "vrais" Américains et qui n`ont pas "l`esprit" Américain. En plus des politiciens de gauche corrupteurs qui offrent la vie facile avec l`argent des autres et celles des générations futures. Sans compter les politiciens imbéciles qui s`haïssent eux même comme Bill Clinton. Voyez ce qu`il a déjà dit :

http://www.postedeveille.ca/2009/06/bill-clinton-.html

Et pour finir, aucun immigrant ne devrait avoir droit de vote avant minimum 5 ans dans le pays et montrer patte blanche. Mais c`est ça qu`on voit à cause des politiciens imbéciles.

Les US était le dernier grand rempar de l`occident et il est à prêt tomber. L`histoire se répète. Après Rome, ce sera au tour de l`occident de s`effondrer.

Anonyme a dit…

Un texte lucide Mr. Brassard. Vrai, Wall Street à salué la réélection de Barack Hussein Obama par un plongeon du Dow Jones de plus de 400 points en deux jours. Et pan dans les dents! Dans le Wall Street Journal on n'a pas la langue de bois. "Support massif des latinos, des noirs, des pauvres". J'écris ces mots avec tristesse. Le socialisme de la gauche démocrate dont se nourrit Mr. Obama n'engendre que désolation, et freine le développement économique. La grande différence est que les américains, contrairement à nous, sont encore peu imposés sur leurs revenus. There's a lot of room to work with. Si un américain se voyait imposé à 50% comme je le suis, il y aurait du sang dans les rues. Mais ne craignez rien...lentement ça viendra... Le socialisme et son frère siamois, le syndicalisme ont bonne presse avec de plus en plus d'américains à adorer l'Idole. Saint Barack. C'est désolant.

Anonyme a dit…

L'espoir d'une sortie de crise et d'un redressement de la politique étrangère des États Unis reposait sur l'élection d'un président républicain. Cet espoir s'est évanoui.

À présent la crise économique devrait se poursuivre jusqu'à son terme, soit une profonde récession ou même une dépression mondiale, car l'Europe n'est pas mieux nantie, bien au contraire. Les problèmes sont simplement beaucoup trop gros pour être pris en charge par les mesures de redressement habituelles. Le Keynésianisme ne marche pas, pire il aggrave les choses, et les programmes sociaux sont à la fois incompressibles et insoutenables.

Tout le monde sait que seule la croissance peut réussir à nous sortir du mauvais pas, mais tout le monde préfère lui mettre des bâtons dans les roues en privilégiant les mesures étatistes qui aggravent les choses.

La situation continuera donc de se dégrader jusqu'au moment où les États déclareront faillite, il ne sera pas nécessaire de les démanteler parce qu'il seront en cessation de paiement et qu'ils se démantèleront tous seuls. Les citoyens n'auront d'autres choix que de prendre leur destinée en main sans le concours d'un gouvernement. Il faut donc s'attendre au pire mais également au meilleur, les citoyens apprendront à se passer de l'État providence et à ne compter que sur eux-mêmes et sur la solidarité qu'ils sauront créer de leur propre main.

Hélios d'Alexandrie

D. Labonté a dit…

On constate une belle unanimité dans les commentaires de cet article pourtant hautement critiquable, qui s'explique par le filtrage des commentaires qui vus déplaisent. Vous faites tout un blogueur, M. Brassard !

P.A. Beaulieu a dit…

Les États-Unis sont en effet sur une bien mauvaise voie.

Tôt ou tard le pays de l'oncle SAM va inévitablement frapper un mur et il est difficile de s'imaginer ce qui se passera ensuite.

P.A. Beaulieu

Jacques Brassard a dit…

Mise au point concernant les commentaires sur ce bloque.
En réponse à M. Labonté et à d'autres qui se scandalisent que je «modère» les commentaires.
Premièrement (et ce serait une justification suffisante), c'est MON blogue.J'y publie donc CE QUE JE VEUX.
Mais, en fait, je publie régulièrement des commentaires qui expriment des désaccords avec le contenu de mes bilets.Il suffit pour s'en convaincre de consulter mon blogue.
Par contre, les messages injurieux, haineux et méprisants à mon endroit, je les supprime allégrement. Vous êtes en désaccard avec moi, et vous avez des arguments et des faits à présenter, je vous publie. Vous me lancez des vomissures, je vous flushe.Je ne suis pas maso...et c'est mon blogue.
Est-ce assez clair, M. Labonté?
Jacques Brassard

