mardi 24 juillet 2012

LE PEUPLE INVENTÉ


                                                   

Vous souvenez-vous de l’émoi et de l’indignation provoqués, au sein de la gauche politique et intello-médiatique, par une déclaration de Newt Gingrich, alors candidat à la primaire républicaine et ancien président de la Chambre des Représentants, déclaration qualifiant les Palestiniens de «peuple inventé».

Comment ce conservateur américain pouvait-il oser écorner l’aura et entacher la réputation du peuple considéré par toute la gauche occidentale comme l’archétype du Peuple-Victime par excellence? Quelle bassesse! Quelle ignominie! N’est-ce pas?

En fait, il n’a fait que dire la vérité. Le peuple palestinien est en effet un peuple d’invention récente.

Pour vous en convaincre, il vous suffit, à moins que vous suffoquiez tellement de rage devant cet énoncé que vous en soyez incapables, de lire un livre fort éclairant de David Horowitz et de Guy Millière intitulé : Comment le Peuple Palestinien fut Inventé.

«Depuis trop longtemps, écrit Guy Millière en introduction, les faits historiques les plus élémentaires concernant le Proche-Orient sont laissés de côté : ils sont ici rappelés avec simplicité et vigueur.»

Le premier fait qu’il faut rappeler est le suivant : les Juifs ont toujours vécu dans cette région du monde. Depuis plus de 3000 ans, très certainement. Ils y ont créé un royaume, un pays, le Royaume d’Israël. Ce dernier fut il est vrai anéanti par les Romains en l’an 70 de l’ère chrétienne. Il y a eu certes dispersion (la diaspora) tout autour de la Méditerranée, mais il y a toujours eu, à travers les siècles, une présence juive significative dans leur antique patrie et dans leur ville sainte, Jérusalem.

Et les Arabes, eux? Ils sont arrivés au VIIe siècle et se sont installés sur le même territoire que les Juifs. Mais aucun État palestinien n’a été créé. Cette région fut tout à tour soumise et dominée par les Byzantins, puis par les Arabo-musulmans, puis par les Turcs Ottomans, et enfin, au lendemain de la Première Guerre Mondiale, par les Britanniques.

Ce sont d’ailleurs les Britanniques qui se sont vus confier par la Société des Nations le mandat visant à faire renaître un «Foyer National Juif».

À partir de là, beaucoup de Juifs venant du monde entier sont retournés dans leur patrie. Ils ont légalement acquis des terres et les ont développées (la spoliation des terres par les Juifs est un des nombreux mensonges historiques forgés dans ce coin du monde).

Fait remarquable, note David Horowitz, «les immigrants juifs ont apporté le développement industriel et agricole et attiré des gens en quête de travail». Et ces gens étaient des Arabes qui venaient des pays  environnants : Liban, Syrie, Égypte, future Jordanie.

Car, avant même la création de l’État d’Israël, un nouvel État arabe fut créé sur plus de 80% du territoire sous mandat britannique (tout le territoire à l’est du Jourdain). Il s’est d’abord appelé Transjordanie, puis Jordanie, et la direction du nouvel État fut confiée à la dynastie hachémite. Et c’était en fait un État palestinien.

En 1948, enfin, les Nations Unies adoptent un plan de partition pour le reste du territoire. «Les Arabes, écrit Horowitz, se sont vus attribuer les terres juives anciennes de Judée et de Samarie— aujourd’hui plus communément appelées Cisjordanie. Les Juifs ont reçu trois rubans de  terre coupés les uns des autres, situés au bord de la Méditerranée, et le désert du Néguev. Ils se sont vus accorder  l’accès la ville de Jérusalem.»

Sur le futur territoire d’Israël, il y avait un million deux cent mille Juifs et huit cent mille Arabes.

On connait la suite : les pays arabes voisins (Égypte, Syrie, Jordanie, Irak) ont refusé ce partage et leurs armées se sont ébranlées en vue d’anéantir l’État naissant d’Israël. Mais, à la surprise du monde entier, les armées arabes furent repoussées et vaincues.

L’État d’Israël était né. Mais aucun État palestinien n’apparut. Et personne n’en réclamait la création.

«En 1950, la Jordanie a annexé la totalité de la Judée-Samarie (Cisjordanie) et l’Égypte a annexé Gaza, sans protestation de qui que ce soit.»

