lundi 24 janvier 2011

LE CUL-DE-SAC

Le sondage d’opinion sur le rapport de la commission Bastarache ne comporte aucune surprise.

Avant même que les travaux débutent, les jeux étaient déjà faits. Marc Bellemare était vainqueur haut la main du concours de crédibilité entre lui et M. Charest et, une fois les audiences terminées et le rapport rendu public, Marc Bellemare est toujours le gagnant.

C’est lui qu’une très forte majorité de Québécois considèrent comme le «porteur de vérité» dans ce combat de coqs autour de la nomination des juges relevant de l’État québécois (n’oublions pas que la grande majorité des magistrats sont nommés par le fédéral). Il n’y a sans doute que les partisans libéraux «purs et durs» qui croient que le PM Charest dit la vérité dans cette affaire.

Comment cet homme politique (je parle de M. Charest, bien sûr!), réputé si perspicace et si habile, a-t-il pu concevoir et mettre en place un piège politique aussi dévastateur pour sa propre crédibilité?

Certains partis politique prétendent qu’il voulait faire diversion et faire oublier la revendication majoritaire d’une commission pour faire la lumière sur les allégations de corruption, de collusion, de chantage, de magouille et de violence qui émanent de l’industrie de la construction. Peut-être!

D’autres affirment que M. Charest a voulu régler ses comptes avec quelqu’un qu’il voit comme un traître et un déloyal. Et qu’il a donc été guidé par l’agressivité et la détestation que Marc Bellemare lui inspirent. Peut-être bien aussi!

Mais dans les deux hypothèses, diversion et règlement de compte, il a mis en veilleuse sa sagacité habituelle. Il a très mal flairé l’état d’esprit du peuple et il n’a pas vu qu’il se piégeait lui-même et que, par conséquent, il était assuré d’être mis KO dans un combat dont l’enjeu était la crédibilité.

Mais ce qui est surtout déplorable dans toute cette mascarade, c’est de voir combien ce climat politique délétère et insalubre a eu pour effet d’amplifier la dévalorisation de la classe politique et, par voie de conséquence, le discrédit qui pèse sur l’action politique elle-même.

Et personne n’y échappe. Aucun parti. Aucun acteur politique. L’adage «Tous dans le même sac!» s’applique totalement.

Je dis «amplifier», car il est bien connu que depuis une quinzaine d’années il existe dans nos sociétés occidentales une perte de confiance substantielle à l’égard des acteurs politiques, toutes tendances confondues.

Mais chez nous, au Québec, il est évident que le vaudeville autour de la nomination des juges et les exhalaisons nauséabondes en provenance du milieu de la construction ont eu pour résultat d’accentuer encore davantage le discrédit généralisé de la classe politique.

Dans une démocratie, un tel phénomène est à la fois affligeant et angoissant. Car en plus de faire grimper le niveau de cynisme chez les citoyens, il consolide le désintérêt et l’indifférence à l’égard du politique. C’est le règne décourageant du «Bof!».

Dans de telles conditions, il est toutefois à peu près inéluctable que l’alternance amène le Parti Québécois au Pouvoir. Mais ça se fera sans enthousiasme et sans beaucoup d’espoir.

Pourquoi, me direz-vous? Parce que j’appréhende qu’à la suite du Congrès qui aura lieu au printemps, le parti que j’ai représenté pendant 25 ans à l’Assemblée nationale ne soit pas en mesure de faire les virages qui s’imposent et de mettre au rancart le vieil atavisme étatiste qui l’afflige depuis sa fondation.

Je connais très bien le fonctionnement des congrès du PQ, ayant participé à presque tous en quarante ans. Les militants vont donc examiner (très studieusement d’ailleurs) et adopter un lourd catalogue de propositions, toutes qualifiées il va sans dire de «progressistes», et don l’application aura sans aucun doute pour effet d’élargir le rôle de l’État dans nos vies.