Anonyme a dit…

Bravo M. Brassard. Je suis entièrement de votre avis surtout en ce qui concerne votre réponse à M.Labonté
Simon Bergeron, Québec

Anonyme a dit…

Vous semblez croire que les latinos, les noirs et les femmes ne sont pas de vrais américains. La comparaison avec le référendum de 1995 est boîteuse et sans fondement. D'après vous les seuls vrais américains sont les WASP's ? C'est sûr que c'est choquant de voir que les américains en majorité ne pensent pas comme vous. Croyez-vous sincèrement que les républicains auraient sauvé l'Amérique ? Ma foi, on voit bien qu'ils ne sont qu'une gang d'enragés. Et je ne crois pas que la haine, le mépris, le désir de vengeance soient des motivations que l'on devrait ériger en valeur universelle.

L'impératif catégorique de Kant : Agis de telle sorte que la maxime de ta volonté puisse en même temps toujours valoir comme principe d'une législation universelle.

Or la maxime de la droite républicaine et du Tea Party (ces fous furieux) est de faire payer les pauvres. Peut-on faire de cela une législation universelle ?

Aussi je ne crois pas que la haine du Tea Party soit une valeur judéo-chrétienne.

Curieux que vous parliez de liberté mais jamais d'égalité !

Réjean

Anonyme a dit…

La grosse Presse fait encore dans la desinformation.
...Les propos du sociologue rejoignent ceux du journaliste Doug Saunders, du Globe and Mail, qui a publié l'été dernier un essai important, The Myth of the Muslim Tide, dont notre collègue Rima Elkouri a récemment fait l'éloge, à juste titre. Dans un chapitre fascinant, Saunders rappelle que toutes les craintes exprimées aujourd'hui relativement aux musulmans l'ont été autrefois au sujet d'autres communautés immigrantes: les Irlandais, les Italiens, les catholiques, les Juifs... «Nous devrions avoir foi en nos institutions communes, écrit Saunders. Celles-ci ont été capables d'absorber des groupes d'immigrants beaucoup plus importants et différents que ne le sont les musulmans.»
http://www.vigile.net/La-sagesse-de-Gerard-Bouchard

Jacques Brassard a dit…

En réponse au commentaire désobligeant ci-haut, j'ai ajouté un addendum à mon billes.
Jacques Brassard

Anonyme a dit…

Un bon article de Thomas Sowell.

http://www.dreuz.info/2012/11/barack-obama-la-confiance-de-lignorant/

Anonyme a dit…

La haine et la folie, il faut plutôt les chercher du côté des gauchistes. Gauche = violence.

Le printemps qualifié d'érable, notre beau printemps québécois pure laine, millésimé 2012, nous a montré de quoi notre jeunesse gauchiste et moutonnière est capable en termes de violence et de désordre. Les commerçants du centre-ville de Montréal ne sont pas prêts de l'oublier, non plus les journalistes dont les résidences ont été assiégées par des meutes de carrés rouges impatients d'en découdre.

Le tea party: un mouvement citoyen pacifique non idéologique et non partisan, qui en moins de 18 mois s'est imposé à toute l'Amérique, en balayant les démocrates de la chambre des représentants et en s'imposant à l'establishment républicain. Ce mouvement populaire qui ne connaît aucune hiérarchie, a redonné l'initiative aux citoyens ordinaires face à un État tentaculaire qui croule sous son propre poids et face à des politiciens pour qui les ressources de l'État sont une source inépuisable de patronage.

Preuve que l'establishment a paniqué face à ce mouvement, les campagnes de diabolisation dont il a été l'objet, laquelle a eu des échos jusqu'ici relayée par une bonne majorité de journalistes-perroquets incapables ou non désireux de regarder avec leurs yeux et de réfléchir avec leur tête.

Pour tous ceux qui croient dur comme fer qu'hors de l'État il n'y a pas de salut, le tea party est hérétique, voire diabolique, il mérite le bûcher. Le jugement a suivi de peu l'acte d'accusation, il fallait faire vite de peur que la contagion ne s'étende et que le peuple dans son ensemble ne prenne conscience de son droit et de son devoir de reprendre en main la nation.