Dès lors, la question des réfugiés est apparue.

D’abord, 600,000 Juifs, chassés de leurs terres par les États arabes  du Proche-Orient et d’Afrique du Nord, ont été majoritairement accueillis en Israël. L’établissement de cet afflux d’immigrants expulsés s’est fait sans aucun financement de l’ONU.

Par ailleurs, des centaines de milliers d’Arabes (de 4 à 500,000) ont quitté le territoire du nouvel État, suivant en cela les consignes des armées arabes. On leur disait qu’il s’agissait d’un départ temporaire, le temps de faire disparaître l’État d’Israël. Ce qui n’est jamais survenu. Tous ces «fuyards temporaires» se sont vus aussitôt accorder par l’ONU le statut de réfugiés. Et on a créé en 1950 un organisme spécifique, l’UNRWA (United Nations Relief and Works Agency), chargé de fournir aide et assistance aux «réfugiés palestiniens». Le budget de cette agence onusienne, financé par des gouvernements surtout occidentaux (les États-Unis sont le principal bailleur de fonds), dépasse les 500 millions annuellement.

Ce statut de «réfugié palestinien» est unique dans le monde entier. Il est transmissible de génération en génération. Enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants, des quelques 500,000 réfugiés de 1948 ont acquis le statut à la naissance. Ce singulier statut héréditaire n’existe nulle part ailleurs. Ailleurs, depuis toujours, les réfugiés s’intègrent dans la société d’accueil et leurs descendants sont des citoyens du pays qui les a reçus.

Par conséquent, ces 5 à 600,000 réfugiés, s’étant multipliés, sont maintenant plus de 5 millions. Et le côté surréaliste de  l’affaire, c’est que ces 5 millions de «réfugiés palestiniens»  exigent qu’Israël leur reconnaisse un «droit au retour»! Vous imaginez la situation : le peuple juif d’Israël submergé sous le flot de «réfugiés palestiniens» qui carburent depuis des décennies à la haine des Juifs et qui n’ont qu’une obsession, «rayer Israël de la carte».

D’ailleurs, depuis la naissance d’Israël, l’objectif des pays arabo-musulmans a toujours été d’anéantir l’État d’Israël.

En 1967, les armées arabes se lancent de nouveau à l’assaut d’Israël. Tsahal leur inflige une raclée et prend le contrôle de la bande de Gaza, du Sinaï, de la Judée-Samarie et du plateau du Golan.

En 1973, les mêmes armées arabes sont encore une fois mises en déroute.

Et la création d’un État palestinien ne fait nullement partie des «buts de guerre» des pays agresseurs.

Ce n’est qu’après ces défaites que le «peuple palestinien»  a été inventé. Sur les conseils du KGB. Les gouvernements arabes de la région se sont laissés convaincre que de maquiller la volonté de détruire Israël en «lutte de libération nationale» serait bien vu en Occident.

Et ils ont eu raison. Les vertueux bien-pensants de la gauche occidentale  se sont empressés de donner leur soutien à un autre peuple «opprimé», sans se soucier le moindrement de la falsification historique qui  était à l’origine de ce changement de cap.

Le «peuple palestinien» était né. Et comme il était engagé dans une «lutte de libération nationale», il fallait, en toute logique, une peuple oppresseur et tyrannique. Ce fut, évidemment, le peuple juif qui, par un singulier retournement des choses, d’agressé se métamorphosa en agresseur.

Toute la gauche occidentale (y incluant les catholiques de gauche, ce qui est proprement scandaleux) adhéra à cette contrefaçon historique bricolée par l’OLP et les États arabes.

Soit que les vertueux bien-pensants de gauche sont sincèrement convaincus que cette falsification historique est une vérité indubitable, et ce sont alors de parfaits idiots utiles; soit ils sont tout à fait conscients que le «peuple palestinien» est une invention toute récente, mais ils jugent cette énorme tromperie indispensable pour masquer leur antisionisme et leur judéophopie. D’après vous, dans quelle catégorie (idiot utile ou antisémite déguisé) doit-on ranger les Gérald Larose, Raymond Gravel, Françoise David, Amir Khadir, Julien Poulin, les présidents de centrales syndicales et bien des politiciens de gauche de chez nous?

