mardi 26 mars 2013

LA DISSIDENCE DE JACQUES BRASSARD














(Je ne peux m'empêcher de publier les propos élogieux de Guy Millière à mon égard à la suite de la parution de mon livre HÉRÉSIES. J'en suis d'autant plus honoré que Guy Millière est pour ainsi dire un de mes maîtres à penser dont l'oeuvre m'inspire et me stimule.)




9 mars 2013 | Classé dans: Ecolo-totalitarisme,ECONOMIE,Idées | Posté par: Guy Millière



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Je dois le dire, je connaissais, jusqu’à ces derniers temps, peu Jacques Brassard.

Je savais que c’était un homme politique québecois. J’avais lu quelques-uns de ses articles qui m’avaient été transmis en ligne, sur internet, et ils m’avaient paru remarquables de lucidité et, en ces temps où tant d’auteurs écrivent sur un mode asthénique, porteurs d’un style cinglant, incisif, que j’avais apprécié à sa juste valeur.

Le fait que mon prochain livre, L’état à l’étoile jaune*, sorte chez un éditeur français, fin mars, et un peu plus tard en Amérique du Nord chez un éditeur de Montréal qui se trouve éditer aussi Jacques Brassard, m’a incité à me pencher sur un recueil de textes que ce dernier vient de publier, et cela a été une découverte.

Jacques Brassard est de la famille, rare et précieuse, des dissidents : les gens qui osent penser sans se soucier des modes, des conformismes et de la médiocrité ambiante, et qui, dès lors, donnent à penser à ceux qui les lisent et les rendent plus intelligents, plus lucides, plus clairvoyants.

Il est de cette famille de dissidents plus rares et plus précieux encore : les dissidents des sociétés qui prétendent être pluralistes et démocratiques et qui, si on les observe de plus près, ne sont véritablement ni pluralistes ni démocratiques, puisque la connaissance y est largement méprisée.

Je ne l’ai jamais rencontré jusqu’à présent, mais je l’imagine droit, cultivé et, surtout, très courageux, car la droiture et la culture ne suffisent pas pour affronter ce que doivent affronter les dissidents : le courage est absolument indispensable aussi.

Le titre du recueil qu’il publie est Hérésies, et c’est un titre judicieux, car modes, conformismes et médiocrité dans le monde occidental fonctionnent aujourd’hui comme un ensemble de cultes post-religieux hégémoniques qui font que tout vecteur d’une parole différente se trouve traité comme l’étaient les hérétiques et les mal-croyants au Moyen Age.

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Deux thèmes dominent le recueil : la dénonciation des méfaits de l’écologisme, ce néo-communisme qui, au nom de la « nature pure » avance et broie la liberté de choix, la libre entreprise, le droit d’aller et venir librement, et le droit de décider de ce qu’on fait de sa vie, et la critique de l’anti-occidentalisme, ce discours de haine envers les sociétés ouvertes et le capitalisme démocratique qui, tout en versant son fiel sur de multiples objets, s’acharne avec une virulence particulière depuis quelques décennies, sur Israël et le peuple juif.

L’imposture climatique

Traitant de l’écologisme, Brassard parle, ironiquement, de « clergé verdoyant » qui « officie », démonte avec brio ce qu’il appelle « l’imposture climatique », renvoie à leur propre imposture les « mystiques du CO2 », et s’alarme du suicide collectif vers lequel poussent les adeptes du développement zéro. Ses arguments ont l’impeccable rigueur de celui qui a étudié les dossiers scientifiques concernés.

Traitant de l’anti-occidentalisme, il souligne les dangers extrêmes de la haine déversée, explique en quoi la diabolisation d’Israël est une partie intégrante de la diabolisation de la civilisation occidentale elle-même en ce qu’elle a de plus fécond, et montre en quoi et pourquoi la défense de la civilisation occidentale est indissociable de la défense d’Israël : au passage, il réduit à néant le mythe du « Palestinien opprimé », et arrache aux « antisionistes » le masque derrière lequel ils cachent hypocritement leur antisémitisme.

Une trentaine de pages en fin de livre concernent les affrontements politiques au Québec et pourraient être d’un moindre intérêt pour un lecteur français, mais en les lisant, on peut voir que la droite et la gauche, les subterfuges et les arguments spécieux sont partout les mêmes.

Dois-je l’ajouter ? Je conseille sans réserves et avec enthousiasme le livre de Jacques Brassard. Il n’a pas son équivalent de ce côté de l’Atlantique où j’écris, et doit figurer dans la bibliothèque de toute personne entendant vivre les yeux ouverts.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour http://www.dreuz.info/2013/03/la-dissidence-de-jacques-brassard/www.Dreuz.info

Jacques Brassard, Hérésies, Accent grave, 2013, 164p., 22 $ 95 (livre disponible depuis la France sur amazon.ca)












2 commentaires:

Anonyme a dit…

Jacques Brassard est de la famille, rare et précieuse, des dissidents.
Bienvenue dans le club. SVP continuez de dénoncer la dictature du relativisme. Merci à l'avance.

Simard André a dit…

Bravo ,Jacques pour ton livre qui viens de paraître .J'ai bien hâte de l'acheter .Comme je te connais, je doute fort bien qu'à la lecture, je ne pourrai qu'endosser les propos qui sont souvent les miens , mais incapable de les écrire dans un style aussi limpide , articulé et incisif comme toi seul est capable de le faire.
Je tiens aussi à te féliciter pour la belle reconnaissance que M.Guy Millière t'a fait et que tu as bien voulu nous partager sur ton blog .Merci pour le partage. Il faut donner à César ce qui appartient à César.
J'apprécie beaucoup ton blog .Je lis tous tes articles .Je te souhaite toute la santé nécessaire pour que tu puisses encore nous intéresser à ce monde contradictoire , aussi fou qu'artificiel.
Encore félicitations !
André Simard