Hélios d'Alexandrie

jh a dit…

Certain balancier politique vous portera à choisir un camp: gauche ou droite, avec un sur-mesure de la pensée en prime. Alors le conflit demeure. Même, chaque partisan qui se découvre tel s'ajoute à la liste des semeurs de zizanie de ce monde. Et nul ne trouve le repos. Songez plutôt que jamais système n'est bon. Non pas certain camp mais aucun d'eux. Alors on pourra parler de liberté. Tout autre usage de ce mot n'est que manipulation.

Anonyme a dit…

Pourquoi les Américains ont-ils réélu le faux-messie de la Maison-Blanche, alors que, de toute évidence, son premier mandat fut manifestement calamiteux?

8,5 millions d`Américans blancs de moins ont voté en 2012 qu`en 2008. Beaucoup d`entre eux parce qu`ils étaient déçus d`Obama. Je crois cependant que plusieurs millions d`Américains (dont un nombre important de sympatisants du Thea Party) n`y sont pas allé parce que Romney n`est à leurs yeux qu`un RINO c-à-d quelqu`un qui se fait élire comme un Républicain mais qui gouvernerait à gauche aussi.

La véritable droite américaine en a plus qu`assez de se faire imposer par l`establisment Républicain des candidats qui n`adhère pas à ses valeurs fondamentales (bien résumées dans votre ADDENDUM). Plusieurs ont fait le pari que tant qu`à être gouverné par les tenants du BIG GOVERNMENT, il valait mieux l`être par Obama que par une version édulcorée. Ce faisant, la ruine prochaine de l`économie américaine ne pourrait être mise au compte de la droite et devrait, selon eux, discréditer définitissement les Démocrates (lire socialistes)et leurs permettre de ramener le parti Républicains vers ses valeurs originales et populaires.

Quant à moi, je pense que la partie est foutue et qu`il n`y aura pas de retour en arrière possible.

Réal Carbonneau
Miami

Anonyme a dit…

J'ai entendu un commentaire à la télé de SUNnews, qu'Obama n'était qu'un "branding", quand on creuse, y a pas grand chose, mais c'est cool, ça parait bien, ça fait "IN". Je trouvais un peu exagéré, mais en suivant la campagne américaine, j'ai bien vu que cet homme n'a pas de plan précis, ce qu'il accusait pourtant son adversaire d'être(si Romney souffrait de romnesia, Obama souffre probablement d'autoprojection). C'est pas "forward" qu'il aurait dû pendre comme thème, mais plutôt "go with the flow". une vague qui ne semble pas s'atténuer depuis 2008. J'ai ensuite entendu un commentaire que ça allait bien avec la jeunesse d'aujourd'hui; un beau look, mais pas trop de profondeur. Étant dans la trentaine, je dois admettre que la philosophie, l'esprit de famille et les convictions profondes ont pris le bord avec notre génération X...et nous voilà avec un Président américain qui fait plus occupation double, que représentant de la grande puissance mondiale.

Anonyme a dit…

Pour les économistes ultra-libéraux de l'école autrichienne (les profs de Reagan et Thatcher), comme Hayek et von Mises, il ne peut y avoir de dépression générale si le marché de concurrence parfaite fonctionne sans la moindre entrave. Leur théorie est donc inapplicable.

Pour ces théoriciens et leurs élèves, la dépression est bénéfique et nécessaire pour rétablir un fonctionnement normal de l'économie. Le gouvernement doit diminuer son rôle, réduire ses dépenses et les impôts. Il ne faut donc pas stimuler la consommation au détriment de l'épargne (lisez baisse des salaires et baisse de l'impôt aux plus riches, car les pauvres dépensent et donc consomment et les riches épargnent : bravo, c'est merveilleux). Aussi, il ne faut pas allouer de secours trop généreux aux chômeurs, car cela ne les préparerait pas à accepter une baisse des salaires. Toujours selon nos économistes aux valeurs judéo-chrétiennes, si les salaires sont parfaitement flexibles, il ne peut y avoir de chômage durable très sévère. Le remède à la dépression, c'est moins de consommation (pour la classe moyenne, pas pour les riches bien entendu) et plus d'épargne (donc baisse des impôts des plus riches car de toute façon ils n'ont pas besoin de revenus supplémentaires, donc toute baisse d'impôt pour eux se retrouve dans leur coffre à la banque. Le meilleur des mondes possibles ! Comme c'est magique la science économique !