Laissons la parole, en conclusion de ce billet, aux deux auteurs d’un livre (Comment le Peuple Palestinien fut Inventé) que vous ne vous retrouverez malheureusement pas dans les librairies québécoises (si j’ai pu le lire, c’est grâce à mon libraire d’Alma qui l’a commandé en Europe…et ça a pris trois mois avant de le recevoir), David Horowitz et Guy Millière.

«Le conflit du Proche-Orient, écrit Horowitz, tient à la volonté du monde arabe de détruire Israël, et au refus des pays arabes et des Arabes palestiniens d’accepter l’existence d’Israël. Si les Arabes étaient prêts à reconnaître Israël et à vivre en paix avec lui en tant qu’État du peuple juif, il y aurait sans doute eu, en supplément de la Jordanie, un État arabe palestinien depuis longtemps.»

«Accepter, écrit Guy Millière, la création unilatérale d’un État palestinien judenrein, antisémite, islamique, exaltant le terrorisme, prônant l’annihilation d’Israël, serait une capitulation par laquelle le monde occidental renoncerait à toutes les valeurs qu’il prétend incarner, et créerait les conditions immédiates d’une guerre où il en irait de la survie d’Israël…Ce qui devrait préoccuper les dirigeants occidentaux aujourd’hui, c’est l’agitation islamiste et les périls qu’elle porte, et c’est la haine anti-israélienne et ce qu’elle signifie de haine anti-occidentale.

L’apaisement  et la lâcheté ne calmeront pas l’agitation islamiste. La complaisance vis-à-vis de la haine anti-israélienne n’empêchera pas celle-ci d’être ce qu’elle est. Abandonner Israël serait abandonné infiniment plus qu’Israël.

Gaza, sous l’autorité du Hamas, est déjà un quasi-État terroriste. Créer un État terroriste en Judée-Samarie serait un crime contre Israël et contre la civilisation occidentale elle-même.»

Que dire de plus?



Jacques Brassard










23 commentaires:

honorable a dit…

Très bonne description des faits sur le terrain. Certains reprochent aux Palestiniens de n'avoir jamais rien inventé: un contraste énorme avec leurs frères juifs. Jamais plus on ne pourra dire que les Palestiniens n'ont jamais rien inventé: ils se sont inventés eux-mêmes!

En cela, ils ont cependant été largement inspirés par leurs frères juifs. En effet, avant 1930, ce sont les Juifs de Palestine qui se nommaient eux-mêmes "Palestiniens", pour se distinguer des Arabes de Judée, de Samarie, de Galilée et de Gaza, qui se nommaient eux-mêmes "arabes", mais jamais "Palestiniens".

Félicitations aux Palestiniens pour avoir inventé quelque chose (1), même s'il s'agit en fait d'un emprunt fait à leurs frères juifs de Palestine.

Prochaine étape: invention de quelque chose d'utile? C'est la grâce que je souhaite aux Palestiniens.

(1) Je suis injuste. Je crois que la prise d'otage d'avion (plane highjacking) est une invention paletinienne. Mais cela reste à vérifier. Quant à l'attentat-massacre, dit pudiquement "attentat-suicide", il n'a pas été inventé par les Palestiniens, mais on peut dire qu'ils ont tellement bien "développé" et diffusé la chose qu'ils méritent presqu'une place ex aequo d'inventeur...

honorable a dit…

L'invention du peuple palestinien, invention récente, nous rappelle une autre invention récente: celle du peuple québécois. En fait, l'invention du peuple québécois, avec son "assemblée nationale", sa "capitale nationale" et ses "parcs nationaux du Québec" est plus récente que celle du peuple palestinien.

En effet, si c'est pendant les années 30 que l'invention du peuple palestinien s'est amorcée, selon les mêmes critères, on dira sans doute que l'invention du peuple québécois s'est amorcée 30 ans plus tard, dans les années 60.

Des arabes vivant en Palestine sont devenus des Palestiniens. De même, des Canadiens-Français vivant au Québec sont devenus des Québécois.

Conservateur québécois a dit…

Excellente analyse. Le peuple palestinien est une pure invention du bloc communiste de l'époque pour miner la présence de l'Occident dans cette région. Israel est la terre des Juifs. La Judée-Samarie appartient aux Juifs. L'antisionisme de bien des Québécois (de gauche surtout) est en fait de l'antisémitisme. Et ça, on ne l'entendra pas dans nos médias capitulards de gauche.