Je voudrais bien me tromper, mais je crains que, lors de ce congrès, le PQ renonce à envisager des réponses adéquates aux questions préoccupantes et incontournables sur la dette publique (225 milliards de dollars!), l’ampleur des déficits budgétaires, la lourdeur de la fiscalité, l’empilement de politiques et de programmes étatiques dont les coûts dépassent nos moyens depuis des décennies, le gouffre financier de la santé couplé à une détérioration constante des services, les blocages et les nuisances multiples (sous la forme, par exemple, de moratoires ineptes) qui entravent la création de richesse, la dépendance honteuse de l’État québécois envers le régime de BS fédéral (8,5 milliards de péréquation provenant pour l’essentiel de l’Alberta), une réforme de l’éducation qui confine au désastre, un échec patent en matière d’intégration des immigrants, un quota annuel trop élevé d’immigrants reçus, un cours d’Éthique et de Culture religieuse qui constitue une agression délibérée de la technostructure contre notre substance identitaire, une langue et une culture nationales de plus en plus bafouées.

Je ne dis pas qu’il n’y a aucun militant du PQ qui soit conscient du naufrage en cours. Mais comme le congrès sera sous la domination de l’aile gauche du parti (ce fut presque toujours le cas), on peut être certain qu’elle va tuer dans l’œuf toute tentative de jeter un regard neuf sur toutes questions énumérées plus haut. Il suffira de rendre honteux les militants en leur faisant prendre conscience qu’ils sont en train de «virer à droite». Accusation toujours efficace et qui paralyse tous ceux qui, depuis des décennies, s’enorgueillissent d’être des «progressistes». Au PQ, dire à un militant que sa proposition n’est pas «progressiste» a pour effet immédiat de la mettre au rancart.

Par conséquent, l’arrivée au Pouvoir du PQ avec Pauline Marois comme Première Ministre ne fera pas disparaître le discrédit populaire qui affecte l’action politique. Le peuple va continuer de ne plus faire confiance à la classe politique. Et il va persister à se conduire de façon paradoxale, se scandalisant de la situation financière désastreuse de l’État québécois tout en réclamant l’intervention du gouvernement pour tout problème qui l’accable.

Pourquoi pensez-vous que François Legault tarde tant à rendre public son manifeste. Parce que s’il est trop «brutal», trop «sans ménagement», avec son diagnostic et les mesures inévitables et douloureuses qui en découlent, il devine sans doute que sa cote de popularité (très élevée quand il est muet) va dégringoler.

Les Québécois, souffrant d’une forte addiction à l’État, vont probablement adhérer à son diagnostic (même s’il est d’une franchise rebutante), mais ils vont sans doute se rebiffer et se braquer face aux solutions «lancinantes et pénibles» qui y sont rattachées.

Suis-je trop pessimiste? J’aimerais bien me tromper. Mais une idée très déplaisante ne cesse de me turlupiner : nous nous résignerons à la mise en œuvre d’un vigoureux et rigoureux redressement national que lorsque nous y serons contraints. Pas avant.

Il est quand même …ironique que ce qui empêche cette contrainte de surgir, ce soit cette transfusion monétaire annuelle du bon Samaritain albertain. Si nous ne pouvions pas compter sur ce «fixe» de 8,5 milliards (c’est une dose coûteuse), nous serions bien obligés de passer à la désintox. Et d’entreprendre de nous sortir du cul-de-sac dans lequel (comme la Grèce, l’Irlande et bien d’autres) nous sommes enfermés.

Jacques Brassard

18 commentaires:

Simon Leduc a dit…

Je partage le même constat que vous faites du Québec et du fait que le PQ ne fera rien pour changer les choses.

Martin Coiteux a dit…

Je ne sais si ce billet est pessimiste ou réaliste mais en tous les cas, il pose le problème avec grande acuité. J'ose espérer que le mouvement qui pourrait prochainement naître autour de François Legault aidera à faire avancer le Québec dans la bonne direction. Permettez-moi, si vous le voulez bien, de partager avec vos lecteurs ce billet traitant en partie du posibole mouvement de François Legault et que j'ai écrit sur un ton plus optimiste (en espérant ne pas être irréaliste):

http://martincoiteux.blogspot.com/2011/01/coalition-et-coalitions-de-michael.html

Salutations cordiales.