Un peu d'humour pour finir avec un extrait de Céline à propos des riches : Les hommes riches sont coffres... Ils pensent "coffre"... ils veulent qu'être de plus en plus gros, plus en plus blindés, plus en plus invulnérables... le reste s'ils s'en tapent ! plus gros que les plus gros, plus pleins que les plus pleins, plus durs que les carapaces les plus chromées de tous les tanks réunis de toutes les armées possibles !... voilà l'idéal ! voilà tout ce qui les intéresse ! tous les gens qui viennent leur parler sont autant d'emmerdeurs suspects... d'espèces de dévaliseurs... effracteurs...

Anonyme a dit…

À l`ANONYME de 15:17

Puisque vous citez Céline permettez moi d`en faire autant:

« Pour que dans le cerveau d'un couillon, la pensée fasse un tour, il faut qu'il lui arrive beaucoup de choses et de bien cruelles. »

Réal Carbonneau

Anonyme a dit…

La dépression n'est ni bénéfique ni nécessaire parce qu'elle ne procède pas d'une décision de type politique ou économique. Elle est simplement la conséquence des intrusions de l'État dans le fonctionnement de l'économie. La crise que nous traversons en est l'illustration.

Les excès quels qu'ils soient ne peuvent se poursuivre éternellement, tôt ou tard ils doivent être liquidés. Ce qui est vrai pour les individus et pour les entreprises l'est également pour l'État, cependant ce dernier dispose d'une marge de crédit bien plus élevée que celle des individus et des entreprises, c'est pourquoi ses excès se poursuivent habituellement au-delà du raisonnable. Plus ils se poursuivent et plus grave et plus durable sera la crise économique qui en découlera.

L'injustice sociale dans les temps difficiles n'a rien à voir avec les riches, du moins ceux qui ne se sont pas enrichis grâce à la filière étatique. Elle est plutôt en lien avec les groupes de citoyens qui jouissent de privilèges payés par ceux qui sont beaucoup moins favorisés. Ceux qui jouissent de la sécurité d'emploi, de l'assurance salaire en cas de maladie, de fond de pension indexé au coût de la vie etc. sont bien mieux nantis que ceux qui les financent tout en vivant dans la précarité et l'incertitude face à l'avenir.

L'impôt sur les riches quel que soit son niveau, n'est ni la cause des problèmes ni le remède que certains appellent de tous leurs voeux. Imposer davantage les riches ne rapporte pas plus d'argent à l'État, il ne s'agit pas d'une mesure économiquement rentable, ses motivations sont purement idéologiques. Appauvrir les riches ou les inciter à fuir, n'a jamais enrichi les pauvres mais a plutôt contribué à les appauvrir davantage.

Hélios d'Alexandrie

duberger a dit…

« Curieux que vous parliez de liberté mais jamais d'égalité ! »
Les Anglosaxons, dont les Américains, ont une conception beaucoup plus subtile du premier mot que nous les francophones, qui n'avons que le mot « liberté » . Ils ont donc « liberty » et « freedom ». Faites une recherche pour découvrir la nuance entre ces deux concepts qui sont différents. Pour ce qui est de l'égalité, nous ne sommes évidemment pas tous égaux mais nous avons les mêmes droits fondamentaux. Notre civilisation occidentale moderne offre des outils à celui qui naît désavantagé : il a le libre choix de les saisir et de les utiliser afin de s'intégrer, de s'élever pas ses propres efforts au niveau des autres et même les dépasser. Je trouve contradictoire que des pays socialistes parlent de liberté et osent mettre ce mot dans leur devise, car le socialisme tend à « égaliser », le plus souvent en ramenant au « niveau collectif acceptable et politiquement correct » celui dont la tête tend à s'élever un peu trop haut.

Anonyme a dit…

Pour Hélios qui dit :

"Imposer davantage les riches ne rapporte pas plus d'argent à l'État, il ne s'agit pas d'une mesure économiquement rentable, ses motivations sont purement idéologiques. Appauvrir les riches ou les inciter à fuir, n'a jamais enrichi les pauvres mais a plutôt contribué à les appauvrir davantage."

J'aimerais bien savoir qu'est-ce que l'État doit faire : imposer davantage la classe moyenne, car ceux qui en font partie ne peuvent pas se sauver comme des lâches et laisser le pays à l'abandon pour quelques dollars en moins dans leur coffre à la banque ?