Anonyme a dit…

FASCINANT, merci

Québécois a dit…

Merci mille fois pour ce billet.
Vous êtes une des seules personnes publiques que je connais au Québec qui a l'honnêteté de présenter ces réflexions. Les québécois sont tellement ignorant de l'histoire du monde (et aussi de leur propre pays)qu'ils acceptent n'importe quelle idée présentée par les médias et/ou la gauche politique (qui savent très bien comment jouer sur les émotions de ceux-ci).
Je crois aussi que cela cache beaucoup d'antisémitisme de la part de notre "bon peuple". Les québécois sont tellement "brainwashers" qu'ils en sont rendus à préférer des terroristes et des dictatures qui éduquent leurs enfants dans la haine des juifs dès l'école primaire plutôt qu'un peuple qui respecte la vie et la démocratie et qui lutte pour sa survie depuis la création de leur pays.
Faut quand même le faire...

jh a dit…

Je suis né dans ce quart de la Planète qu'on appelle Occident. Mais suis-je Occidental? Suis-je Canadien? Suis-je seulement Québécois? Suis-je même Almatois? Cette femme là-bas qui passe derrière le mur à Jérusalem est-elle véritablement Palestinienne? Et ce petit garçon qui l'observe depuis l'autre côté est-il sans conteste juif? Dans quelle mesure son être, dans sa réalité la plus naturelle, se considère-t-il ainsi?

L'homme s'identifie au groupe qui le protège, car il a peur. Or, c'est son protecteur qui lui a appris cette peur. L'humanité a ainsi accouché d'un cauchemar sans nulle autre réalité que sa réciprocité: «Il n'y a rien, mais quelqu'un pourrait encore y croire...» On estime que l'autre sera aujourd'hui le même qu'hier, car nous manquons de courage, nullement le courage de se battre ou de résister mais celui de s'attacher à comprendre ce monde avec un esprit neuf. L'homme est créateur, quand bien même il essaie de reproduire. Voilà pourquoi il n'a rien à craindre.

Nicole Mercier a dit…

Merci de nous informer sur ce qui se passe entre les palestiniens et Israel. Je suis toujours interloquée de me rendre compte à quel point on déteste ce peuple. Moi, je les aime et je souhaite qu'ils puissent vivre en paix dans cette partie du monde.

Anonyme a dit…

Pour les musulmans du monde entier l'État d'Israël est une blessure à la fois "physique" et narcissique. Physique, parce que le territoire d'Israël brise la continuité territoriale des états islamiques, narcissique, parce que cet État minuscule a pu naître et durer malgré la volonté et le rejet unanime et violent des musulmans.

Les musulmans ne comprennent pas pourquoi Allah a choisi de les humilier en permettant à ses ennemis les juifs de sortir victorieux de toutes les batailles. Seule explication: les musulmans se sont éloignés de l'islam et se sont occidentalisés. Le retour à l'islam le plus rigoriste, celui des frères musulmans et des salafistes est la seule façon de regagner l'approbation d'Allah, condition essentielle à la victoire finale.

Le Hamas qui est une excroissance des frères musulmans d'Égypte, a depuis longtemps délaissé la cause palestinienne, il n'y croit simplement pas et en cela il est tout à fait en accord avec le concept de peuple inventé. Ses arguments toutefois sont différents, pour lui il n'y a pas de palestiniens, d'égyptiens, de syriens, d'irakiens, de pakistanais, d'indonésiens, etc. Il y a seulement des musulmans qui font partie d'une seule nation, la oumma islamique. Et c'est au nom de cette oumma qui ignore les identités historiques et culturelles, que le Hamas compte détruire Israël.

L'antisionisme des musulmans est une façade de plus en plus transparente, elle ne cache plus l'antisémitisme ou plutôt la haine des juifs, laquelle est d'origine religieuse et non raciale.

J'en veux pour preuve le slogan que tous les musulmans parlant arabe répètent inlassablement dans les manifestations contre Israël (à Gaza comme à Montréal): Khaybar Khaybar Ô les juifs! L'armée de Mohammed est de retour!(la bataille de Khaybar où Mahomet et son armée ont massacré une tribu juive).