Anonyme a dit…

Le mythe du Québec pauvre (10)

http://www.vigile.net/Le-mythe-du-Quebec-pauvre-10

L’Ontario a un déficit, per capita, 4 fois et demi plus élevé que le Québec, l’Alberta 4 fois aussi et les USA, rien de moins que 12 fois !
Le Gouvernement du Québec a une dette nette inférieure à un tiers du PIB du Québec, à des années-lumière du 5e rang que Bachand a inventé de toute pièce pour faire peur au monde.
Si le Québec était un État américain, il serait aujourd’hui au 17e rang du PIB, 3000 piasses devant la Florida. La Florida, qui fait tant saliver nos Elvis, où 14% de la population mange grâce aux Food Stamps de l’Uncle Sam
Si le Québec était un État américain, il aurait le 9e plus bas taux de chômage. La ville de Québec a le plus bas taux du continent ! Et El Centro, en Californie, le plus élevé.
Si le Québec était un État américain, il aurait le plus haut salaire minimum. Et le 5e plus haut en Amérique du Nord sur 64 États
42% des Québécois ne paient pas d’impot, mais 43% des Ontariens itou !!!
Le Québec a l’une des plus hautes espérances de vie du continent, 3 ans de plus qu’aux Zétats, 7 ans de plus qu’au Mississipi.
Loin de vivre sur la péréquation de l’Alberta, le Québec s’est fait saigner de 66 milliards entre 2000 et 2007
Loin de se vider, la population ne cesse de croître ; 81,000 cette année ! Plus d’Albertains sont venus s’établir au Québec en 2010 que de Québécois sont allés en Alberta

pasdedentier a dit…

Pourquoi serions nous différents des Irlandais et des Grecs, pour ne nommer que ceux-ci ? Leurs politiciens ont manqué totalement de courage politique quand ils faisaient déficit après déficit, augmentaient les programmes sociaux etc jusqu'à ce que les prêteurs exigent des mesures draconiennes comme condition préalable au refinancement de leur dette.

Triste constat de la nature humaine, mais je crois que nous aussi aurons à frapper le mur avant que nos politiciens agissent. Mais la faute est la nôtre, nous avons toujours les politiciens que nous méritons.

Martin Coiteux a dit…

@Anonyme citant Jacques Noël:

Quel auteur extraordinaire vous avez trouvé pour éviter d'utiliser votre propre jugement! Puisque vous semblez être un lecteur de Vigile.net, je vous invite à lire aussi ceci:

http://www.vigile.net/Jacques-Noel-et-Stephane-Dion-meme

Et si cela réussit à semer en vous au moins un petit doute (ce qui requiert une dose d'humilité et de l'ouverture d'esprit), je vous invite aussi à vous instruire sur la dette du Québec en lisant ceci:

http://martincoiteux.blogspot.com/2011/01/dette-publique-la-gauche-solidaire-sera.html

Ça ne servira peut-être à rien mais au moins, j'aurai essayé de faire oeuvre utile.

Anonyme a dit…

Le Montréal du savoir et les régions-ressources : le dream team économique du 21e

http://www.vigile.net/Le-mythe-du-Quebec-pauvre-9

Avec quatre universités à Montréal, avec l’aéronautique, le génie-conseil, les bios et l’informatique, le Québec jouit d’une solide économie du savoir, une économie moderne du 21 siècle. La ville de Québec a plus d’un chercheur par 100 habitants (ce qui est beaucoup) et dans les tests PISA, nos enfants sont 4e au monde en maths, juste derrière la triade chinoise. Bref, le Québec est dans le siège du conducteur côté savoir.

Mais il a en plus toute une gamme de métaux, éparpillés sur son énorme territoire grand comme le Portugal, l’Espagne, la France, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas réunis, qui lui donne aussi une économie des ressources qu’on a beaucoup sous-estimées jusqu’à maintenant et surtout, surtout, mal exploitées, tellement mal exploitées (on ne fait que le réaliser, grâce au scandale des gaz de schiste et de l’eau).

Le Québec a le mix de rêve, le dream team économique qui va propulser le "pauvre Québec" de notre droite misérabiliste parmi les pays les plus riches de la terre d’ici 10 ans.

Si vous pensez que je fabule, pensez à Dubai il y a 10 ans, à l’Irlande il y a 15 ans et à la Norvège il y a 20 ans. Et qui aurait gagé sur Québec il y a quelques années ? Qui aurait pensé que la petite capitale provinciale d’André Arthur aurait aujourd’hui le plus bas taux de chômage du continent ?

My Québec is rich. Enfin, il va l’être bientôt. Dites-vous que c’est ici que vous aurez entendu parler pour la première fois du dream team économique.

Anonyme a dit…

Le Québec a des atouts. Beaucoup de savoir-faire et des ressources naturelles.

Mais il doit s'attaquer aux déficits et à la dénatalité. Surtout promouvoir un culture de la vie. Abandonner la culture de la mort.