Pourquoi imposer les riches est idéologique et imposer les pauvres est économique ?

Vous dites que les crises sont "simplement la conséquence des intrusions de l'État dans le fonctionnement de l'économie". Affirmation sans fondement et hautement discutable. Une affirmation motivée par une idéologie que la droite considère comme étant une vérité scientifique. Personne ne peut affirmer cela de façon aussi catégorique. Pour croire cela il faut avoir un intérêt personnel au démantèlement de l'État.

Votre argumentation est hautement idéologique et vous ne vous en doutez même pas.

Vincent a dit…

Je ne comprends pas pourquoi tout le monde ici parle de keynésianisme ; presque aucun gouvernement sur cette planète n'applique cette théorie conformément à ces principes.

Croissance stimulée par l'endettement en temps de récession, on baisse les impôts au besoin. Lorsque l'économie est sur la bonne voie, on rembourse avec une hausse d'impôts. Là, ce qu'on a en Occident, c'est des impôts élevés à l'année longue, sans mentionner les dépenses gouvernementales encore plus élevées sur la même période. Ce que vous appelez du keynésianisme, j'appelle cela de l'opportunisme politicien, du manque de rigueur budgétaire et des retours d'ascenseur dans le cas des institutions financières américaines qui financent les campagnes électorales à coup de centaines de millions.

Anonyme a dit…

Vincent apporte un point intéressant. Je suis d'accord à 100% avec lui. Ce que l'on appelle des mesures keynésiennes ne sont en fait que de la vulgate keynésienne, de la même façon que la dictature stalinienne se servait d'une vulgate marxiste. Marx et Keynes doivent se retourner dans leur tombe en voyant ce qu'on fait avec leur théorie. Comme ce que les nazis ont fait avec la philosophie de Nietzsche. Tous des opportunistes.

Anonyme a dit…

Simple observation: les nations dont les gouvernements interviennent le moins dans l'économie sont aussi celles qui sont les plus prospères et qui souffrent le moins du chômage. L'exemple le plus éloquent peut être observé au Canada. Le Québec a une fiscalité plus lourde et un gouvernement nettement plus interventionniste qu'en Ontario et en Alberta, et c'est au Québec que l'on observe le taux de chômage le plus élevé et le revenu par habitant le plus bas.

Le gouvernement américain est sensiblement moins interventionniste que les gouvernements européens et ce n'est certes pas un hasard si les États Unis ont une économie plus dynamique que celle de l'Union européenne. Les européens d'ailleurs le reconnaissent volontiers pour eux le "soleil" de l'économie se lève à l'OUEST, à l'autre rive de l'Atlantique.

Avec Obama comme président l'État américain ne cesse d'intervenir dans l'économie, on voit le résultat: une reprise anémique et un chômage qui demeure élevé: la locomotive américaine est en panne. Les États Unis s'européanisent ce qui a l'heur de flatter l'égo des européens mais qui assombrit leur avenir économique et le nôtre par la même occasion.

Il n'est ni moral ni justifié d'imposer très lourdement les "riches" et d'imposer lourdement la classe moyenne comme cela se fait au Québec. Le résultat c'est invariablement moins de rentrées fiscales, davantage de travail au noir et d'évasion fiscale. La fiscalité du Québec a atteint et même dépassé le niveau des rendements décroissants, cependant le déficit budgétaire et la dette collective continuent d'augmenter, notre présent est lourdement hypothéqué et l'avenir de nos descendants l'est encore plus.

Nous québécois sommes dans le déni, nous finirons bien un jour par payer cher notre refus de corriger la trajectoire. Le réveil risque de survenir plus tôt que prévu, une chose est certaine il sera douloureux.

Hélios d'Alexandrie

Anonyme a dit…

Hélios nous dit pour prouver que l'intervention de l'État est la mal absolu pour l'économie : "Simple observation: les nations dont les gouvernements interviennent le moins dans l'économie sont aussi celles qui sont les plus prospères et qui souffrent le moins du chômage."

Bien certain que ça ne prouve rien. Car il y a une marge entre une corrélation et une relation de causalité. Mais ça les ultra-libéraux à genoux en face des dogmes hayekiens ne vous le diront pas.

Signé : un vilain gauchiste