Car c'est bien de cela qu'il s'agit, le conflit israélo-arabe s'est transformé ou plutôt a acquis son caractère final, celui d'une guerre de religion opposant les musulmans aux juifs.

Hélios d'Alexandrie

Anonyme a dit…

Merci M. Brassard de dire la vérité.
Vous êtes courageux et lucide. Moi aussi, je lis Guy Millière assez souvent: quelqu'un qui a les deux pieds sur terre celui-là.
Gigi

Anonyme a dit…

Voilà qui est vrai et qui ne peut être vraiment publicisé de crainte que son auteur soit voué aux gémonies par les habitants d'une fange infecte de beaux parleurs.

jeffrysimon a dit…

Bravo Jacques Brassard pour cette leçon d'histoire si bien vulgarisé! Un Jeannois informé en vaut deux, si tout le Québec pouvait vous lire; ce serait encore mieux. Merci. de Jean-François Simard.

Anonyme a dit…

Une définition de la notion de nation serait de mise ici.

1. Conception objective de la nation également appelée conception ethnoculturelle ou encore conception allemande de la nation. Pour déterminer l'appartenance nationale, le juriste allemand Heinrich von Treitschke recommandait de manière très positiviste de ne prendre en compte que des éléments "objectifs", tels que la langue, la religion, la géographie ou l'ethnie. Selon cette approche, la nation était définie comme un groupement naturel auquel l'histoire conférait des traits objectivement spécifiques. Il ressortait donc que l'on ne pouvait par exemple devenir allemand : on l'était de naissance ou on ne l'était pas ("On est québécois ou ben on l'est pas" comme le chantait Diane Dufresne).

2. On peut y opposer une conception contractualiste, dite également subjective, et traduisant une "grande solidarité", celle de la communauté rassemblée sur un même territoire et partageant un égal "désir de vivre ensemble". Une nation est donc un ensemble de citoyens réunis par un même consentement, soucieux de forger un avenir commun et d'assumer collectivement un patrimoine d'épreuves historiques, de souffrances et de titres de gloire.

M. Brassard utilise la première définition afin de refuser aux Palestiniens le droit d'être ou d'exister. C'est la manière allemande.

Il serait plus juste d'utiliser la deuxième définition, celle qui fait consensus. C'est celle que l'on devrait utiliser autant pour les palestiniens que pour les québécois. C'est la manière civilisée en opposition à la manière barbare, cette dernière définissant un peuple selon son ethnie ou sa religion.

Bref, on invente pas un peuple, on choisit d'appartenir à un peuple, comme on choisit d'être Québecois plutôt que Canadien.

Anonyme a dit…

Serge Belley

Oh combien Monsieur Brassard vous avez raison de remettre le pendule a l'heure. Je suis de tout cœur avec Israël et ce depuis fort longtemps.
C'est Jose Maria Aznar qui a déjà dit que si Israël tombe, nous tomberons tous.

Jonathan B. a dit…

Ce qui est plus troublant est que l’ante-sémitisme est présent partout en Occident. Ce n'est plus juste les Palestiniens qui sont en guerre contre Israël, mais toute la gauche politique occidentale. Dans un tel contexte, il est difficile pour les Israéliens de se sentir en sécurité pour éventuellement baisser les armes et discuter d'un accord de paix.

Anonyme a dit…

Wafa Sultan - Le Problème c'est l'islam - YouTube

http://www.youtube.com/watch?v=RFN8ahYN1b0

Anonyme a dit…

Le maire du Saguenay, Jean Tremblay, dénonce la tentative de Benhabib d'imposer ses règles aux québécois

http://www.cqv.qc.ca/fr/le-maire-du-saguenay-jean-tremblay-denonce-la-tentative-de-benhabib-dimposer-ses-regles-aux-quebecoi

zarmagh a dit…

Les Palestiniens ne sont pas autre chose que des Jordaniens, des Syriens et des Libanais, mais nous soignons l’idée d’un peuple palestinien pour des raisons de tactique globale.
(Zuheir Muhsin) Chef militaire de l’OLP au quotidien Dutch Daily Trouw. Mars 1977.