Mais les partis politiques sont tous anti-vie, le problème restera non résolus... La spirale d'un Québec et d'un Canada en déclin continuera à s'amplifier...

Francois D. a dit…

Bonjour M. Brassard,

Je ne crois pas que vous êtes pessimiste. Par contre je peux vous dire que je suis très inquiet pour l'avenir. Avec toutes les dettes des gouvernements à tous les niveaux, il ne faut pas oublier que nous sommes seulement 40% des québécois à payer plus de 80% des impôts.

Anonyme a dit…

Le domaine Sagard, du Maitre de Jean Charest et de Nicolas Sarkozy, et sans doute de nombreux autres…….

http://grandslabours.blogspot.com/2010/11/le-domaine-du-maitre.html

Anonyme a dit…

Après s’être débarrassée de Mario, après qu’elle eut refermé la porte des chiottes sur Jean Charest, après avoir été bientôt élue, peut-être, à la tête d’un gouvernement, vous croyez que Pauline Marois serait subitement incapable de lire les sondages ? Vous croyez donc qu’elle serait incapable, chef du P.Q. et surtout chef de gouvernement, de remettre à sa place l’étatisme du P.Q. ? Ah ben. Méchant blabla.

Allez-vous vous joindre à Michel Villeneuve, discuter jusqu’à la retraite de la composition du troisième trio et de qui va tenir le goal demain, pis après demain, pis après-après demain, avant, pendant et après le match des zétoiles …

Je vous aime bien Jacques Brassard. Je suis si rarement en désaccord avec vous.

Jacques Brassard a dit…

à l'anonyme qui me traite de blablateux et qui me conseille d'aller à l'émission de Michel Villeneuve blablater sur la composition du troisième trio, je dis ceci:
Nom de Dieu! vous avez réussi à percer mon plus intime secret: devenir gérant d'estrade à la télé! Avant, je rêvais de participer à L'Attaque à Cinq de Jean Pagée. Maintenant, Le Match de Michel Villeneuve me conviendrait très bien.Mais pourquoi diantre voulez-vous me contraindre, courageux anonyme, à ne placoter que sur le troisièeme trio? J'ai aussi des choses à dire (et de très profondes)sur les deux premiers trios! Je vous trouve bien cheap de m'interdire d'en causer!
Je me méfie des gens qui méprisent le sport et ceux qui l'aiment. Ils sont généralement trop sérieux et ennuyeux (comme les écolos). Car le sport, comme le rire, la parole, l'art et le désir de transcendance,est un trait spécifique de l'espèece humaine.
Et puis, c'est quoi cette manie de signer:anonyme?
Jacques Brassard

Anonyme a dit…

« Je voudrais bien me tromper, mais je crains que, lors de ce congrès, le PQ renonce à envisager des réponses adéquates aux questions préoccupantes et incontournables sur la dette publique »

Est-ce qu’un congrès lie le chef du parti au même degré qu’un chef de gouvernement ?

Je vous lis toujours avec plaisir. Et vous êtes de très loin le moins blablateux de tous les blogeurs. En fait, vous n’êtes pas blablateux du tout. Cependant, il arrive à tous les joueurs d’échapper une rondelle…

Et puis, que Michel Villeneuve aille au diable. Votre place n’est pas là. Gardez vos secrets. Votre tir est précis. Gardez-le.

Martin a dit…

Je partage le point de vue de votre article lucide. Je crois depuis des lustres que le Québec bougera pour se sortir de son marasme financier que lorsque le syndic sonnera à la porte, que lorsque les agences de cotations nous descendrons à des niveaux Grecs. La classe politique est prisonnière du monstre bureaucratique qu'elle a créée et surtout ce monstre est maintenant détaché du politique. Il est devenu au fil des années une entité propre qui se nourrie d'elle même en dictant au politique son menu. Parallèlement, le politique n'ose pas remettre en question son obésité ni sa boulimie de peur de se faire mordre par ses chiens de garde syndicaux. Pour ma part, j'ai totalement perdu espoir que les choses changeront et j'attends patiemment que le syndic frappe à la porte car ce moment va arriver, peu importe ce que la gauche aux lunettes roses ou les alliances sociales syndicales peuvent essayer de nous faire croire. La faillite est inévitable et cette faillite ne sera pas que financière, elle sera sociale aussi. Tout comme n'importe quel addict, nous allons devoir toucher le fond du baril et ca va faire mal.

Conservateur québécois a dit…

Vous avez raison: il ne faut rien espérer du PQ.Ce dernier va nous arriver encore avec des mesures étatistes, de la bureaucratie, de nouvelles taxes, etc. Que peut-on attendre d'un parti noyauté par d'anciens journalistes de radio-canada et par des syndicalistes ? Rien.Je le dis depuis longtemps: il faudra attendre le FMI, ou une hausse drastique des taux d'intérêt, ou la faillite avant d'agir. Notre classe politique n'a pas le courage de prendre les décisions qui s'imposent. Et la population, comme vous dites, est accrochée aux mamelles de l'État. De plus, il y a encore des marges de manoeuvres: suffit d'augmenter la TVQ de 1 % par année ! D'ici 10 ans, je prévois une TVQ
à 20 %. Et à 40 % d'ici 20 ans ! Et je suis sérieux. La population veut des "services" (bas de gamme) nous disent les grands pontes du PQ et du PLQ. Alors payez "bandes de caves"...Quant à F.Legault, peut-être est-il conscient que la gauche journalistique, syndicale et universitaire l'attend de pied ferme pour le discréditer et le démoniser.

Anonyme a dit…

Le quêteux en chef Gilles Duceppe...

The Bloc Québécois is threatening to spark an election if the forthcoming Conservative budget does not include a $5-billion compensation package for Quebec

http://www.theglobeandmail.com/news/politics/bloc-to-tories-give-quebec-5-billion-or-lose-budget-support/article1883715/


Un Colisée de quêteux. C'est parfait, pas de problème sinon que selon cette logique, c'est toute la société québécoise qui est une société de quêteux

http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/rejean-tremblay/201009/13/01-4315270-un-colisee-de-queteux-pour-une-societe-de-queteux.php

Anonyme a dit…

Des $8.5MM, le Québec ne reçoit qu'un milliard provenant de l'Alberta. Le Québec peut se passer de ce petit milliard. Personnellement je leur retournerais le chèque pour fermer la gueule à ces très chers Québécois qui pleurent sans relâche le sort de l'Alberta et ce petit milliard envolé vers leur province.

Sébas a dit…

Très bonne analyse M. Brassard !
Vraiment très bon!

***

@ Tous ceux qui répètent cette phrase sans réfléchir:

"On a les gouvernements qu'on mérite"

Je réponds:

"On a les gouvernements que les faiseurs d'images et les médias pensent que nous méritons."

Ce sont presque entièrement eux ET uniquement eux qui font et défont les réputations de nos élus.

Vous devriez étudier les auteurs (Edward Bernays, le "père de la propagande", par exemple), qui expliquent en détails comment les "experts" s'y prennent pour manipuler l'opinion publique dans tous les sens. Ils sont TRÈS présents et TRÈS puissants, justement parce que beaucoup de monde pense *qu'eux* ne se font pas influencer ou parce qu'ils pensent que les manipulateurs ne sont pas si influents que ça.

p.s.
"Influence communication" (une réputée entreprise d'ici ), parle du "poids média" et de son influence sur la popularité des politiciens. Plus les médias parlent d'un politicien, plus cela AUGMENTE sa popularité.

Par exemple:

"Labeaume représente 89 % du poids média

Régis Labeaume a monopolisé presque toute l’attention des médias de la capitale nationale en septembre parmi les trois candidats à l’élection.

Selon les données d’Influence Communication, le maire de Québec a recueilli 89,3 % du poids médiatique, comparativement à 9,4 % pour Yonnel Bonaventure, du Défi Vert, et 1,3 % pour Langis D. Harvey.

« Aussi bien dire que c’est une course monolithique parce qu’il n’y a qu’un candidat dont on parle dans les médias, les autres n’existent à peu près pas. Ce n’est pas surprenant, mais en même temps, c’est très révélateur… », a analysé Jean-François Dumas, président d’Influence Communication."


http://lejournaldequebec.canoe.ca/journaldequebec/politique/municipale/archives/2009/09/20090929-205156.html

Joe a dit…

Plusieurs point intéressant sont révélés içi. Le PQ a des difficultés énorme, compte tenu des difficultés du PQ et de l'ADQ. La remise en question profonde risque d'attendre.

"constitue une agression délibérée de la technostructure contre notre substance identitaire,"

Croyez-vous que l'État devrait pourvoir à l'enseignement de la religion dans la population comme le font certains pays musulmans?