Anonyme a dit…

Guy Millière: Juste Ciel! Europalestine m'a démasqué!
http://www.dreuz.info/2012/08/juste-ciel-europalestine-ma-demasque/

Anonyme a dit…

http://www.dreuz.info/2012/08/lamerique-et-le-monde-ont-besoin-du-batman/

Anonyme a dit…

Wafa Sultan, Je n’ai aucun espoir à l’égard de l’islam
http://sultanwafa.wordpress.com/tag/wafa-sultan-lessentiel/

Super! Dr. Wafa Sultan exposes Islamic values with Sheikh Omar Bakri Muhammad
http://www.mrctv.org/videos/dr-wafa-sultan-exposes-islamic-values-sheikh-omar-bakri-muhammad

Anonyme a dit…

Vraiement bien ce Guy Millière, merci à vous de me l'avoir présenté!

Ses vidéos sont trop instructives, faut les visionner 2 fois.

dc0dr a dit…

Je termine le livre. Vous en avez fait un excellent survol. Ce qui m'a frappé c'est le cynisme d'Arafat qui se permet d'utiliser le terme "droit au retour" utilisé par les Juifs pour demander un refuge après la Shoah. En plus, il se permettait de réclamer ce droit à dix fois plus de "Palestiniens" qu'il n'en existait réellement, question de submerger Israël. Quelle crapule ! Merci pour cette excellente suggestion.

Anonyme a dit…

Bonjour, je suis entièrement d’accord avec tout çà. Je ne fais pas de politique. Je ne suis pas juif, mais protestant. Je suis professeur de musique, et j’enseigne depuis plus de trente ans. L’histoire de la musique en fait partie. La falsification et le mensonge historique, ça me connait. Rien que la musique et son histoire, l’histoire de l’art, l’histoire religieuse, l’évolution de la société occidentale, est basée sur la foi chrétienne, et Judéo-chrétienne. Même si elle s’est faite avec la guerre et les massacres. La première croisade, (1096), a été déclenchée après presque 500 ans d’invasions arabes depuis l’hégire(622) et les omeyades. Sans compter les autres invasions qui menaçaient l’occident chrétien. Les hérétiques de l’intérieur, menaçaient dangereusement l’ordre et la paix sociale, que l’église avait eu tant de mal à instaurer, et pas seulement « la puissance de l’église » comme nos maîtres d’écoles l’enseigne. La puissance de l’église était d’ordre spirituel. C’est la noblesse qui agissait, avec le consentement de la grande majorité du peuple. Et c’est grâce à l’église, que nous sommes ce que nous sommes aujourd’hui, et bien sûr, des valeurs issues des lumières et du monde moderne, mais la gauche principalement, nie tout cela, faisant partir la civilisation depuis la révolution française, libératrice des peuples. Ce qui est vrai en partie, mais aussi faux. Si la révolution a permis l’accession au monde contemporain et sa modernité, il est aussi vrai que les bases chrétiennes en sont l’origine. Mais la gauche, généralement hâtée et anticléricale, qui constitue un grand nombre de nos enseignants, du lycée à l’université, dis, écris, et enseigne le rejet de nos bases chrétiennes, sous couvert de politiquement et historiquement correct, d’universalisme et de mondialisation. Et dans le lot, bien-sûr, conjuguée avec la haine antichrétienne et anticléricale, la haine des juifs, d’Israël, le nouvel antisémitisme masqué, c’est-à-dire l’antisionisme. Et leurs armes principales, la falsification historique. Mais faire aussi remarquer, que le mensonge historique a aussi son origine à l’époque de la troisième république (1870-1940), ou de nombreux juifs, émancipés par la révolutions françaises, et introduits dans les hautes sphères de l’état, (Gambetta, Ferry, etc..) ont fabriqué une histoire de l’occident, rhétoriquement mensongère, car ils avaient eux aussi la haine de la chrétienté et de l’église. Rappelez-vous Gambetta, « le cléricalisme, voilà l’ennemi ». Mais quoiqu’il en soit, la haine des juifs et d’Israël, est une honte dont nous devrions être pleinement conscients. Dans l’histoire de notre monde, nous avons tous du sang sur les mains. Y compris les chrétiens. Les juifs ont eu deux-milles ans de diaspora, avec la Shoa en prime. Et maintenant, l’antisionisme sur la base de fausses vérités ? Puisque les fours crématoires d’Auschwitz n’ont pas suffi, quel est le programme pour nos frères juifs et Israël ? ..La bombe Atomique.. ?
Hugo Tronchet
Professeur de musique